Henri Badell

Henri Badell

Henri Badell

Ancien directeur d’établissements médico-sociaux publics dans le Haut-Var

Domaines d'expertise

Biographie professionnelle

Ancien directeur d’établissements médico-sociaux publics dans le Haut-Var, Henri Badell est intervenu dans le champ du handicap (IME/Sessad/Esat) et dans celui des personnes âgées (deux Ehpad).

Titulaire d’un DESS de gestion de l’entreprise sociale et du Cafdes, diplômé de l’Ehesp 1999/2000, il intervient régulièrement à l’Ehesp et notamment en qualité de conseiller en parcours de formation pour les élèves directeurs.

En 2022, il a participé en qualité de co-auteur à l’ouvrage édité par les Presses de l’Ehesp : Le métier de directeur d’établissement sanitaire, social et médico-social.

Très engagé dans son action de défense et de promotion des établissements publics sociaux et médico-sociaux, il a siégé en qualité de représentant du Gepso à tous les niveaux de la démocratie en santé (CTS, CRSA et CNS).

Il exerce aujourd’hui le rôle de personnalité qualifiée dans le département des Pyrénées orientales. Toujours en lien avec les D3S, il siège en qualité de personnalité qualifiée à l’instance collégiale du Centre national de gestion ; et accompagne encore les établissements en qualité de consultant spécialisé du médico-social.

Publications récentes

  • Fiche pratique

    La mise en place de la télémédecine en Ehpad

    Rendue incontournable pendant la crise sanitaire du printemps, la télémédecine en France a néanmoins mis du temps à se départir de son aspect expérimental pour s’imposer comme une pratique médicale à part entière. Si elle est définie pour la première fois à l’occasion de la promulgation de la loi n° 2009-879 du 21 juillet 2009, dite « loi HPST » (hôpital, patients, santé, territoires), il faut attendre le 15 septembre 2018 pour voir les actes de téléconsultation entrer dans le droit commun et devenir, de fait, éligibles au remboursement de l’assurance maladie au même titre que les consultations en présentiel. Depuis février 2019, la télé-expertise est également remboursée, accessible notamment aux personnes atteintes d’une affection de longue durée et aux résidents d’Ehpad. Dans ce contexte, et avant l’arrivée du Covid-19, la croissance du volume d’actes réalisés en télémédecine était déjà attendue, avec des prévisions de l’ordre de 500 000 actes en 2019, 1 million en 2020 et 1,3 million à partir de 2021, ainsi que le souligne l’étude d’impact du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) de 2018. De son côté, la stratégie gouvernementale annoncée en septembre 2018, « Ma santé 2022, un engagement collectif », précise : « Désormais reconnue comme un acte médical de droit commun, la télémédecine sera encouragée avec la définition de cibles prioritaires (structures d’exercice coordonné, Ehpad, hôpitaux de proximité) et l’association d’autres professions de santé dans les territoires. » Aujourd’hui, nombre d’appels à projets sont lancés, tant par les agences régionales de santé (ARS) que par les régions (dans le cadre des contrats de plan État-région) ; des appels à projets pour lesquels les Ehpad sont toujours éligibles, le plus souvent dans le cadre de groupements (GCSMS, par exemple). S’inscrire dans un projet de télémédecine ne va cependant pas de soi (manque de moyens humains, médecins libéraux peu intéressés, logiciels difficilement interopérables). Pourtant, on le voit, ce nouvel outil est amené à prendre une place centrale dans les toutes prochaines années. Nous aborderons dans cette fiche le cadre de la télémédecine, les objectifs au sein des établissements, les rôles et articulations des établissements requérants et requis entre eux, et la mise en œuvre de la télémédecine au sein des établissements.

    #ehpad #ntic
  • Fiche pratique

    L’exercice du libre choix du résident en Ehpad

    À la faveur de la montée en puissance des droits des malades et de la démocratie en santé, la question de l’autonomie et de la participation des personnes âgées s’est progressivement imposée dans le champ médico-social et social comme dans le débat public, en donnant davantage de poids à une approche véritablement capacitaire. Au-delà des avancées législatives et réglementaires dans ce domaine, notamment avec la loi n° 2015-1776 du 28 décembre 2015 d’adaptation de la société au vieillissement, la crise du Covid-19 est toutefois venue révéler l’impossibilité d’éviter des tensions éthiques et des arbitrages difficiles pour les équipes ne ménageant pas leur peine pour limiter au maximum les contaminations tout en portant le moins possible atteinte aux droits, aux libertés et aux besoins fondamentaux de lien, de relation et de vie sociale des aînés. La volonté de protection optimale s’est alors souvent transformée, pour les personnes âgées en une forme de privation de libertés, impliquant un vécu où l’isolement, le sentiment d’abandon et d’infantilisation ont dominé. Comment, dans ces conditions, préserver le principe d’un droit au libre choix malgré les contraintes liées au vieillissement pathologique (perte de capacités physiques ou psychiques, etc.) comme au système (mission, organisation, normes, etc.) ? Nous aborderons à travers cette fiche le périmètre du libre choix en Ehpad, puis le cadre de référence, avant d’engager la réflexion sur la façon de changer de paradigme.

    #ehpad
  • Fiche pratique

    L’évolution des missions du psychologue en gérontologie

    La profession de psychologue hospitalier est juridiquement réglementée : celui-ci élabore et met en œuvre des actions préventives, curatives et de recherche auprès des patients et des familles. Il bénéficie pour cela d’une autonomie conférée par les dispositions réglementaires. La profession de psychologue dispose d’un Code de déontologie qui permet une structuration identitaire de la profession. Créé en mars 1996, il a été actualisé en février 2012. Toutefois, non légalisé, il demeure un code éthique indicatif, non opposable juridiquement. L’exercice de la profession est subordonné à l’obtention d’un master 2 ou Dess (diplôme d’études supérieures spécialisées) en psychologie ainsi que l’obligation de s’inscrire sur le répertoire Adeli (Automatisation des listes) de la délégation territoriale de l’agence régionale de santé (ARS) du département où le psychologue exerce (L. n° 2002-303, 4 mars 2002, relative aux droits des malades et à la qualité du système de santé, art. 57). Dans le secteur public, l’emploi est accessible sur titre et par concours sous certaines conditions de recrutement et de formation. Les prérequis sont définis par divers arrêtés relatifs aux titres et diplômes exigibles (A., 1er août 1996 ; A., 22 avr. 2008). Dans les Ehpad publics, le psychologue gérontologue est un cadre fonctionnel qui travaille à l’interface de la direction, des équipes, des familles et des résidents. Il fait partie intégrante de l’équipe de santé de l’Ehpad auprès des médecins, infirmiers et aides-soignants depuis la réforme de la tarification des Ehpad en 1999. Depuis 2003, avec la mise en place de la journée de solidarité envers les personnes âgées, ou les différents plans Alzheimer, les problématiques liées au vieillissement sont régulièrement mises en exergue. Cette préoccupation nationale a conduit au développement de postes de psychologues dans les institutions de gériatrie. Plus récemment, la loi n° 2015-1776 du 28 décembre 2015 d’adaptation de la société au vieillissement et la loi n° 2015-1702 du 21 décembre 2015 de financement de la Sécurité sociale pour 2016 ont généré de nouveaux enjeux. Pour y répondre, le psychologue en gérontologie doit travailler en transversalité et mener différentes missions.

    #accompagnement des publics #résident #ehpad
  • Fiche pratique

    Les outils de l’équilibre mains et pieds

    L’être humain est doté d’outils qui le rendent intelligent et efficient et qui lui donnent toute sa dimension humaine : les organes sensoriels, les mains (le meilleur outil de l’homme) et les pieds, organes essentiels du système locomoteur. Ces outils se mettent en place dès la naissance pour atteindre leur maturité vers 10-12 ans et déclinent, généralement, passé la soixantaine (sauf maladies dégénératives). Les activités proposées dans cette fiche ainsi que celles des fiches 13811 « La prise en compte de la motricité fine des résidents » et 13813 « Mobilité du pied de la personne âgée » forment une unité qui peut se décliner selon le profil des résidents, leurs compétences, et surtout leur volonté d’évoluer aussi positivement que possible. Les activités proposées sont des pratiques douces destinées à renforcer le bien-être et la confiance en soi des résidents. Elles ne remplacent en rien les bilans et séances de rééducation et de soins prodigués par les professions paramédicales. Il convient de garder présent à l’esprit que l’absence d’activités signifiantes accélère la sénescence. Cette absence est souvent porteuse de conflits entre les résidents, entre les résidents et le personnel, mais aussi et surtout source de dépression, voire de syndrome de glissement. Pour conserver sa verticalité, l’être humain doit continuellement adapter son corps à son environnement en fonction des signaux extérieurs reçus par ses différents capteurs sensoriels. L’équilibre est la résultante d’une synergie complexe ; c’est un outil multifactoriel.

    #personne âgée #soins
  • Fiche pratique

    La prise en compte de la motricité fine des résidents

    La main est un outil de manipulation essentiel de la vie quotidienne pour agir tout au long de la journée dans diverses activités qu’il convient de proposer. En fonction des possibilités du résident et de l’Ehpad, il s’agit de faire des choix appropriés. Mais dans chaque situation, il faut avoir une vision de ce qui est possible en prenant en compte l’ensemble des paramètres (lieux, personnels, états de dépendance des résidents, etc.). La main est un organe sensoriel qui permet des perceptions sensorielles fines (tact, chaleur, pression, douleur), un outil, organe d’exécution (préhension) et d’exploration. C’est aussi l’outil essentiel du toucher qui est fondamental dans le développement psychique, cognitif et affectif. La main est une structure dont les fonctions symboliques et mécaniques sont d’une importance considérable. Ces outils se mettent en place dès la naissance pour atteindre leur maturité vers 10-12 ans et déclinent, généralement, passés la soixantaine. Toutefois, la main est un outil exceptionnel : plus on l’utilise, plus on la fait travailler, plus elle est agile et mobilisable bien au-delà de cet âge, tels les pianistes de concert qui continuent de jouer bien après 80 ans.

    #personne âgée #soins
  • Fiche pratique

    Mobilité du pied de la personne âgée

    Le pied permet équilibre, posture et mobilité. Les orteils assurent la stabilité et donc participent à l’équilibre. Le toucher podal est particulièrement vital pour notre autonomie. Ce sens, qui nous permet de percevoir les frottements, pressions, étirements et autres contacts qui s’exercent sur la peau, nous sert à marcher. Pour rester en équilibre, il faut sentir le sol avec ses pieds. La mobilité, la marche, le contact avec le sol construisent et améliorent le rythme cardiaque, la cognition et facilitent les interactions sociales. Avec l’âge, les systèmes responsables de l’équilibre se détériorent, mais ce vieillissement peut être ralenti. Pour ne pas perdre sa coordination à un âge avancé et améliorer l’activité de son cerveau, il est indispensable d’entraîner ses gros orteils. Selon les chercheurs, le cerveau a besoin, pour une bonne coordination spatiale, de recevoir les signaux émis par les récepteurs tactiles situés dans les zones d’appui du pied, en particulier le gros orteil. Avec l’avancée en âge, apparaissent les déformations des pieds, notamment des orteils, et d’autres troubles. L’objet de cette fiche est de présenter un atelier de mobilité du pied, avec des exercices : autour de l’équilibre postural statique et dynamique, de la marche ; renforçant la puissance musculaire ; réhabilitant la locomotion.

    #personne âgée #soins

Ressources associées