Janine Bouvat
Ancienne directrice adjointe des politiques éducatives intergénérationnelles de La Ciotat
Domaines d'expertise
Biographie professionnelle
Conjointement à des études universitaires, une formation professionnelle à l’Institut national de formation pour animateur de collectivités, une réussite aux concours administratifs et des engagements associatifs, Janine Bouvat a occupé diverses fonctions au sein de collectivités territoriales et auprès de services de l’État dont la responsabilité d’un service vie des quartiers, la direction d’un service de la vie associative, la charge d’une mission politique de la ville, une direction de l’éducation, etc.
Attachée territoriale hors classe, après avoir dirigé la direction Animation Enfance de la ville de La Ciotat (35 000 hab.) et coordonné le projet éducatif de territoire, elle y termine sa carrière comme directrice adjointe des politiques éducatives intergénérationnelles.
Elle a œuvré à l’accueil du congrès de l’ANDEV à La Ciotat sur le thème de la coéducation en 2009.
Elle a été Vice-présidente de l’ANDEV de 2015 à 2019 et Présidente du Comité Unicef Alpes Provence de 2016 à 2020.
Co-autrice de diverses publications, elle est intervenue à l’ESPE dans le cadre d’un master MEEF de 2019 à 2022.
Aujourd’hui, elle poursuit ses interventions comme formatrice ou membre de jury de concours pour le CNFPT.
Publications récentes
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Fiche pratique
Créer une maison municipale de la pédagogie, centre ressources du projet éducatif de territoire
Pour son projet éducatif de territoire, la ville de La Ciotat a fait le choix et l’expérience de créer une « maison municipale de la pédagogie ». Elle a conçu cette maison comme un espace de travail, de rencontres professionnelles et de centralisation de ressources pour les acteurs du projet éducatif de territoire (PEDT). Fédérateur de projets, cet équipement veille à la démarche qualité en direction des enfants et développe la synergie des acteurs du PEDT. Ce lieu est donc dédié aux acteurs du champ éducatif en mouvement qui conduit à la réussite éducative et vise une meilleure interconnaissance entre partenaires : enseignants, animateurs, associations, parents. Son objectif est d’être un vecteur du développement de la cohérence et de la cohésion partenariale. Cette fiche a pour but de témoigner du retour d’expérience de cette structure municipale, de son évolution jusqu’à aujourd’hui, où celle-ci est en plein développement.
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Fiche pratique
Rénover les établissements scolaires avec des designers
Dans les années 1980, les collectivités ont investi le champ de l’architecture scolaire de par les compétences qu’elles ont reçues par les actes issus de la décentralisation. Ainsi, chaque année, de nombreuses constructions ou rénovations d’écoles, de collèges et de lycées sont programmées. La place de la pédagogie, des usages des enseignants et le bien-être des élèves au sein de l’établissement ou de l’école sont pris en compte de façon différente selon les projets. Et l’avancée dans l’ère du numérique pose dans ces constructions certaines questions, voire certains défis. Depuis le printemps 2018, le ministère de l’Éducation nationale propose le site Archiclasse afin d’accompagner les collectivités et l’ensemble des acteurs de l’école dans un mouvement de réflexion sur la forme scolaire, avec un cadre de travail en commun pour que chacun puisse participer à l’enrichissement des projets de construction ou de rénovation scolaire. Différentes structures s’en emparent et font travailler les acteurs éducatifs, dont les enfants, avec des designers. Les enjeux de participation de l’ensemble des acteurs à la rénovation d’une école sont nombreux : découverte et sensibilisation des jeunes élèves au design ; échange, partage et construction d’un projet pédagogique avec un designer ; organisation de la réflexion des élèves sur l’école, les espaces, les usages, les activités (à quoi sert l’école ? comment y circule-t-on ? comment s’y repère-t-on ? comment y vit-on ? etc.) ; accompagnement des élèves vers la conception ; association des élèves entre eux afin d’en faire des acteurs du projet ; échanges entre les élèves et les agents des services techniques de la ville ou les artisans sur les métiers du bâtiment.
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Fiche pratique
Mettre en œuvre un recueil d’initiatives associatives
Le Plan mercredi dans la continuité du projet éducatif de territorial encourage le développement des partenariats avec les associations. Dans le contexte d’un diagnostic du tissu associatif local, se saisir de la circulaire dite « circulaire Valls », d’août 2015, pour la mise en œuvre de son projet périscolaire peut faciliter la réponse au troisième axe de la charte qualité de ce plan qui demande d’« inscrire les activités périscolaires sur le territoire et en relation avec ses acteurs ». À travers un recueil d’initiatives associatives (RIA) cette circulaire a prévu une nouvelle version des « appels à projets ». Cet outil permet d’identifier et de pérenniser les projets associatifs susceptibles de s’inscrire dans les politiques publiques de la collectivité comme à Poitiers. Il peut s’appliquer au projet politique éducatif dont la ville est responsable comme à La Ciotat. Ainsi, il permet de proposer un cadre pour une démarche facultative mais très attendue des collectivités et des associations. Dans le principe, la collectivité locale définit ses orientations et ses objectifs généraux puis les associations proposent des projets dans ce cadre correspondant aux attentes des habitants aussi bien dans des domaines sectoriels que pour l’animation globale du territoire.
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Fiche pratique
Répondre aux obligations du Code de l’éducation en matière de fournitures
L’article L. 132-1 du Code de l’éducation affirme que « l’enseignement public dispensé dans les classes maternelles et enfantines et pendant la période d’obligation scolaire est gratuit ». Le rapport public thématique de la Cour des comptes de décembre 2008 intitulé « Les communes et l’école de la République » rappelle que « la commune a la charge de toutes les fournitures à usage collectif. Celles qui sont destinées à un seul et même élève et restent sa propriété ne relèvent pas du principe de gratuité. Il est toutefois fréquent que les communes étendent leur prise en charge à tout ou partie des fournitures individuelles. Quand ce n’est pas le cas, les prescriptions des enseignants doivent rester limitées pour ne pas grever le budget des parents, ce qui mettrait en cause le principe général de gratuité de l’école primaire, et ne pas créer d’inégalités entre les élèves ».
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Fiche pratique
Appliquer la circulaire du 15 février 2012 sur le coût de l’élève
Le texte de la circulaire n° 2007-142 du 27 août 2007 reprend les termes de la circulaire interministérielle n° 2005-206 du 2 décembre 2005 qui avait été annulée par le Conseil d’État (CE, 4 juin 2007, n° 289792), à l’exception de trois rectifications portées à l’annexe. Dès lors, les mesures édictées dans la loi n° 2004-809 du 13 août 2004 relative aux libertés et responsabilités locales doivent être appliquées par les préfets au travers de cette circulaire. Si l’application de l’article 89 de cette loi a fait l’objet d’un nombre infime de recours, ladite circulaire est quant à elle sujette à un recours toujours pendant. Un nouvel épisode législatif renforce le dispositif avec la loi n° 2009-1312 du 28 octobre 2009, dite « loi Carle ».
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Fiche pratique
Adapter la stratégie budgétaire d’une direction de l’éducation
Bien que cela paraisse une évidence, il est important de rappeler que le service public communal n’existe que parce qu’il y a des services publics à rendre à une population habitant sur le territoire de la commune. Dans le contexte général d’économies, directement lié à la baisse des dotations de l’État, de nombreuses collectivités territoriales font aujourd’hui face à des contraintes budgétaires majeures. En première intention, cette obligation d’économies s’est souvent traduite par une action sur les budgets de fonctionnement, et donc sur la masse salariale. Ce choix politique a été rendu d’autant plus évident que l’image peu flatteuse du fonctionnaire auprès du grand public la rendait presque légitime. Cette stratégie de réduction des effectifs a ainsi souvent été conduite avec l’idée sous-jacente qu’elle découlait d’une rationalisation nécessaire et conduirait à une plus grande implication des agents en poste, tout en restant neutre du point de vue de la qualité du service public rendu à l’usager. Pour autant, et si certains abus peuvent être relevés, il faut aussi reconnaître certains mérites au cadre statutaire actuel et rappeler que toute l’organisation territoriale, ainsi que les pratiques qui se sont développées en son sein, sont le résultat de décisions et de pratiques politiques : les fonctionnaires n’ont ni le pouvoir de voter des lois ou de promulguer des règlements, ni de décider des embauches locales et des conditions d’exercice des emplois ainsi créés.
