Janine Bouvat

Janine Bouvat

Ancienne directrice adjointe des politiques éducatives intergénérationnelles de La Ciotat

Domaines d'expertise

Biographie professionnelle

Conjointement à des études universitaires, une formation professionnelle à l’Institut national de formation pour animateur de collectivités, une réussite aux concours administratifs et des engagements associatifs, Janine Bouvat a occupé diverses fonctions au sein de collectivités territoriales et auprès de services de l’État dont la responsabilité d’un service vie des quartiers, la direction d’un service de la vie associative, la charge d’une mission politique de la ville, une direction de l’éducation, etc.

Attachée territoriale hors classe, après avoir dirigé la direction Animation Enfance de la ville de La Ciotat (35 000 hab.) et coordonné le projet éducatif de territoire, elle y termine sa carrière comme directrice adjointe des politiques éducatives intergénérationnelles.

Elle a œuvré à l’accueil du congrès de l’ANDEV à La Ciotat sur le thème de la coéducation en 2009.

Elle a été Vice-présidente de l’ANDEV de 2015 à 2019 et Présidente du Comité Unicef Alpes Provence de 2016 à 2020.

Co-autrice de diverses publications, elle est intervenue à l’ESPE dans le cadre d’un master MEEF de 2019 à 2022.

Aujourd’hui, elle poursuit ses interventions comme formatrice ou membre de jury de concours pour le CNFPT.

Publications récentes

  • Fiche pratique

    Évolutions des programmes « Coup de Pouce »

    Plus de 250 villes de France développent et pilotent cette année des actions « Coup de Pouce » dans le cadre de leurs politiques de prévention de l’échec scolaire précoce en complément de l’action pédagogique de l’école. Depuis leur création en 1994, ces clubs ont bénéficié à 120 000 enfants de grande section, CP et CE1, chiffre apparemment conséquent qu’il faut néanmoins mettre en regard avec : la situation d’échec pérenne d’une frange massive du public scolaire (100 000 enfants sortent sans diplôme du système scolaire selon le rapport du Conseil national d’évaluation du système scolaire [CNESCO] du 7 décembre 2017) ; la persistance de l’illettrisme (7 % de la population française âgée de 18 à 65 ans) ; notre contexte national qui est l’un des plus socialement inégalitaires des pays de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) ainsi que le rappellent cruellement les récentes enquêtes Pisa et Pirls. La rentrée 2018 annonce d’importantes transformations des temps scolaires et périscolaires ainsi qu’une action pédagogique renforcée de l’école dans les réseaux d’éducation prioritaire avec le dédoublement des classes de CP et CE1. Elle invite donc nombre de municipalités à reconsidérer leurs interventions, en particulier dans un contexte financier contraint. Afin de les accompagner dans leurs réflexions, cette fiche se propose de rappeler quelques éléments de la théorie de l’action « Coup de Pouce », dans le but : d’étayer l’idée qu’une politique efficace de lutte contre les inégalités sociales d’accès à la réussite pour tous doit se réaliser tout en même temps dans l’école et en dehors de l’école ; de proposer des outils solides aux villes qui souhaiteraient transformer leurs modes d’intervention pour accompagner les évolutions en cours.

    #acteur de l'éducation #égalité des chances #association #partenariat local
  • Fiche pratique

    Centrer le projet périscolaire local sur l’accueil de loisirs associé à l’école

    L’identification puis la mise en œuvre d’un projet périscolaire tendent souvent à mieux prendre en compte l’enfant, à mieux coordonner les activités qui lui sont proposées, dans le cadre du projet éducatif local (PEL ou PEDT) lorsqu’il existe. S’il est un dispositif qui donne la possibilité d’atteindre ces objectifs, c’est bien l’accueil de loisirs associé à l’école (Alaé). En effet, les temps périscolaires s’organisent souvent autour d’une juxtaposition de dispositifs (cantine, garderie, étude surveillée), croisant accompagnement éducatif, accompagnement à la scolarité, etc. L’Alaé représente, pour sa part, un dispositif porteur de coordination qui garantit une prise en compte des enfants en terme d’animation. Encore faut-il qu’il ne soit pas simplement accolé à l’existant, mais au contraire qu’il soit affiché et légitimé – l’Alaé lui-même, mais aussi son directeur et son équipe – comme le véritable élément de coordination et de pilotage des temps périscolaires. L’élaboration du PEDT, qui devient obligatoire pour recevoir le fonds d’amorçage de l’État à partir de 2015, devrait y contribuer. Il n’a jamais été facile d’affirmer à une équipe enseignante qu’une commune peut avoir des objectifs éducatifs, pédagogiques, alors que nombre d’instituteurs considèrent encore cette collectivité avant tout comme pourvoyeuse de moyens. Mais il n’est pas facile non plus pour une commune de remettre ses intentions éducatives aux mains d’animateurs. Pourtant, l’Alaé a été, dès sa création, un outil partenarial permettant de prendre en compte globalement l’enfant. Une utopie ?

    #temps périscolaire #projet de territoire
  • Fiche pratique

    Informer les familles à propos des différentes aides attribuées aux collégiens et aux lycéens

    De nombreux chercheurs ont travaillé sur la question fondamentale des rapports entre l’école et les familles (voir la bibliographie sur le site du Casnav-Carep de Nancy-Metz). Le décalage mis en exergue s’accroît dans l’enseignement secondaire en raison de la complexité du système éducatif. Un rapport de la Mission d’information sur les relations entre l’école et les parents (Assemblée nationale) évoque « un rapport abîmé avec les milieux populaires », souligne que la « double précarité », sociale et éducative, des familles peut conduire certains parents « isolés » sur le plan linguistique ou par leurs fréquents changements de domicile à ne pas demander à bénéficier, pour leurs enfants, des bourses nationales d’études destinées aux élèves défavorisés. La circulaire n° 2015-149 du 31 août 2015 « Politique d’aide sociale des établissements scolaires » rappelle que : « Selon les derniers chiffres publiés par l’Insee sur la pauvreté des enfants en France, 2,7 millions d’enfants, soit 19,6 % de la population des moins de 18 ans, vivent dans une famille dont les revenus sont inférieurs au seuil de pauvreté, c’est-à-dire à 964 € par mois. Cela revient à dire qu'un enfant sur cinq est pauvre, ou encore que dans une classe de 30 élèves, 6 élèves en moyenne vivent en situation de pauvreté. […] C'est une politique globale, mobilisant tous les agents du ministère et ses partenaires, qui est nécessaire pour faire réussir tous les élèves et combattre les inégalités au sein du système éducatif. » En raison de sa proximité avec les familles, la commune est la mieux placée pour les renseigner sur toutes les questions « pratiques » relevant de la scolarisation de leurs enfants. L’écart entre l’enseignement élémentaire et le collège est difficile pour les enfants, mais aussi pour les familles : existe-t-il des aides pour la scolarité en collège ? Combien coûte l’inscription au sport scolaire ? Mon enfant pourra-t-il continuer à bénéficier de la restauration scolaire (tarifs, aides, modalités) ? Les modalités de demandes de bourses sont aujourd’hui dématérialisées. Il convient donc, pour les directions de l’éducation, d’être particulièrement attentives aux familles dépourvues d’ordinateur, de connexion Internet ou de compétences pour remplir ces documents, ou bien vivant dans des conditions précaires.

    #élève #communication externe
  • Fiche pratique

    Que doit contenir l’armoire à pharmacie d’une école ?

    Le contenu d’une armoire à pharmacie a beaucoup évolué ses dernières années, sous la pression de multiples facteurs : augmentation du nombre d’enfants porteurs d’allergies, évolution des médicaments et de la réglementation, évolution des besoins des enfants. Les responsables des écoles doivent être attentifs au contenu de leurs armoires à pharmacie, quel que soit le mode de dotation retenu : dotation financière affectée à chaque école ; dotation annuelle de produits. Cette attention est d’autant plus importante que les locaux et les responsabilités sont maintenant partagés entre les directions d’école et le personnel communal, dans les mêmes locaux, et en direction des mêmes enfants.

    #école #médicament
  • Fiche pratique

    Connaître les grands principes du système éducatif français dont celui de gratuité

    Le système d’enseignement français est fondé sur cinq grands principes, certains inspirés de la Révolution de 1789, de lois votées entre 1881 et 1889 et sous les IVe et Ve Républiques ainsi que de la Constitution du 4 octobre 1958 : « L’organisation de l’enseignement public obligatoire gratuit et laïc à tous les degrés est un devoir de l’État. » Deux textes fondamentaux sont à l’origine des valeurs qui le portent : la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen du 26 août 1789 et la Déclaration universelle des droits de l’enfant. Cette fiche effectue un focus particulier sur le principe de gratuité dont le débat évolue particulièrement depuis une décennie, lié en particulier aux restrictions budgétaires des collectivités territoriales et pouvant mettre à mal le système de gratuité et d’accès pour tous de l’école publique, creusant ainsi les inégalités territoriales selon les politiques publiques choisies.

    #politique de l'éducation
  • Fiche pratique

    Connaître la loi « égalité et citoyenneté »

    Le projet de loi « égalité et citoyenneté » a été définitivement adopté par le Parlement le 22 décembre 2016. Il est la traduction législative des mesures issues des comités interministériels à l’égalité et à la citoyenneté des 6 mars et 26 octobre 2015 qui ont fait suite à l’attentat de janvier 2015. Il a été porté par Patrick Kanner, ministre de la Ville, en collaboration avec Emmanuelle Cosse, ministre du Logement, et Ericka Bareigts, alors secrétaire d’État à l’Égalité réelle. La loi « égalité et citoyenneté » a été promulguée le 27 janvier 2017 après l’avis du Conseil constitutionnel du 26 janvier 2017. Organisée en quatre titres, elle vise à favoriser l’insertion des jeunes. Au cœur de la loi, des mesures éducatives sont notamment prises pour renforcer la maîtrise de la langue française et la mixité sociale. En outre, les régions deviendront chef de file des politiques jeunesse. Cette fiche commente les mesures adoptées au regard de notre action éducative, non exhaustives de la loi.

    #politique de l'éducation

Ressources associées