Ancien administrateur territorial, intervenant au CNFPT sur le management d’équipe dans le secteur social et le développement social local
Domaines d'expertise
Biographie professionnelle
Administrateur territorial retraité, Jean-Claude Placiard est spécialisé dans le management stratégique et dans l’évaluation des politiques d’action sociale.
Avec une maitrise en économie et un DEA de socio-économie des ressources humaines, il est enseignant chercheur en économie de l’éducation.
Après un diplôme universitaire de formation de formateurs il rejoint le CNFPT et une grande mairie comme directeur de l’enfance.
Pendant 5 ans en disponibilité, comme consultant sénior, il forme au management des cadres de l’audiovisuel et contribue au développement de l’évaluation annuelle des ingénieurs, techniciens et administratifs du CNRS.
Il devient ensuite directeur général des solidarités dans trois départements.
À sa retraite, pour l’ODAS et le CNFPT, il conduit des missions de conseil dans une vingtaine de départements dont Mayotte et la Guadeloupe. Auteur pour Weka depuis 25 ans, il coordonne l’ouvrage « Évaluation et Qualité » et a dirigé plusieurs dossiers du médico-social sur l’action sociale.
Publications récentes
-
Fiche pratique
Préparer la sortie des enfants d’une MECS
Dans son rapport au Premier ministre, Enfants placés, enfants confiés : défendre et promouvoir leurs droits en 2011, le Défenseur des droits accordait à la sortie des enfants des dispositifs une place jusqu’à présent délaissée par le législateur. Dans cet écrit, Dominique Baudis réaffirmait la nécessité d’accompagner chaque sortie d’établissement de la manière la plus complète possible. Que ce soit un retour en famille, un transfert dans un autre établissement, en famille d’accueil ou pour une vie en autonomie, la sortie d’un enfant doit être toujours anticipée au plus juste. Les questions de fond particulièrement à traiter sont : comment éviter les ruptures de parcours ? Quand l’enfant quitte l’aide sociale à l’enfance, quelles sont ses chances de réussir son autonomie ?
-
Fiche pratique
Valoriser l’expression des enfants en IME
La valorisation de l’expression des enfants en IME s’appuie sur le fait de placer l’enfant au centre du dispositif et de promouvoir son évolution sociale en lui accordant la possibilité de devenir un acteur potentiel de celle-ci. Néanmoins, il subsiste toujours une part d’incertitude lorsqu’il s’agit de prendre en compte l’expression des enfants. Ont-ils justement cette capacité à juger par eux-mêmes de la pertinence des changements qu’ils ont à accomplir ? À la lumière des évolutions de l’enfant tout au long des années qu’il est amené à passer en IME – années où l’enfant se transforme physiquement, psychiquement et socialement –, la question de la valorisation de son expression prend tout son sens et constitue, pour les équipes éducatives, un enjeu primordial. La parole à donner doit-elle faire l’objet d’une guidance, de prérequis, ou bien doit-elle pouvoir cheminer sans entrave au sein du quotidien institutionnel ?
-
Fiche pratique
S’appuyer sur les bénévoles pour recueillir les besoins
L’intérêt de l’intervention des bénévoles dans les établissements et services n’est plus à démontrer, mais ce qui est plus intéressant c’est leur contribution à l’écoute et à la compréhension des besoins des usagers. Par leur approche différente et par leur distance avec l’institution, les bénévoles peuvent être des partenaires essentiels dans une écoute active des besoins des résidents et des usagers. Néanmoins leur intervention doit être pensée en amont et respecter quelques règles simples, en particulier les bénévoles doivent rester au service des usagers sans imposer leurs idées. Les bénévoles sont donc un appui important au fonctionnement des résidents non seulement parce qu’ils apportent une certaine ouverture institutionnelle, mais aussi parce qu’ils sont en capacité de recueillir des besoins pas toujours exprimés auprès des personnels de l’établissement ou du service.
-
Fiche pratique
Mener des observations
Pour prendre en compte les besoins des usagers, plusieurs méthodes sont mobilisables. Les plus courantes sont les entretiens et les questionnaires. Cela se fait de manière assez formelle dans le cadre de rendez-vous avec un usager ou un groupe d’usagers et implique une certaine capacité d’expression de leur part. Mener des observations permet d’identifier les besoins des usagers de manière régulière et de porter une attention particulière aux comportements, aux pratiques, au degré d’autonomie des personnes. C’est une méthode complémentaire très riche d’enseignement et sources de données essentielles lors de l’évaluation de la qualité au sein de votre établissement.
-
Fiche pratique
Construire un baromètre de satisfaction
L’évaluation du niveau de satisfaction des usagers est prévue de manière réglementaire dans les établissements et services. Un baromètre de satisfaction doit permettre d’avoir des informations plus fréquentes sur le niveau de satisfaction dans l’établissement (ou le service), pour contribuer à améliorer la qualité des réponses apportées aux usagers en identifiant les évolutions positives, et en repérant les secteurs où des actions correctives sont à mettre en place le plus rapidement possible. L’outil baromètre vient compléter les méthodes et les autres outils des démarches qualité, il permet de repérer des variations de niveau de satisfaction entre deux périodes de recueil des avis des résidents ou des usagers de services. Les équipes de direction des établissements et des services ont de plus en plus souvent besoin de recourir à des outils d’observation et d’analyse de la qualité dans leurs structures, le baromètre de satisfaction fait partie de ces outils d’information qu’il faudra utiliser avec prudence, en particulier dans l’analyse des résultats.
-
Fiche pratique
Respecter la dignité des personnes
La dignité de la personne humaine est le principe selon lequel une personne ne doit jamais être traitée comme un objet ou comme un moyen, mais comme une entité intrinsèque. Elle mérite un respect inconditionnel, indépendamment de son âge, de son sexe, de son état de santé physique ou mentale, de sa condition sociale, de sa religion ou de son origine ethnique. Aujourd’hui, celle-ci doit parfois faire face à des attitudes irrespectueuses et involontaires, notamment dans certains établissements médicaux-sociaux (ESMS) en raison de contraintes financières (manque de personnel et de temps) ou médicales (absence de matériel). Pourtant il est possible d’y remédier en s’adaptant aux situations auxquelles on doit faire face et en ajustant son comportement quotidiennement. Respecter la dignité des personnes nécessite cependant aux professionnels du social et de la santé de connaître les principes de la dignité et les situations ; de concilier l’intimité, la confidentialité et le respect dans son travail ; de transmettre ses règles à tous les professionnels de santé.
