Domaines d'expertise
Biographie professionnelle
Directeur d’établissements sanitaires, sociaux et médico-sociaux à la retraite, Jérôme Evain a occupé plusieurs postes de direction dans sa carrière, notamment ceux de directeur chef d’établissement d’hôpitaux locaux ou de directeur d’Ehpad.
Il a également été directeur adjoint d’un foyer de l’enfance chargé des fonctions support.
Il a, tout au long de sa carrière, exercé des fonctions à responsabilité dans les trois fonctions publiques.
Il occupe aujourd’hui son temps libre au service d’une association d’aide et d’accompagnement à domicile.
Publications récentes
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Fiche pratique 1 juillet 2024
Recruter dans le cadre d’un dispositif d’insertion au sein d’un service autonomie à domicile
Depuis plusieurs années, les personnes âgées ont fait le choix de rester à domicile le plus longtemps possible. Ce choix de rester « chez soi » nécessite le plus souvent de mettre en place un accompagnement adapté, de plus en plus lourd face à une perte d’autonomie allant en s’aggravant. Face à cette situation, les personnels d’intervention des services autonomie à domicile assurant des missions d’aide et d’accompagnement sont de plus en plus en souffrance pour assurer la prise en charge de bénéficiaires de moins en moins autonomes. Beaucoup estiment également que les conditions salariales du secteur sont insuffisantes, ce qui renforce le manque d’attractivité de ces métiers. Face à ces difficultés de recrutement, il peut être opportun, pour les structures à domicile, de recruter du personnel d’intervention par l’intermédiaire de dispositifs d’insertion. Ce type de recrutement permettra aux jeunes recrues de découvrir leur environnement professionnel et à l’employeur d’apprécier en amont les qualités de l’agent avant de lui faire occuper un poste permanent. La circulaire du 11 janvier 2018 relative aux parcours emploi compétences et au fonds d’inclusion dans l’emploi en faveur des personnes les plus éloignées de l’emploi a inscrit le contrat aidé dans un « parcours emploi compétences » (PEC) recentré sur son seul objectif d’insertion professionnelle des publics éloignés de l’emploi, associant mise en situation professionnelle et accès facilité à la formation et à l’acquisition de compétences. Nous aborderons le PEC et ses composantes, puis ses bénéficiaires et leur accompagnement, avant de préciser les conditions du recrutement.
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Fiche pratique 1 juillet 2024
Préparer et mettre en place l’intervention du service autonomie à domicile
Une des principales caractéristiques du secteur médico-social dans son ensemble est aujourd’hui la transformation de l’offre. En effet, on assiste ces dernières années à un rapprochement entre le secteur institutionnel d’hébergement et le secteur à domicile. C’est notamment vrai pour les personnes âgées avec l’émergence des centres de ressources territoriales (CRT), des établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) hors les murs… le tout dans une logique de parcours. Pourtant, le secteur médico-social conserve ses spécificités avec l’objectif, pour le bénéficiaire, de vivre chez lui le plus longtemps possible. Dans ce cadre, la préparation et la mise en place de l’intervention d’aide et d’accompagnement à domicile revêtent un caractère fondamental. De nombreux outils ont d’ailleurs été mis en place par les pouvoirs publics à l’issue de la loi n° 2002-2 du 2 janvier 2002 rénovant l’action sociale et médico-sociale (livret d’accueil, document individuel de prise en charge, projet d’accompagnement personnalisé…), outils régulièrement complétés et mis à jour. Si les professionnels de l’aide et de l’accompagnement à domicile réalisent des prestations liées aux actes de la vie quotidienne, l’aide aux personnes âgées à domicile revêt également une dimension relationnelle qui sera plus riche si l’intervention est bien préparée. Pour évoquer la préparation et la mise en place de l’intervention des services autonomie à domicile exerçant une activité d’aide et d’accompagnement, nous aborderons le cadre d’intervention en mode prestataire, l’accueil et l’information de la personne accompagnée ainsi que le déroulement de l’intervention, notamment en début de prise en charge.
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Fiche pratique
Le cadre légal et les moyens de financement de l’habitat inclusif
L’habitat inclusif est un habitat accompagné, partagé et inséré dans la vie locale. Il est destiné aux personnes âgées et aux personnes en situation de handicap qui font le choix, à titre de résidence principale, d’un mode d’habitation regroupé, entre elles ou avec d’autres personnes. Ce mode d’habitat regroupé est assorti d’un projet de vie sociale. Cet habitat est partagé. On y vit à plusieurs et les habitants disposent de leur espace de vie individuel et partagent des temps, des espaces de vie communs et des services avec les autres habitants, notamment les services utiles à leur projet de vie sociale et partagée. Dans cet habitat, les habitants peuvent disposer d’une aide pour la vie partagée par l’intervention d’un professionnel chargé de l’animation, de la coordination ou de la régulation du vivre ensemble, à l’intérieur comme à l’extérieur du logement. Cette aide est fonction du contenu du projet de vie sociale et partagée que les habitants construisent ensemble ; c’est la spécificité de l’habitat inclusif. Cet habitat est inséré dans la cité, dans un environnement facilitateur de manière à permettre la participation sociale et citoyenne des habitants et à limiter le risque d’isolement. Divers services (services publics, transports, commerces, services sanitaires, sociaux et médico-sociaux) sont proches ou faciles d’accès. Cet habitat constitue la résidence principale de la personne. L’habitat inclusif est un logement ordinaire, meublé ou non, adapté aux besoins des personnes, dans un environnement partagé et aménagé pour permettre la vie individuelle de chaque habitant, leur vie sociale et partagée et le « vivre ensemble », à l’intérieur comme à l’extérieur du logement. Le projet de vie sociale et partagée est défini dans la loi pour l’évolution du logement, de l’aménagement et de la transition numérique (loi Élan) n° 2018-1021 du 23 novembre 2018. Nous vous proposons de décrire l’évolution juridique de l’habitat inclusif, puis ses moyens de financement.
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Fiche pratique
Le numérique au service de la mise en œuvre des services autonomie à domicile
Le secteur médico-social dans son ensemble (et donc le secteur médico-social à domicile) s’inscrit, depuis la loi n° 2016-41 du 26 janvier 2016 de modernisation de notre système de santé, dans une logique de parcours de l’usager. Aujourd’hui, le décloisonnement et l’intersectorialité sont les règles d’un fonctionnement qui aspire à mettre le bénéficiaire au cœur du dispositif dans le cadre d’une prise en charge de plus en plus individualisée. Les pouvoirs publics ont structuré l’offre pour que, sur le terrain, celle-ci réponde à cette logique. Dans ce cadre, l’article 44 de la LFSS 2022 a bouleversé le secteur médico-social à domicile en instaurant une prise en charge globale avec la création de « services autonomie », proposant à la fois une activité d’accompagnement et de soin qui devront d’ici fin juin 2025 répondre au cahier des charges du décret n° 2023-608 du 13 juillet 2023. Toujours dans le cadre de la logique de parcours et de l’intersectorialité, ce cahier des charges donne obligation aux futurs services autonomie à domicile de travailler ensemble, notamment en matière de système d’information. Par ailleurs, les accords du Ségur de la santé de juillet 2020 ont encouragé le développement du numérique en santé, avec comme objectifs affichés de « rattraper le retard dans la modernisation, l’interopérabilité, la réversibilité, la convergence et la sécurité des systèmes d’information en santé », de sorte à « généraliser le partage fluide et sécurisé des données de santé ». Cette double problématique va bouleverser la vie de nos établissements et services qui devront répondre aux exigences du cahier des charges des services autonomie à domicile tout en disposant d’interfaces avec de nombreux programmes et logiciels, quitte à changer de logiciel. Nous vous proposons de décrire le cahier des charges des services autonomie à domicile en matière de numérique, puis le Ségur du numérique en santé, et enfin les moyens pour acquérir ou mettre à niveau son DUI « référencé Ségur » pour SAD.
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Fiche pratique
Faciliter l’intégration d’un nouveau salarié/agent dans une collectivité/entreprise de Saad par l’alternance
Recruter un alternant présente de nombreux avantages pour une structure médico-sociale à domicile. Tout d’abord, le secteur, insuffisamment reconnu, souffre d’un manque d’attractivité en raison des prises en charge plus lourdes dues à la dépendance de plus en plus forte des bénéficiaires. Ensuite, en formant pratiquement un apprenti ou un salarié en contrat de professionnalisation en complément des enseignements théoriques dont il bénéficie, l’employeur accède à des compétences nouvelles et à des profils adaptés à ses besoins spécifiques. Le recrutement d’un alternant nécessitera de : donner à l’alternant les moyens nécessaires au bon déroulement de sa formation pratique ; permettre au tuteur ou au maître d’apprentissage d’assurer l’accompagnement de l’alternant, tout en exécutant sa propre prestation de travail (décharge horaire par exemple) ; favoriser l’insertion professionnelle de l’alternant dans l’entreprise. Nous vous proposons de décrire tout d’abord les différents types de contrat d’alternance, puis le processus d’intégration de l’alternant.
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Fiche pratique
La prévention des risques professionnels dans les services d’aide à domicile
La prévention des risques professionnels est primordiale dans un secteur qui connaît, aujourd’hui encore, une sinistralité presque trois fois plus élevée que la moyenne nationale tous secteurs confondus, et supérieure à celle du bâtiment. Les salariés sont exposés à de nombreux risques occasionnant des accidents du travail, liés principalement à la manutention manuelle et aux chutes. Par ailleurs, la majorité de ces accidents concernent les salariés de 40 à 59 ans et 96 % d’entre eux touchent des femmes. « Les risques professionnels liés au secteur de l’aide à domicile tiennent à la diversité des situations de travail chez les particuliers. Ils peuvent être évités », indique l’Assurance maladie sur son site. Tout employeur du secteur est tenu d’assurer la sécurité et de protéger la santé physique et mentale des intervenants. Il lui incombe alors d’évaluer les risques auxquels ces derniers sont exposés, et de mettre en œuvre des mesures de prévention adaptées. Dans les services médico-sociaux à domicile, ces actions sont à mener en collaboration avec les acteurs de terrain, le coordonnateur de secteur et les représentants du personnel concernés. Nous vous proposons de décrire les principaux risques professionnels dans les services d’aide à domicile et les conséquences sur la santé, puis quelques mesures simples à mettre en œuvre pour limiter les risques dans ce secteur d’activité, puis les étapes de la démarche de prévention, et enfin la rédaction du document unique d’évaluation des risques.
