Domaines d'expertise
Biographie professionnelle
Directeur d’établissements sanitaires, sociaux et médico-sociaux à la retraite, Jérôme Evain a occupé plusieurs postes de direction dans sa carrière, notamment ceux de directeur chef d’établissement d’hôpitaux locaux ou de directeur d’Ehpad.
Il a également été directeur adjoint d’un foyer de l’enfance chargé des fonctions support.
Il a, tout au long de sa carrière, exercé des fonctions à responsabilité dans les trois fonctions publiques.
Il occupe aujourd’hui son temps libre au service d’une association d’aide et d’accompagnement à domicile.
Publications récentes
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Fiche pratique
Le pilotage de la délégation
L’évolution du métier de directeur d’un établissement social et médico-social pour personnes âgées amène légitimement celui-ci à déléguer une partie de ses responsabilités à ses collaborateurs de manière occasionnelle ou permanente, afin de se consacrer à son cœur de métier et à ses missions stratégiques. L'objectif premier d'une délégation est de faciliter le fonctionnement de la structure, tout autant que de faire évoluer le niveau de compétences de chacun. La délégation contribue aussi à améliorer la motivation des personnels de l’établissement en leur permettant de relever des défis. La compétence « savoir déléguer » est en effet une compétence managériale fondamentale. En transférant à un collaborateur une mission qui relève de ses prérogatives, le délégant lui confie la réalisation d’un objectif en lui laissant une certaine autonomie quant aux moyens et méthodes, dans un cadre clairement défini. La délégation nécessite donc une relation de confiance mutuelle, dans laquelle le délégant devra rester en soutien, proposer des temps d'échange et une évaluation de l’atteinte des objectifs. L’acte de délégation facilite ainsi : le repérage et la mise en œuvre des compétences professionnelles ; la montée en compétence et en légitimité du délégataire ; la prise de sens des objectifs professionnels à atteindre.
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Fiche pratique
La responsabilité sociétale des entreprises (RSE) au sein des structures médico-sociales pour personnes âgées
Canicules, tempêtes, réchauffement climatique… le dérèglement climatique frappe aussi à la porte de nos établissements qui ont leurs propres responsabilités à assumer dans la préservation de l’environnement. Pourtant, voilà plus de 20 ans (c’était en 2001) que la Commission européenne établissait un livre vert intitulé Promouvoir un cadre européen pour la RSE»… mais ce n’est qu’en 2011 qu’elle définit la RSE comme un « processus destiné à intégrer les préoccupations en matière sociale, environnementale, éthique, de droits de l’homme et de consommateurs dans les activités commerciale et la stratégie de base » et comme « la responsabilité des entreprises vis-à-vis des effets qu’elles exercent sur la société ». Ainsi, les établissements sanitaires et médico-sociaux, et en premier titre les Ehpad, sont les acteurs incontournables en termes de responsabilité sociale, d’une part par leurs missions (soins, accueil et accompagnement) et d’autre part du fait de leur impact économique et social sur leur territoire (emplois, relations avec les acteurs extérieurs. Tout au long de ces années, la France s’est dotée d’un cadre législatif et règlementaire pour formaliser la RSE. C’est le cas de la loi n° 2015-992 du 17 août 2015 relative à la transition énergétique pour la croissance verte, le décret n° 2017-1265 du 9 août 2017 (publication des seuils et modalités pratiques de déclaration de performance extra-financière) ou plus récemment la loi Pacte n° 2019-486 du 22 mai 2019 qui affirme la nécessité pour les sociétés de prendre en considération les enjeux sociaux et environnementaux inhérents à leur activité. Cependant, mettre en place une démarche RSE c’est choisir d’aller au-delà du « simple » cadre contraignant en allant au-delà du cadre législatif et réglementaire qui par ailleurs évolue rapidement.
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Fiche pratique
Engager une démarche de dons et de mécénat en Ehpad
Les établissements sanitaires et médico-sociaux, et notamment les Ehpad, se trouvent confrontés à des difficultés de financement de leurs projets subventionnables, notamment depuis l’émergence des CPOM, entraînant du même coup la raréfaction des crédits non reconductibles (CNR) alloués par les ARS. Ces Établissements cherchent donc, tout en préservant leur autonomie, à diversifier et à augmenter leurs ressources financières, et ainsi faire aboutir leurs projets qu’ils pourront financer à leur initiative. La collecte de dons et le mécénat, qui connaissent aujourd’hui un essor important (+ de 44 % d’augmentation entre 2010 et 2017 et près de 170 000 entreprises mécènes en France dont 23 % sont des TPE et PME), sont une des solutions. En effet, au-delà des avantages financiers, solliciter donateurs et mécènes permet de : gagner en notoriété et en visibilité : les actions de collecte servent également la communication institutionnelle de votre établissement ; créer des liens privilégiés avec les acteurs économiques de votre territoire, sur le long terme ; renforcer votre crédibilité : plus votre structure mobilise de donateurs, plus votre légitimité vis-à-vis de la cause que vous défendez sera reconnue ; gagner en cohésion interne : une campagne de collecte est un projet collectif qui permet de fédérer vos équipes. Cependant, une campagne de collecte ne s’improvise pas. Elle demande du temps, de l’énergie, de la rigueur, pour une activité qu’il faut structurer et professionnaliser.
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Fiche pratique
Faire évoluer la fonction restauration en fonction des nouveaux besoins des résidents
Les Ehpad sont en passe d’écrire un nouveau futur. La loi n° 2021-1754 du 23 décembre 2021 de financement de la Sécurité sociale pour 2022, dans le prolongement de nombreux rapports et livres blancs, transforme l’établissement en plateforme ouverte sur son territoire, en « centre de ressources territorial » dans la logique de parcours, qui a remplacé la logique d’établissement que l’on a connue jusqu’à la loi de 2016 de transformation du système de santé. Il faudra s’habituer à ce nouveau fonctionnement et la fonction restauration, qui demeure un des principaux leviers du « prendre soin » du résident, devra donc s’adapter à ce nouveau contexte et parfois mener à bien des nouvelles missions. De même, nous savons aujourd’hui que les résidents de demain vont aspirer à plus de liberté de choix dans le cadre d’une prise en charge encore plus individualisée… transformation également majeure pour la fonction restauration.
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Fiche pratique
L’exécution des recettes et des dépenses de l’EPRD
L’article 58 de la loi n° 2015-1776 du 28 décembre 2015 relative à l’adaptation de la société au vieillissement introduit, depuis l’exercice budgétaire 2017, une réforme tarifaire pour les établissements sociaux et médico-sociaux (notamment les Ehpad), avec la mise en place d’une tarification « à la ressource » avec l’émergence de l’EPRD. L’état prévisionnel des recettes et des dépenses (EPRD) se substitue aux budgets prévisionnels que l’on connaissait jusqu’alors et se caractérise par une inversion de la logique antérieure : la prévision des produits détermine dorénavant celle des charges. Ainsi, la procédure d’élaboration de l’EPRD repose notamment sur la conclusion d’un contrat pluriannuel d’objectifs et de moyens (CPOM) qui se substitue à la convention tripartite pluriannuelle (CTP). Au-delà, l’EPRD est exécuté, pour l’essentiel, dans les mêmes conditions que le budget prévisionnel M22 « classique », selon les règles prévues dans l’instruction budgétaire et comptable M22 (instruction codificatrice n° 09-006-M22 du 31 mars 2009) qui elles-mêmes évoluent dans un environnement d’EPRD.
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Fiche pratique
Mettre en œuvre l’évaluation dans les établissements et services médico-sociaux à domicile
Depuis la loi n° 2002-2 du 2 janvier 2002 rénovant l’action sociale et médico-sociale, les ESSMS ont l’obligation de procéder à une évaluation régulière de leurs activités et de la qualité des prestations qu’ils délivrent. C’est particulièrement vrai dans le secteur pour personnes âgées, où les autorisations d’exercer étaient subordonnées aux évaluations externes comme internes. Dans un objectif d’amélioration du dispositif d’évaluation, la loi n° 2019-774 du 24 juillet 2019 relative à l’organisation et à la transformation du système de santé a confié à la Haute Autorité de santé (HAS) la responsabilité d’élaborer une nouvelle procédure d’évaluation nationale, commune à tous les établissements et services sociaux et médico-sociaux, qu’ils agissent à domicile comme en institution, ainsi que le nouveau cahier des charges fixant les exigences requises pour devenir un organisme autorisé à réaliser ces évaluations. Après une concertation des professionnels du secteur, un référentiel d’évaluation de la qualité des établissements et services sociaux et médico-sociaux a été finalisé et est entré en vigueur le 10 mars 2022 concrétisant la réforme de la procédure d’évaluation de la qualité des établissements et services sociaux et médico-sociaux. Les établissements médico-sociaux pour personnes âgées sont plus que concernés par cette réforme et doivent s’approprier la démarche, en apprécier la finalité et identifier les actions à mettre en place pour améliorer la qualité des accompagnements.