Domaines d'expertise
Biographie professionnelle
Maître de conférences en sociologie HDR (EHESS) à l’université Toulouse Capitole, il a été chargé de recherches puis directeur adjoint des recherches à l’Institut des hautes études de la sécurité intérieure (IHESI) entre 1998 et 2003.
Spécialiste des questions de sécurité locale et de police urbaine (policing), il a publié de nombreux articles et rapports sur le sujet.
Publications récentes
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Fiche pratique 8 juin 2026
Les interventions du policier municipal face aux jeunes
Le policier municipal, au travers de ses différentes missions, peut être un interlocuteur privilégié pour les jeunes. Son approche doit s’adapter au public qui se trouve face à lui ; il ne doit pas s’adresser de la même manière à un enfant ou à un adolescent. Cette fiche va permettre de comprendre les différentes étapes de la jeunesse, de maîtriser les droits et devoirs des mineurs, de connaître les dangers qui les guettent et d’appréhender les règles à respecter pour le policier municipal au contact des jeunes.
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Fiche pratique 8 juin 2026
La sécurité privée et ses interactions avec la police municipale
Le secteur de la sécurité privée en France, qui connaît une forte croissance depuis plusieurs années, emploie près de 210 500 agents et génère un chiffre d’affaires annuel de plus de 11 milliards d’euros, en hausse de 10 % par rapport à 2022. La croissance annuelle de ce secteur est de l’ordre de 5 à 7 % depuis plusieurs années. Il s’agit d’un secteur d’activité réglementé et encadré. Cette fiche propose : de présenter un rapide historique de ce secteur d’activité ; de cerner les contours du marché de la sécurité privée ; d’appréhender la réglementation de ce domaine ; de préciser l’organisation des contrôles des activités ; de présenter la place de la sécurité privée dans les collectivités territoriales.
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Fiche pratique 8 juin 2026
Le protoxyde d’azote : effets, risques, législation et moyens de lutte
Le protoxyde d’azote, également appelé gaz hilarant, est d’un usage courant en médecine et dans l’industrie. Il est également utilisé stocké dans des cartouches adaptées aux appareils de type siphon à chantilly. Depuis plusieurs dizaines d’années maintenant, son usage est détourné à des fins récréatives. Toutefois, il est constaté une recrudescence de cet usage qui conduit parfois à de graves conséquences en matière de santé pour les consommateurs. Cette fiche présente : ce qu’est le protoxyde d’azote ; ses effets ; les risques liés à sa consommation ; ce que dit la loi ; les moyens de lutte à disposition du maire.
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Fiche pratique 8 juin 2026
Le maire et la lutte contre les addictions
La lutte contre les addictions est un enjeu majeur et permanent de la société actuelle. Le trafic de stupéfiant a explosé au cours des dernières décennies et la France est le pays où la consommation de cannabis est la plus élevée en Europe, y compris pour les adolescents qui sont les premiers consommateurs en Europe. Le maire, garant de la santé, de la sécurité, de la tranquillité et de la salubrité publiques, est appelé à contribuer à la lutte contre les conduites addictives afin de répondre aux attentes de ses administrés et ainsi améliorer le vivre-ensemble. Cette fiche établit dans un premier temps un état des lieux des principales addictions, puis présente les champs d’intervention du maire face aux conduites à risque.
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Fiche pratique 8 juin 2026
Les équipements de protection des policiers municipaux
Les agents de police municipale sont assujettis au port d’une tenue réglementaire lorsqu’ils sont en service, le travail en civil n’étant pas permis. Bien que cette tenue se rapproche de celles des forces étatiques, elle ne doit porter à aucune confusion avec ces dernières. Plusieurs textes en fixaient les caractéristiques, sans tenir compte de l’évolution de la profession, concernant notamment le port des gilets pare-balles. L’arrêté du 5 mai 2014 relatif aux tenues des agents de police municipale a remplacé le décret n° 2004-102 du 30 janvier 2004 relatif aux tenues des agents de police municipale. Il précise les caractéristiques de toutes les tenues que peuvent porter les policiers municipaux, en prenant en compte les spécialités. Il dispose notamment que les agents de police municipale peuvent être dotés de gilets pare-balles et en précise le marquage. Il renvoie au chapitre Ier du Code de la sécurité intérieure qui précise également les caractéristiques de la carte professionnelle dont le port est obligatoire en service, et la sérigraphie des véhicules. Enfin, il a abrogé l’arrêté du 10 novembre 2005 fixant la référence technique des couleurs de la tenue des agents de police municipale. Les équipements de protection balistique dits « lourds » comme les boucliers ou les casques, tout comme certaines protections utilisées lors des violences urbaines, ne sont cependant pas prévues réglementairement. Les fournisseurs rivalisent de propositions d’équipements toujours plus sophistiqués, souvent utilisés par les forces étatiques. Comme tous matériels opérationnels, les agents doivent connaître leur équipement et surtout s’entraîner à les utiliser régulièrement. Attention toutefois à ne pas en faire trop car ce n’est pas parce que le service dispose de casques ou boucliers balistiques que le policier municipal doit oublier sa mission première et aller sur des interventions pour lesquelles il n’a pas compétence.
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Fiche pratique 10 avril 2026
Comprendre la politique de sécurité du maire
Par sa proximité, ses compétences en police administrative et son rôle de coordination, le maire est un acteur clé de la sécurité locale. Pourtant, malgré un rôle de plus en plus visible dans les politiques locales de sécurité, le maire agit dans un cadre juridique strict et avec des moyens très inégaux selon les communes. Ces deux éléments constituent des limites structurelles à son action contre la délinquance. Comme le souligne Xavier Latour dans son article de novembre 2025 (cf. rubrique Aller plus loin), au-delà des limites juridiques, on peut observer de fortes inégalités territoriales dans la capacité des communes à mener des politiques de sécurité efficaces. Les grandes villes et métropoles disposent généralement de moyens financiers plus importants. Elles peuvent recruter un nombre conséquent de policiers municipaux, investir dans la vidéoprotection, développer des centres de supervision urbaine, financer des dispositifs de prévention sociale ou encore expérimenter des technologies innovantes. Ces communes ont aussi une ingénierie administrative suffisante pour monter des projets complexes et coopérer avec l’État. À l’inverse, les petites communes, notamment rurales, disposent de ressources très limitées. Elles n’ont souvent pas de police municipale ou seulement un garde champêtre, et doivent se reposer presque exclusivement sur la gendarmerie nationale. Leur capacité à investir dans des équipements coûteux (caméras, logiciels, personnels spécialisés) est réduite, ce qui limite leur marge de manœuvre face aux attentes croissantes des habitants en matière de sécurité. Ces disparités sont renforcées par les différences de charges et de contextes locaux. Certaines communes, bien que petites, sont confrontées à des problématiques spécifiques (zones touristiques, axes de passage, quartiers sensibles) sans disposer des moyens correspondants pour y répondre. Par exemple, longtemps épargnées, les communes rurales sont désormais touchées par le narcotrafic. Il en résulte une forme de sécurité à plusieurs vitesses, où la qualité et l’intensité des politiques locales de prévention et de surveillance varient fortement d’un territoire à l’autre, alors même que le cadre juridique est national et uniforme. Le maire est ainsi pris dans une tension permanente : acteur incontournable de la sécurité locale, il reste dépendant de l’État et des ressources de sa commune, ce qui limite l’efficacité et l’homogénéité des politiques de lutte contre la délinquance. Cette fiche se propose donc d’analyser les moyens mis à sa disposition et l’application qui peut en être faite selon les attentes des citoyens. On distinguera deux axes principaux suivant que la politique communale est préventive ou répressive.
