Domaines d'expertise
Biographie professionnelle
Maître de conférences en sociologie HDR (EHESS) à l’université Toulouse Capitole, il a été chargé de recherches puis directeur adjoint des recherches à l’Institut des hautes études de la sécurité intérieure (IHESI) entre 1998 et 2003.
Spécialiste des questions de sécurité locale et de police urbaine (policing), il a publié de nombreux articles et rapports sur le sujet.
Publications récentes
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Fiche pratique 28 novembre 2025
Créer et mettre en place une brigade canine en police municipale
Attendu depuis longtemps et annoncé dans la loi n° 2021-646 du 25 mai 2021 pour une sécurité globale préservant les libertés, le décret n° 2022-210 du 18 février 2022 relatif aux brigades cynophiles et modifiant le livre V du Code de la sécurité intérieure a été publié au Journal officiel le 20 février 2022. Le décret établit ce qu’est une brigade canine, ainsi que les missions qui lui sont dévolues. Il modifie le livre V du Code de la sécurité intérieure en créant une section 4 bis incluant les chiens dans sa partie relative à l’armement des policiers municipaux. Bien que le texte prévoie que les chiens soient identifiés dans un registre, ils ne sont pas considérés comme des collègues mais comme des armes à part entière. Il répond en partie aux attentes de formation des agents, mais ne fait pas l’unanimité parmi les maîtres-chiens en ce qui concerne la propriété des chiens. Certains y voient la fin programmée des chiens personnels, voire la fin des unités canines en police municipale.
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Fiche pratique 28 novembre 2025
Créer et gérer une brigade équestre en police municipale
Le cheval, abandonné dans les années 1930 pour les missions de police, revient aujourd’hui en force au sein des polices municipales où il est considéré comme un auxiliaire efficace. La plus ancienne brigade équestre de police municipale est celle d’Orléans qui a vu le jour en juin 1985, rapidement imitée par de nombreuses communes. La première partie de cette fiche traitera des missions d’une brigade équestre, la seconde citera les atouts et inconvénients d’une telle brigade ; enfin, sera abordée l’organisation généralement adoptée par les communes.
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Fiche pratique 28 novembre 2025
Le statut et les pouvoirs de police du maire
Le Code général des collectivités territoriales précise que « le maire concourt, par son pouvoir de police, à l’exercice des missions de sécurité publique et de prévention de la délinquance ». Le maire est l’autorité compétente pour prendre et faire respecter les mesures nécessaires au maintien de l’ordre, de la sécurité, de la tranquillité et de la salubrité publiques sur le territoire de la commune. La sécurité apparaît aujourd’hui comme l’une des principales préoccupations des maires et comme un enjeu électoral majeur. Pour satisfaire leurs ambitions dans le domaine de la sécurité, les maires ont un statut qui leur confère des pouvoirs de police administrative et des pouvoirs de police judiciaire. Enfin, et plus récemment, les lois ont consacré la vocation du maire à être le pivot de l’action territoriale de sécurité et de prévention de la délinquance.
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Fiche pratique 28 novembre 2025
Créer et gérer une brigade motocycliste en police municipale
Les premiers policiers à motocyclette sont apparus il y a 90 ans environ avec le développement de l’automobile et le perfectionnement des motocyclettes. Parallèlement, la police montée a commencé à disparaître. Le policier municipal à moto exerce essentiellement des missions de police de la route qui figurent parmi les priorités gouvernementales. Cette fiche présente : les différentes missions d’une brigade motocycliste ; les atouts et les inconvénients d’une brigade motocycliste ; la formation spécialisée motocycliste dispensée par le Centre national de la fonction publique territoriale (CNFPT).
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Fiche pratique 2 octobre 2025
La garde des animaux en fourrière, une activité soumise à des exigences sanitaires, éthiques et de transparence
Au-delà de la part « directement visible » par les administrés, le service public de fourrière animale consiste, durant l’ensemble du séjour des animaux, à limiter les risques sanitaires, garantir leur bien-être et assurer la traçabilité de l’action menée. Les enjeux sanitaires des fourrières animales sont nombreux : le passé des animaux accueillis étant totalement inconnu, ces derniers peuvent être porteurs de maladies potentiellement graves, transmissibles aux autres animaux ou même parfois aux humains. Ces risques sont d’autant plus importants dans le cas de la reprise d’un animal par son propriétaire : l’animal repris, qui a potentiellement été exposé plusieurs jours à des maladies graves, se retrouve dans la nature, avec un risque non négligeable de propagation d’épidémies. Durant le délai de fourrière, les animaux ne dépendent que du gestionnaire de la fourrière et, en ce sens, de la collectivité. Il convient donc, pour cette dernière, de veiller à ce que ces animaux, particulièrement vulnérables car invisibles aux yeux des administrés, reçoivent les soins et l’attention dont ils ont besoin. Le service public de fourrière animale fait en ce sens souvent l’objet d’une méfiance importante de la part des administrés, qui s’inquiètent, à raison parfois, des nombreuses euthanasies qui pourraient y être pratiquées. Assurer un suivi fiable et précis de l’activité et des actions qui sont menées envers les animaux, voire communiquer sur ces dernières, est donc indispensable pour la collectivité. Quels sont les impératifs sanitaires qui incombent au service public de fourrière animale ? Quelles sont les obligations et besoins relatifs au bien-être des animaux en fourrière ? Comment y répondre ? Comment assurer une bonne traçabilité de l’action publique ?
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Fiche pratique 2 octobre 2025
Le service public de fourrière animale, un lien aux administrés
Le service public de fourrière animale se distingue par la méconnaissance qu’en ont les administrés. Informés de son existence et de son fonctionnement en mairie (C. rur., art. R. 211-12), ces derniers y ont néanmoins rarement recours et, dans la majorité des cas, ce recours est subi (lors de la perte d’un animal, par exemple). Pour autant, les interactions entre les administrés et le service de fourrière animale ne sont pas à négliger tant le sujet de la protection animale peut mobiliser les citoyens d’un territoire. Bien qu’encadrées par les articles L. 211-11 à L. 211-28 du Code rural et de la pêche maritime, de nombreuses modalités de fonctionnement de la fourrière animale sont laissées à l’appréciation de la collectivité. Il incombe alors à chaque commune ou intercommunalité de s’interroger quant au service de fourrière qu’elle souhaite proposer : Quelles sont les interactions entre l’administré et la fourrière animale ? Dans quelle mesure la collectivité peut-elle faire du service public de fourrière animale un motif de satisfaction de la part des administrés ? Quelles sont ses marges de manœuvre pour répondre aux obligations légales tout en ajustant le service aux besoins du territoire ?
