Domaines d'expertise
Biographie professionnelle
Michaël François est MMABTPI au sein de la police municipale d’Oyonnax (01), après avoir exercé en région Centre puis en région lyonnaise.
Moniteur en maniement des armes de police municipale depuis 2010, moniteur Bâtons et Techniques d’Intervention depuis 2017, il est en police municipale depuis 2006.
Il assure les séances de tir et de techniques de défense en intervention (TDI), et intervient également pour les formations préalables à l’armement et les séances de tir pour le compte des CNFPT.
Publications récentes
-
Fiche pratique
Quel est le rôle d’un moniteur en maniement des armes (MMA) ou d’un moniteur en bâtons et techniques professionnelles d’intervention (MBTPI) ?
Depuis l’arrêté du 3 août 2007, des agents de police municipale peuvent devenir moniteurs en maniement des armes. Ces agents doivent subir une formation de 6 semaines dans une école de police nationale ou de gendarmerie où ils sont évalués chaque semaine avant de prétendre au certificat de moniteur. Depuis le 20 avril 2017, date de la publication de l’arrêté du 14 avril 2017 modifiant l’arrêté du 3 août 2007 relatif aux formations des agents de police municipale, les policiers municipaux peuvent devenir moniteurs en bâtons et techniques professionnelles d’intervention. L’arrêté du 23 décembre 2020 inclut les anciens formateurs de la police nationale et de la gendarmerie nationale, en leur permettant de devenir moniteurs en police municipale avec des prérequis allégés.
-
Fiche pratique
Les formations au maniement des armes
En 2007, le législateur a mis en place des formations obligatoires pour les policiers municipaux armés en catégories B, C et D. Les articles R. 511-19, R. 511-21 et R. 511-22 du Code de la sécurité intérieure ainsi que l’arrêté du 3 août 2007 modifié par l’arrêté du 14 avril 2017 instaurent une formation préalable à l’armement pour les nouveaux agents armés et des formations obligatoires pour les agents déjà armés.
-
Fiche pratique
Moniteurs en bâtons et techniques professionnelles d’intervention (MBTPI) : définition et rôle
Créés par l’arrêté du 14 avril 2017 modifiant l’arrêté du 3 août 2007, les moniteurs en bâtons et techniques professionnelles d’intervention (MBTPI) sont chargés de la formation aux gestes techniques professionnels d’intervention (GTPI) et aux techniques de défense et d’interpellation (TDI). L’arrêté du 23 décembre 2020 permet d’alléger les prérequis pour les anciens formateurs de la police nationale et de la gendarmerie nationale. La formation dure 3 semaines sur le site de l’École nationale supérieure de la police (ENSP) de Cannes-Écluse ou sur celui de l’école de gendarmerie de Rochefort.
-
Fiche pratique
Le bâton télescopique de défense
Le bâton télescopique de défense (BTD), ou matraque télescopique, est un bâton repliable composé de 3 segments. Ses origines sont plus floues que celles du tonfa, mais son utilisation remonte à de nombreuses années maintenant. Le BTD a d’abord équipé les gendarmes (hors forces mobiles), puis ensuite les brigades anticriminalité (BAC) de la police nationale, les gardiens de la paix, les entreprises de sécurité privées habilitées au port d’une arme et, enfin, les policiers municipaux. La méthode dite ASP, du nom de l’entreprise qui a formé les gendarmes, est encore utilisée, même si d’autres méthodes sont actuellement pratiquées. Aujourd’hui, plusieurs sociétés fabriquent leurs propres BTD à l’instar de la marque ASP. On peut trouver des très bons modèles de marque ESP ou Bonowi. Cette dernière propose un étui à rétention permettant de déployer le bâton en le sortant sans avoir à le mettre en œuvre par l’action du poignet. À noter : les textes officiels désignent toujours les BDF comme des matraques.
-
Fiche pratique
Le tonfa
Le tonfa est un bâton rigide doté d’une poignée latérale. Autrefois outil agraire, il devint au XVIIe siècle une véritable arme de défense entre les mains des samouraïs déshonorés pour repousser les gardes impériaux venus sur l’île d’Okinawa (Japon). Le tonfa est apparu dans sa version police, en France, au milieu des années 1980, après que Robert Paturel, policier au RAID, l’a ramené des États-Unis. Il mit au point un programme de formation destiné à la police et adapté à la législation française. Très vite, la police nationale commence à s’en équiper, habilitant les gardiens de la paix au port de cette nouvelle arme. Aujourd’hui, de nombreuses communes en font l’acquisition pour leur police municipale.
-
Fiche pratique
Les générateurs d’aérosols incapacitants ou lacrymogènes (GAIL)
Les générateurs d’aérosols incapacitants ou lacrymogènes (GAIL) sont des armes à part entière. Même s’il est facile de se procurer des modèles d’une contenance inférieure à 100 millilitres, leur port et leur usage sont réglementés. Attendu depuis le décret n° 2013-700 du 30 juillet 2013 portant application de la loi n° 2012-304 du 6 mars 2012 relative à l’établissement d’un contrôle des armes moderne, simplifié et préventif (décret désormais abrogé et dont les dispositions ont été intégrées au Code de la sécurité intérieure), le décret n° 2018-542 du 29 juin 2018 vient définitivement classer les aérosols dans leurs catégories respectives en ne prenant en compte que la contenance du diffuseur : si sa contenance est inférieure à 100 ml, il sera classé en catégorie D 2° ; si elle est supérieure à 100 ml, il sera classé en catégorie B 8°, quel que soit le produit actif. Attention, le changement de catégorie implique obligatoirement une demande de formation préalable à l’armement à la préfecture.
