Pascal Geneau
CPE, formateur au sein de l'Académie de Créteil, membre du jury du concours externe de CPE et juge-assesseur au Tribunal pour enfants du TJ de Créteil
Domaines d'expertise
Biographie professionnelle
Coordinateur
Conseiller principal d’éducation, formateur au sein de l’académie de Créteil et membre du jury du concours externe de CPE depuis 2025.
Depuis 1995, il enseigne à la faculté de droit de Paris XII (Upec) dans les domaines de la formation politique de l’Europe et de l’histoire des institutions politiques françaises.
Il est l’auteur de plusieurs aide-mémoire sur l’histoire des institutions de l’Antiquité et européennes.
Intéressé par la justice des mineurs, il exerce depuis 2006 la fonction de juge assesseur auprès du tribunal pour enfants du tribunal judiciaire de Créteil.
Publications récentes
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Fiche pratique
La tenue vestimentaire des élèves
La question de la tenue vestimentaire des élèves dans les établissements pourrait sembler au premier abord anecdotique. Elle pose en réalité de multiples problèmes aux équipes, dans tous les établissements. Il peut s’agir d’infractions à la loi n° 2004-228 du 15 mars 2004 sur les signes et tenues religieuses ostensibles, de questions relatives à la tenue en EPS, en cours de sciences expérimentales ou au sein d’ateliers. Il peut aussi être question de convenance, de « morale », d’usages, de contexte (géographique, culturel), d’identité et de mode de vie. Pour les CPE, la question vestimentaire recèle des enjeux d’éducation et de valeurs.
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Fiche pratique
CPE : les clés d’une bonne communication
Bien communiquer est essentiel dans la vie professionnelle, et ceci vaut particulièrement pour la profession de CPE, métier de communication par excellence. Et cela ne s’improvise pas. Posséder des prérequis personnels, sociaux et relationnels, en clair disposer naturellement d’un « bon relationnel » est bien évidemment important. Maîtriser un certain nombre d’outils et de procédés techniques est indispensable. L’expérience au fil des situations de communication a bien sûr son rôle à jouer. Cependant, ces conditions ne suffisent pas. Pour bien communiquer, il est également souhaitable de disposer de connaissances sur les règles élémentaires de la communication. Cette fiche les présente.
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Fiche pratique
Le CPE et le secret professionnel
Si tous les fonctionnaires et agents publics sont tenus au secret professionnel concernant les informations à caractère personnel dont ils peuvent avoir connaissance dans le cadre de leur activité, les CPE sont particulièrement concernés car la vie scolaire est largement corrélée à la vie des élèves, de leurs familles et du milieu dans lequel elles évoluent. Souvent les problèmes que rencontrent ou que provoquent les élèves trouvent leur origine dans les aléas de leur vie personnelle. À cet égard, les CPE ont une obligation de réserve et de discrétion, et dans certains cas de secret professionnel. Ces obligations comportent des limites, notamment celle de signaler les crimes et les délits dont on peut avoir connaissance, mais aussi les « informations préoccupantes », voire de danger ou de risque de danger auxquels peuvent se trouver exposés les élèves. Interdiction de révéler, mais, dans certains cas, obligation de le faire. Une double contrainte pas toujours facile à gérer.
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Fiche pratique
Contrôler l’assiduité des élèves
L’assiduité fait partie des obligations des élèves, et les établissements ont l’obligation d’en assurer le contrôle et d’informer les familles des absences – non justifiées – de leurs enfants. Le contrôle de l’assiduité est pour le CPE un axe important de travail, car il en est responsable de par sa mission. Sous l’autorité du chef d’établissement, le CPE et l’équipe vie scolaire sont en première ligne, même si toute l’équipe pédagogique est concernée.
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Fiche pratique
Organiser les élections des délégués des élèves
La massification de l’enseignement du second degré s’est accompagnée d’un processus de démocratisation dans la relation pédagogique entre élèves et enseignants puis entre élèves et équipe de direction. Si la première est née des contestations sociales et libertaires dans les années 1960, la seconde est le résultat des mouvements lycéens des années 1990 et 2000 prônant un meilleur encadrement et des conditions matérielles satisfaisantes pour pouvoir étudier sereinement. Paradoxalement, aux revendications lycéennes, l’institution scolaire répond par l’octroi de nouveaux droits en faveur des élèves cherchant à prévenir les grèves unitaires et nationales. Autrement dit, son intention était et demeure que les conflits au sein du lycée se règlent par la discussion, voire la négociation à travers le système représentatif de la démocratie scolaire. Toutefois, les instances créées, telles que la maison des lycéens (MDL) ou le conseil de la vie lycéenne (CVL), n’ont pas assez été investies par les élèves. Aussi, l’institution scolaire a dû réécrire de nouvelles circulaires ou inciter les chefs d’établissements et les CPE à impulser sur le terrain une dynamique pour faire vivre la démocratie lycéenne. Depuis 2005, il en va de même pour le collège où l’on souhaite que les élèves s’investissent davantage dans la vie de leur établissement (foyer socio-éducatif [FSE], parcours citoyen, conseil de la vie collégienne [CVC]). Avec les attentats de 2015 et 2016, l’accent a été mis sur l’éducation aux valeurs de la République et de la laïcité. Dans ce contexte, la place conférée à l’organisation des élections des délégués est devenue un temps fort du volet éducatif du projet d’établissement dans les collèges comme dans les lycées. Un nouvel opus s’est ouvert avec la circulaire de rentrée du 10 juillet 2020. La prise en compte des nouveaux enjeux sociétaux autour du développement durable, de l’écologie et du climat, relayés par la jeunesse qui se mobilise depuis 2018 autour des « marches pour le climat », a vu ces valeurs portées par des ébauches institutionnelles au sein des établissements avec la mise en place, d’une part, d’un représentant des élèves sensibilisé par ces questions environnementales, l’éco-délégué, depuis la rentrée de 2020 et, d’autre part avec le passage du comité d’éducation à la santé et à la citoyenneté (CESC) au comité d’éducation à la santé, à la citoyenneté et à l’environnement (CESCE) pour celle de 2022.
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Fiche pratique
Les délégués sécurité : retour d’expérience
Le 6 février 1973 reste à tout jamais l’un des épisodes les plus noirs et les plus traumatisants de l’histoire de l’école de la République. L’incendie du collège Édouard-Pailleron dans le XIXe arrondissement de Paris et le décès de 16 élèves du conservatoire de musique et de 3 adultes ont imposé un changement radical des mentalités sur la prise en compte des dangers liés à la sécurité des enfants confiés à l’institution. Les faits ont obligé l’ensemble de la communauté scolaire à se former et à se préparer à réagir de façon adaptée et exercée en tirant les conclusions du drame parisien. La multiplication des risques encourus, la mise en œuvre de plans particuliers de mise en sécurité (PPMS) liés aux risques majeurs ou aux attentats amènent les établissements à adapter en permanence leur politique de sécurisation des personnes et des biens. Le CPE, dans le cadre des missions qui lui sont dévolues, est un acteur important au sein des établissements en matière de sécurité. L’action qui est présentée procède d’un échange d’idées entre un CPE et le chef d’établissement alors qu’ils réfléchissaient sur les scénarios à proposer pour la mise en œuvre des PPMS risques majeurs et alerte attentat. La réflexion a porté sur la formation des élèves et les réflexes qu’ils doivent acquérir dans des situations de stress important. Le point de départ de cette réflexion a été les éléments d’analyse transmis dans le cadre de formations académiques à propos du funeste épisode de Colombine aux États-Unis. Les actes-réflexes sont au cœur du débat.
