Pascal Geneau
CPE, formateur au sein de l'Académie de Créteil, membre du jury du concours externe de CPE et juge-assesseur au Tribunal pour enfants du TJ de Créteil
Domaines d'expertise
Biographie professionnelle
Coordinateur
Conseiller principal d’éducation, formateur au sein de l’académie de Créteil et membre du jury du concours externe de CPE depuis 2025.
Depuis 1995, il enseigne à la faculté de droit de Paris XII (Upec) dans les domaines de la formation politique de l’Europe et de l’histoire des institutions politiques françaises.
Il est l’auteur de plusieurs aide-mémoire sur l’histoire des institutions de l’Antiquité et européennes.
Intéressé par la justice des mineurs, il exerce depuis 2006 la fonction de juge assesseur auprès du tribunal pour enfants du tribunal judiciaire de Créteil.
Publications récentes
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Fiche pratique
Gérer son temps et hiérarchiser les tâches
Les missions du CPE le placent dans une position transversale et impliquent à la fois des responsabilités spécifiques et la participation à de nombreuses activités en collaboration avec d’autres acteurs de la communauté scolaire : cette complexité entraîne un risque de perte de temps. Le métier est ainsi propice à la dispersion, chronophage, et son exercice quotidien nécessite d’être organisé et maîtrisé, pour ne pas être débordé et sous stress permanent. Cette fiche a pour but d’offrir des outils permettant aux CPE d’optimiser leur gestion du temps.
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Fiche pratique
Le conseil de discipline
Le conseil de discipline est l’instance administrative qui peut mettre unilatéralement fin, en droit, à l’inscription d’un élève dans un établissement scolaire contre sa volonté et celle de ses représentants légaux. Il est en cela craint par les élèves et utilisé comme une épée de Damoclès par la communauté scolaire. Mais c’est oublier qu’il est avant tout l’instance pédagogique ultime d’un établissement scolaire où toutes les composantes de l’établissement se retrouvent pour répondre d’une seule voix à une problématique éducative posée par un usager du service public d’éducation : l’élève. C’est une instance qui prolonge, en l’accentuant, le pouvoir de sanction du chef d’établissement dans sa réponse éducative. Elle est le dernier espace de conciliation entre l’élève et la communauté scolaire et donc le reflet d’une facette importante de la politique éducative des établissements. Conseiller spécialisé auprès du chef d’établissement en matière d’éducation, le rôle du CPE est primordial dans une réponse apportée à l’élève par la sanction éducative. Portée par le chef d’établissement, la sanction disciplinaire s’adosse à une politique éducative dont le CPE se doit de dessiner les contours en osmose avec le milieu éducatif généré par les constantes sociologiques de l’établissement.
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Fiche pratique
Vie scolaire et programmes d’enseignement : des champs partagés
Le sillon de la refondation de l’école se poursuit inexorablement et trace une voie déjà défrichée par le passé mais avec un objectif bien mieux défini, celui de l’école inclusive, de la réussite pour tous, intrinsèquement celle des élèves en difficulté afin de mettre fin à la gabegie de la sortie de tant d’élèves non diplômés de notre système scolaire. Les dispositions de la loi sur la refondation de l’école ont entraîné une modification profonde du système éducatif français, notamment dans le secondaire, en intervenant sur ses trois piliers structurels fondamentaux : le collège, le lycée général et technologique et le lycée professionnel. L’ensemble des réformes et leur cortège de bouleversements tant au niveau des cycles pédagogiques que des programmes d’enseignement et des dispositifs spécifiques laissent entrevoir de nouveaux champs d’investigation dans lesquels les CPE trouveront matière à employer tout leur savoir-faire et leurs compétences.
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Fiche pratique
Former les délégués des élèves
La loi n° 2013-595 du 8 juillet 2013 d’orientation et de programmation pour la refondation de l’école de la République précise que, pour devenir des citoyens, les élèves doivent apprendre les principes de la vie démocratique et avoir la possibilité de participer aux instances représentatives et/ou à la vie associative de l’établissement. La mise en place des parcours dès le collège, et notamment le parcours citoyen, doit contribuer à répondre à cette injonction. Le décret n° 2016-1631 du 29 novembre 2016 incite ainsi les collèges à instituer un conseil de la vie collégienne (CVC). Dans la continuité de la réforme du lycée, une nouvelle impulsion est donnée à la vie lycéenne et à l’une de ses instances représentatives : le conseil pour la vie lycéenne (CVL). Il s’agit clairement de renforcer dans les établissements scolaires de second degré la participation des élèves et de favoriser leur expression dans le cadre d’un dialogue concerté. La formation des délégués des élèves s’inscrit dans ce contexte ; elle est confortée par différentes mesures, qui ont pour but de mieux accompagner les élus dans l’exercice de leur fonction. Cette fiche présente le cadrage de la formation des délégués en collège et en lycée, ainsi que les modalités d’élaboration d’un plan de formation.
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Fiche pratique
La maison des lycéens
Expression de la liberté d’association donnée aux lycéens, la maison des lycéens est une association régie par la loi du 1er juillet 1901. Au début des années 1990, sa création s’inscrit dans le contexte de la loi d'orientation du 10 juillet 1989. Elle apparaît en effet comme l’un des moyens du développement de la personnalité de l’élève et de l’exercice de la citoyenneté. Le contexte correspond également au phénomène de massification des lycées, avec l’objectif affiché par les pouvoirs publics des 80 % d’une classe d’âge au niveau de la classe de terminale. Cet essor s’accompagne d’une transformation de la sociologie lycéenne et d’une évolution des attentes vis-à-vis de l’institution. Enfin, les grandes manifestations de 1986 et de 1989 ont vu émerger les lycéens comme d’authentiques acteurs dans la vie sociale et politique, à l’instar des étudiants pendant les événements de Mai-68.
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Fiche pratique
La scolarisation au Centre national d’éducation à distance (Cned)
La nécessité de mettre en place une scolarité à distance remonte aux débuts de la Seconde Guerre mondiale, en 1939. Afin de faire face à la désorganisation générale du territoire est créé un service provisoire d’enseignement par correspondance, qui deviendra le Centre national d’enseignement par correspondance (Cnec) en 1944. Dans une situation plus proche, il est mis fin, en juillet 2022, au dispositif « Mes classes virtuelles » créé pour assurer la continuité pédagogique pendant les épisodes de la crise sanitaire liée à la Covid-19. Entre ces deux temporalités, la construction d’un établissement public administratif, dédié à la scolarisation des élèves « hors les murs » des établissements, est un corollaire impératif attaché au principe de l’obligation scolaire, initié par la loi Ferry de 1882 et concrétisé par l’article L. 131-1 du Code de l’éducation. Les scolarisations complexes qui se font jour aujourd’hui amènent les établissements à faire preuve d’une grande adaptabilité. Les cas particuliers de situations d’élèves invitent les chefs d’établissement à devoir composer avec les structures imposées par les DHG et les situations particulières des enfants qu’ils accueillent. Le Centre national d’éducation à distance (Cned) apporte une réponse institutionnelle à des problématiques circonstancielles. Le CPE, dans sa mission de suivi des élèves, a une responsabilité éducative de premier plan envers les élèves inscrits dans l’établissement qui suivent un ou plusieurs enseignements à distance dans le cadre du Cned.
