Pascal Geneau

Pascal Geneau

CPE, formateur au sein de l'Académie de Créteil, membre du jury du concours externe de CPE et juge-assesseur au Tribunal pour enfants du TJ de Créteil

Domaines d'expertise

Biographie professionnelle

Coordinateur

Conseiller principal d’éducation, formateur au sein de l’académie de Créteil et membre du jury du concours externe de CPE depuis 2025.

Depuis 1995, il enseigne à la faculté de droit de Paris XII (Upec) dans les domaines de la formation politique de l’Europe et de l’histoire des institutions politiques françaises.

Il est l’auteur de plusieurs aide-mémoire sur l’histoire des institutions de l’Antiquité et européennes.

Intéressé par la justice des mineurs, il exerce depuis 2006 la fonction de juge assesseur auprès du tribunal pour enfants du tribunal judiciaire de Créteil.

Publications récentes

  • Fiche pratique

    Les aménagements aux examens pour les élèves en situation de handicap

    Dans la prise en charge des élèves en situation de handicap en milieu scolaire, la circulation de l’information des aménagements nécessaires à la bonne intégration de ceux-ci doit être très fluide, mesurée et éclairante pour tous les acteurs. L’ensemble de la communauté scolaire, personnel de santé en tête, doit être mobilisé pour réussir l’intégration de l’enfant dans l’école. En cela, le CPE a une action primordiale dans le suivi des élèves à besoins particuliers. Souvent parmi les premiers informés, récipiendaire des attentes des familles lors des phases d’inscription, il est le premier, parfois, qui accueille l’élève dans l’établissement et il est celui qui doit répondre aux attentes légitimes pressantes, mais aussi inquiètes, de l’élève et de ses parents. Les examens font partie des moments de tension particulière pour l’ensemble des élèves, mais d’autant plus pour ceux bénéficiant d’aménagements spécifiques. C’est dans ce cadre que s’inscrit la circulaire du 8 décembre 2020 qui abroge et remplace celles de 2011 et 2015.

    #élève handicapé #école #égalité des chances
  • Fiche pratique

    Retour d’expérience : immersion des lycéens en milieu universitaire (ILMU)

    La réforme du lycée et ses grands bouleversements au sein de l’institution scolaire amènent nécessairement une réflexion sur les pratiques professionnelles des différents corps de métiers inscrits dans le système éducatif. La combinaison de la temporalité et de la procédure d’affectation dans le supérieur, Parcoursup, et les nouveaux modes d’évaluation pour le baccalauréat 2021 (notamment les E3C) mettent en relief de nouveaux dispositifs à l’instar du continuum bac – 3 /bac+ 3. Les enjeux de l’orientation des lycéens des lycées d’enseignement général et technologique (LEGT) se fondent dans le déterminisme des affectations post-baccalauréat. Il apparaît, encore plus aujourd’hui, nécessaire de développer des ponts prospectifs entre le secondaire et le supérieur de manière à éclairer et documenter les choix des lycéens. Le conseiller principal d’éducation (CPE), dans le cadre des missions qui lui sont dévolues, est un acteur important au sein des établissements en matière d’orientation. Son travail de proximité avec les professeurs principaux, les psychologues de l’Éducation nationale (psy-EN), le projette au cœur du projet de l’élève. Conseiller du chef d’établissement, il lui appartient souvent de travailler en collaboration avec lui afin d’instaurer des partenariats avec les entités susceptibles d’accueillir les futurs bacheliers. C’est dans ce dernier cadre que s’inscrit l’expérience qui suit, le passage de l’état de lycéen à celui d’étudiant dans un dispositif créé de toutes pièces, le dispositif d’immersion des lycéens en milieu universitaire (ILMU).

    #acteur de l'éducation #politique de l'éducation #orientation
  • Fiche pratique

    Le lycée d’enseignement général et technologique (LEGT) aujourd’hui

    Le lycée d’enseignement général et technologique (LEGT) a pour mission de permettre la réussite scolaire de tous les élèves et la poursuite de leurs études dans le supérieur. La réforme, orchestrée depuis 2018, conduit à la disparition des filières dites générales, en les remplaçant par des enseignements de spécialités à profils littéraires, économiques, scientifiques et numériques, qui seront soutenus lors des épreuves du nouveau baccalauréat. Dans la voie technologique, les séries sont maintenues, les élèves suivent trois enseignements de spécialité pour chacune des séries. La loi n° 2019-791 du 26 juillet 2019, étayant la réforme sur l’école de la confiance et offrant de nouveaux leviers aux acteurs de terrain, vient réagir aux performances des élèves français en matière de compréhension de l’écrit, mathématiques et sciences dans les enquêtes internationales (Pisa 2015, TIMSS4 2015 et Pirls 2015), cf. la fiche « Les évaluations et comparaisons internationales ». De nouvelles mesures sont déployées depuis la rentrée 2018 aboutissant à la réforme du « baccalauréat 2021 ». Le LEGT aura alors terminé sa mue, afin de « conduire le maximum de jeunes aux niveaux de compétences attendues en fin de formation initiale et à l’obtention des diplômes correspondants ». C’est dans ce cadre que s’exerce la plénitude des fonctions du conseiller principal d’éducation (CPE).

    #eple #formation
  • Fiche pratique

    Lutte contre la violence et sécurité dans l’établissement

    Depuis vingt ans, la lutte contre la violence est l’une des priorités institutionnelles. Les causes, les effets et les solutions pour la contrer en sont mieux connus, mais avec le temps, la société et les faits de violence ont évolué et, par conséquent, les moyens pour la contrer ont changé. À la rentrée 2019, l’accueil des élèves du secondaire s’est effectué sous les auspices d’un nouveau plan de lutte contre les violences scolaires (C. n° 2019-122, 3 sept. 2019). À l’instar de la réforme de la justice des mineurs, le droit scolaire renforce l’arsenal répressif de sa réponse pédagogique (D. n° 2019-906 et n° 2019-908 du 30 août 2019). L’expression de la discipline, en réponse aux violences exercées en milieu scolaire, se caractérise par la réduction des délais de la mise en œuvre de la sanction et par l’augmentation de la mise à l’épreuve par la réduction du droit à l’oubli, caractéristique des dispositifs des années 2000. Elle manifeste une volonté affichée de protéger, de sanctuariser à nouveau l’école en renforçant la protection des usagers et des personnels des établissements scolaires. Loin des images faussées et/ou nostalgiques du surveillant général, le CPE est sur le terrain un expert des questions de violence. Et, comme sur d’autres sujets, il sait que la lutte contre la violence nécessite un travail en partenariat au niveau tant interne qu’externe.

    #politique de sécurité #prévention et lutte contre la délinquance
  • Fiche pratique

    Retour d’expérience : une initiative structurelle de prévention du conseil de discipline

    La tenue d’un conseil de discipline au sein d’un établissement revêt souvent les habits de la discorde. Quelle que soit l’origine des faits qui ont amené le chef d’établissement à le réunir, le bilan et les traces laissés sont rarement positifs. Les deux parties sont souvent inévitablement perdantes et la défiance s’instaure plus ou moins durablement. La question récurrente de son maintien suscite toujours un vif débat entre les acteurs du monde éducatif. L’exclusion d’un élève transgressif est pour certains un moindre mal afin de permettre la continuité et la stabilité du plus grand nombre, alors que pour d’autres il n’est que la transmission d’un problème non résolu à un autre groupe, souvent moins bien adapté. Le climat scolaire est un enjeu crucial du pilotage de la politique d’un établissement. Le CPE en est un rouage essentiel. Son action éducative et pédagogique est centrale dans la mise en œuvre d’actions de prévention visant à maintenir l’ensemble des élèves au sein de leur établissement durant le temps imparti à leur scolarisation. L’exclusion d’un élève doit rester une situation exceptionnelle et demeure souvent un constat d’échec ou d’impuissance. Le dispositif législatif s’inscrit, depuis longtemps maintenant, dans un élargissement des mesures visant à conserver les élèves au sein de leur établissement d’origine, en favorisant les expérimentations et les dispositifs de prévention ou alternatifs au conseil de discipline.

    #projet éducatif #conseil de discipline
  • Fiche pratique

    Retour d’expérience : le rôle du CPE dans la mise en place d’un conseil de la vie collégienne (CVC)

    La refondation de l’école républicaine de 2013 et la circulaire de 2015 sur les missions du CPE confirment l’importance de la politique éducative au sein des établissements scolaires. Au centre de celle-ci, l’éducation à la citoyenneté prend de nouvelles formes, même si elles avaient déjà été expérimentées par de nombreux CPE. Il en va ainsi avec le conseil de la vie collégienne (CVC), officiellement institué par le ministère de l’Éducation nationale en décembre 2016. La circulaire entend donner une direction pour la mise en place du CVC mais elle ne remet pas en cause les dispositifs existants. On peut même dire qu’une certaine autonomie y est reconnue : « Le décret n° 2016-1631 du 29 novembre 2016 définit un cadre souple ne remettant pas en cause les expériences déjà en place et permettant à chaque collège, en fonction de ses caractéristiques, d’adopter les modalités de fonctionnement de son CVC qu’il jugera les plus appropriées. » Dans l’expérience qui est présentée ci-dessous, le CVC préexistait à la circulaire de 2016. Pour autant, son fonctionnement et sa reconnaissance dans l’établissement lui ont procuré plus de légitimité. Le rappeler n’est pas anodin car force est de constater que la réforme pédagogique que l’on connaît actuellement au collège relègue parfois au second plan l’éducation à la citoyenneté. Autrement dit, il revient au CPE de mettre en avant ce nouvel outil de la démocratie scolaire pour lui donner du sens et faire en sorte que le CVC participe à l’amélioration du climat au collège et à la formation de futurs citoyens.

    #école #temps extrascolaire

Ressources associées