Pascal Geneau

Pascal Geneau

CPE, formateur au sein de l'Académie de Créteil, membre du jury du concours externe de CPE et juge-assesseur au Tribunal pour enfants du TJ de Créteil

Domaines d'expertise

Biographie professionnelle

Coordinateur

Conseiller principal d’éducation, formateur au sein de l’académie de Créteil et membre du jury du concours externe de CPE depuis 2025.

Depuis 1995, il enseigne à la faculté de droit de Paris XII (Upec) dans les domaines de la formation politique de l’Europe et de l’histoire des institutions politiques françaises.

Il est l’auteur de plusieurs aide-mémoire sur l’histoire des institutions de l’Antiquité et européennes.

Intéressé par la justice des mineurs, il exerce depuis 2006 la fonction de juge assesseur auprès du tribunal pour enfants du tribunal judiciaire de Créteil.

Publications récentes

  • Fiche pratique

    Vie scolaire et programmes d’enseignement : des champs partagés

    Le sillon de la refondation de l’école se poursuit inexorablement et trace une voie déjà défrichée par le passé mais avec un objectif bien mieux défini, celui de l’école inclusive, de la réussite pour tous, intrinsèquement celle des élèves en difficulté afin de mettre fin à la gabegie de la sortie de tant d’élèves non diplômés de notre système scolaire. Les dispositions de la loi sur la refondation de l’école ont entraîné une modification profonde du système éducatif français, notamment dans le secondaire, en intervenant sur ses trois piliers structurels fondamentaux : le collège, le lycée général et technologique et le lycée professionnel. L’ensemble des réformes et leur cortège de bouleversements tant au niveau des cycles pédagogiques que des programmes d’enseignement et des dispositifs spécifiques laissent entrevoir de nouveaux champs d’investigation dans lesquels les CPE trouveront matière à employer tout leur savoir-faire et leurs compétences.

    #politique de l'éducation #vie scolaire
  • Fiche pratique

    La scolarisation au Centre national d’éducation à distance (Cned)

    La nécessité de mettre en place une scolarité à distance remonte aux débuts de la Seconde Guerre mondiale, en 1939. Afin de faire face à la désorganisation générale du territoire est créé un service provisoire d’enseignement par correspondance, qui deviendra le Centre national d’enseignement par correspondance (Cnec) en 1944. Dans une situation plus proche, il est mis fin, en juillet 2022, au dispositif « Mes classes virtuelles » créé pour assurer la continuité pédagogique pendant les épisodes de la crise sanitaire liée à la Covid-19. Entre ces deux temporalités, la construction d’un établissement public administratif, dédié à la scolarisation des élèves « hors les murs » des établissements, est un corollaire impératif attaché au principe de l’obligation scolaire, initié par la loi Ferry de 1882 et concrétisé par l’article L. 131-1 du Code de l’éducation. Les scolarisations complexes qui se font jour aujourd’hui amènent les établissements à faire preuve d’une grande adaptabilité. Les cas particuliers de situations d’élèves invitent les chefs d’établissement à devoir composer avec les structures imposées par les DHG et les situations particulières des enfants qu’ils accueillent. Le Centre national d’éducation à distance (Cned) apporte une réponse institutionnelle à des problématiques circonstancielles. Le CPE, dans sa mission de suivi des élèves, a une responsabilité éducative de premier plan envers les élèves inscrits dans l’établissement qui suivent un ou plusieurs enseignements à distance dans le cadre du Cned.

    #égalité des chances #orientation
  • Fiche pratique

    Les délégués sécurité : retour d’expérience

    Le 6 février 1973 reste à tout jamais l’un des épisodes les plus noirs et les plus traumatisants de l’histoire de l’école de la République. L’incendie du collège Édouard-Pailleron dans le XIXe arrondissement de Paris et le décès de 16 élèves du conservatoire de musique et de 3 adultes ont imposé un changement radical des mentalités sur la prise en compte des dangers liés à la sécurité des enfants confiés à l’institution. Les faits ont obligé l’ensemble de la communauté scolaire à se former et à se préparer à réagir de façon adaptée et exercée en tirant les conclusions du drame parisien. La multiplication des risques encourus, la mise en œuvre de plans particuliers de mise en sécurité (PPMS) liés aux risques majeurs ou aux attentats amènent les établissements à adapter en permanence leur politique de sécurisation des personnes et des biens. Le CPE, dans le cadre des missions qui lui sont dévolues, est un acteur important au sein des établissements en matière de sécurité. L’action qui est présentée procède d’un échange d’idées entre un CPE et le chef d’établissement alors qu’ils réfléchissaient sur les scénarios à proposer pour la mise en œuvre des PPMS risques majeurs et alerte attentat. La réflexion a porté sur la formation des élèves et les réflexes qu’ils doivent acquérir dans des situations de stress important. Le point de départ de cette réflexion a été les éléments d’analyse transmis dans le cadre de formations académiques à propos du funeste épisode de Colombine aux États-Unis. Les actes-réflexes sont au cœur du débat.

    #élève #risque
  • Fiche pratique

    L’évaluation professionnelle dans le cadre du PPCR

    La rentrée 2017 met en œuvre les nouvelles procédures d’évaluation professionnelle des quelque 820 000 fonctionnaires de l’Éducation nationale. Élaborées dans le cadre du protocole « Parcours professionnel, carrières et rémunérations » (PPCR), elles visent à améliorer et revaloriser les métiers de la fonction publique. C’est une refonte complète du système précédent, constituant une remise à plat des pratiques évaluatives des différents corps. Elle a pour principal moteur le principe d’égalité de traitement et d’évolution de carrières entre les fonctionnaires. L’évaluation des CPE ne déroge pas à la règle et voit un rééquilibrage des rôles de ses deux censeurs, L’IA-IPR EVS et le chef d’établissement. S’inscrivant dans la refondation de l’école de la République (loi n° 2013-595 du 8 juillet 2013), à l’instar des élèves, l’évolution de cette évaluation se fait au niveau de maîtrise d’un certain nombre de compétences. Exit la note administrative annuelle chiffrée. La promotion des CPE devient plus linéaire, calquée approximativement sur l’ancienne courbe d’une promotion dite au « choix » assurant une revalorisation moyenne des salaires pour l’ensemble du corps.

    #cpe #évaluation
  • Fiche pratique

    Les équipes académiques « laïcité et fait religieux »

    À l’occasion de l’anniversaire de la loi du 9 décembre 1905 du « Petit Père Combes », portant sur la séparation des églises et de l’État, le ministre de l’Éducation nationale propose de renforcer la protection de la laïcité par la mise en place d’un dispositif visant à soutenir les usagers du service public d’éducation. Il comporte notamment la mise en place d’un « Comité des sages », la publication et la diffusion d’un nouveau vade-mecum « La laïcité à l’école » et la création d’« unités laïcité fait religieux » dans chacune des académies. Ces unités serviront à « intervenir sur le terrain », c’est-à-dire dans les établissements, en cas d’atteinte à la laïcité. Les professeurs d’enseignement moral et civique mais également les conseillers principaux d’éducation sont les premiers acteurs pour la formation et la sensibilisation des élèves aux valeurs républicaines au sein des établissements.

    #personnel de l'éducation nationale #politique de l'éducation
  • Fiche pratique

    La protection de l’enfance en établissement scolaire

    La protection de l’enfance est encadrée par la loi n° 2007-293 du 5 mars 2007 et plus récemment par la loi n° 2016-297 du 14 mars 2016. Cette dernière met en place le Conseil national de la protection de l’enfance (CNPE). Elle s’inscrit dans le schéma organique de chaque département dans le cadre de l’aide sociale à l’enfance (ASE). Elle est définie à l’article L. 112-3 du Code de l’action sociale et des familles (CASF) comme visant à « garantir la prise en compte des besoins fondamentaux de l’enfant, à soutenir son développement physique, affectif, intellectuel et social et à préserver sa santé, sa sécurité, sa moralité et son éducation, dans le respect de ses droits ». Elle embrasse l’ensemble des situations attachées à une mise en danger des enfants, allant de la prévention jusqu’aux mesures de protection administrative ou judiciaire, en passant par le repérage des situations de danger ou de risque de danger. C’est dans la mise en œuvre de ces dernières que sont souvent mis à contribution les CPE. La protection de l’enfance est un des aspects qui appelle une grande vigilance de la part des personnels de l’Éducation nationale. La prévention comme le repérage s’effectuent pour une part importante, dans et par les établissements scolaires. Dans le secondaire, les CPE sont au cœur de la manœuvre. Situés au carrefour de l’information, ils sont souvent alertés par des signes avant-coureurs, ou bien des événements inhabituels qui les amènent, de par leur travail de suivi, à découvrir des situations aiguës. Ils sont, avec les personnels de santé, à l’initiative ou dans l’accompagnement de la remontée des situations d’enfants en danger pour lesquelles il est nécessaire de procéder à une remontée institutionnelle.

    #protection de l'enfance #eple

Ressources associées