Régine Roche

Régine Roche

Directrice adjointe du Centre hospitalier de Valence et experte ANAP

Domaines d'expertise

Biographie professionnelle

Docteure certifiée en management public et diplômée de l’École des hautes études en santé publique (promotion DESSMS 2007-2008), Régine Roche met depuis plus de 25 ans son expertise au service des institutions publiques, en matière de pilotage stratégique, de performance et de transformation des organisations sanitaires et médico-sociales.

Elle débute sa carrière comme chargée de mission dans le cadre de la mise en œuvre de la réforme de la tarification des Ehpad, avant d’exercer pendant plus de trois ans les fonctions de directrice d’hôpital local.

Elle assure ensuite la direction commune de deux Ehpad publics totalisant 200 lits et places dans le Haut-Var, où elle conduit des démarches de structuration et d’optimisation de l’offre.

Dans le contexte exigeant de la crise sanitaire, elle est missionnée par l’Agence régionale de santé Occitanie pour accompagner des établissements et services médico-sociaux en difficulté économique.

Cette expérience consolide son positionnement sur les enjeux de transformation, de soutenabilité financière de l’offre de soins et de conduite du changement.

Depuis 2025, elle est également experte performance auprès de l’Agence nationale d’appui à la performance, intervenant sur les questions d’efficience organisationnelle, de gouvernance et de performance globale.

Elle occupe actuellement les fonctions de directrice-adjointe du centre hospitalier de Valence, où elle anime la filière gérontologique Drôme-Ardèche et contribue au déploiement de dynamiques territoriales intégrées.

Auteure de plusieurs articles dans la revue Gestions Hospitalières, elle a coordonné et contribué à des ouvrages collectifs de référence dans le champ de la santé et du médico-social.

Elle est notamment l’auteure de l’ouvrage Piloter la performance globale des GHT. D’une gestion intégrative à un outil de performance servicielle, publié aux éditions Les Études Hospitalières en 2019.

En décembre 2025, elle a co-rédigé le livre blanc « L’hôpital public augmenté » : l’IA au service des établissements de santé, publié par les Éditions Weka, qui analyse les conditions de déploiement de l’intelligence artificielle et en explore les usages comme leviers stratégiques et organisationnels mis au service des établissements publics de santé.

Publications récentes

  • Fiche pratique

    Comment organiser une démarche qualité dans les services cliniques ?

    La Haute Autorité de santé rappelle dans la fiche pédagogique consacrée à l’évaluation de la prise en charge médicamenteuse en établissement de santé que « la PEC médicamenteuse est un processus complexe qui repose sur l’organisation du circuit du médicament. Celle-ci doit prendre en compte dans sa mise en œuvre les facteurs humains et organisationnels, les facteurs environnementaux, l’évaluation des pratiques professionnelles et les situations à risque. Plusieurs facteurs expliquent la survenue d’erreurs : l’intervention de différents acteurs de santé dont les rôles particuliers sont complémentaires et l’enchaînement de nombreuses étapes qui se réalisent en des lieux géographiquement différents ; la diversité des pathologies, leur degré d’urgence et de gravité couplée à la diversité des thérapeutiques et des terrains des patients ; des projets thérapeutiques de plus en plus complexes nécessitant un développement d’information adapté au patient d’autant plus délicate ; la circulation d’une information qui n’est d’ailleurs pas toujours accessible ; ou encore l’interruption de tâches. L’objectif de la PEC médicamenteuse à l’hôpital est d’assurer au bon patient l’apport du bon médicament, à la bonne posologie, selon la bonne voie, dans les bonnes conditions et au meilleur coût ». La fiche pédagogique consacrée à l’évaluation de la PEC médicamenteuse fait un zoom sur les enjeux de la démarche de certification, déclinée en trois étapes (pilotage, actions, évaluation) ; et sur les points clés de la PEC médicamenteuse soumis à évaluation. La démarche qualité de la prise en charge médicamenteuse du patient s’appuie sur la maîtrise : de la prescription ; de la dispensation ; de l’administration ; du bon usage des antibiotiques ; des conditions d’approvisionnement/transport/stockage ; de la conciliation des traitements médicamenteux ; des médicaments à risque ; de l’évaluation des pratiques.

    #has
  • Fiche pratique

    Quel niveau d’exigence impératif le Manuel de certification de la Haute Autorité de santé consacre-t-il à la prise en charge médicamenteuse ?

    L’emploi des médicaments expose, au-delà de leurs effets bénéfiques, à des risques liés à leur mésusage, qui ont été montré par de nombreuses enquêtes. L’intégration du circuit du médicament dans les niveaux d’exigence impératifs de la procédure de certification de la Haute Autorité de santé vise à prévenir ces risques dans les établissements de santé.

    #structure nationale de santé #has
  • Fiche pratique

    Partenariat patient-équipe de soins : les recommandations de la HAS

    L’engagement des patients à tous les niveaux du système de santé constitue aujourd’hui une solution majeure pour répondre aux nouveaux besoins créés par le vieillissement de la population et la prépondérance des maladies chroniques qui l’accompagne, dans un contexte budgétaire restreint. L’engagement des patients avec leurs savoirs expérientiels est vu comme une des voies prometteuses pour améliorer la santé de la population et les problèmes auxquels sont confrontés les systèmes de santé. Le partenariat patient, encouragé par la Haute Autorité de santé depuis 2015, est une approche transformatrice dans la prise en charge des maladies chroniques. Ce concept vise à intégrer les patients au sein de l’équipe de soins, leur permettant d’apporter leur savoir expérientiel. Ce type de collaboration peut significativement améliorer la qualité des soins et des services de santé. Ce partenariat souligne l’importance des relations entre patients, leurs proches et les professionnels de santé. Depuis 2021, la démarche de partenariat patient est également soutenue par le programme Pacte, qui prône l’engagement des patients partenaires au cœur des soins, considérant cette intégration comme essentielle à l’amélioration de la santé des patients. En janvier 2024, la nouvelle certification prévoit des recommandations sur l’engagement du patient.

    #patient #professionnel de santé
  • Fiche pratique

    Santé publique : comment renforcer la littératie en lien avec les patients et les usagers ?

    Le dernier rapport de la Conférence nationale de santé accorde de l’importance à la littératie en santé, qui vise à développer chez l’individu en bonne santé ou malade des capacités d’action qui permettront d’être efficace dans des situations complexes qui relèvent tout autant de dimensions sociales, culturelles, économiques et cognitives que du domaine médical.

    #maladie #conférence nationale de santé
  • Fiche pratique

    La prévention des risques professionnels dans les services d’aide à domicile

    La prévention des risques professionnels est primordiale dans un secteur qui connaît, aujourd’hui encore, une sinistralité presque trois fois plus élevée que la moyenne nationale tous secteurs confondus, et supérieure à celle du bâtiment. Les salariés sont exposés à de nombreux risques occasionnant des accidents du travail, liés principalement à la manutention manuelle et aux chutes. Par ailleurs, la majorité de ces accidents concernent les salariés de 40 à 59 ans et 96 % d’entre eux touchent des femmes. « Les risques professionnels liés au secteur de l’aide à domicile tiennent à la diversité des situations de travail chez les particuliers. Ils peuvent être évités », indique l’Assurance maladie sur son site. Tout employeur du secteur est tenu d’assurer la sécurité et de protéger la santé physique et mentale des intervenants. Il lui incombe alors d’évaluer les risques auxquels ces derniers sont exposés, et de mettre en œuvre des mesures de prévention adaptées. Dans les services médico-sociaux à domicile, ces actions sont à mener en collaboration avec les acteurs de terrain, le coordonnateur de secteur et les représentants du personnel concernés. Nous vous proposons de décrire les principaux risques professionnels dans les services d’aide à domicile et les conséquences sur la santé, puis quelques mesures simples à mettre en œuvre pour limiter les risques dans ce secteur d’activité, puis les étapes de la démarche de prévention, et enfin la rédaction du document unique d’évaluation des risques.

    #accompagnement des publics #service d'aide à domicile #risque professionnel
  • Fiche pratique

    Le numérique au service de la mise en œuvre des services autonomie à domicile

    Le secteur médico-social dans son ensemble (et donc le secteur médico-social à domicile) s’inscrit, depuis la loi n° 2016-41 du 26 janvier 2016 de modernisation de notre système de santé, dans une logique de parcours de l’usager. Aujourd’hui, le décloisonnement et l’intersectorialité sont les règles d’un fonctionnement qui aspire à mettre le bénéficiaire au cœur du dispositif dans le cadre d’une prise en charge de plus en plus individualisée. Les pouvoirs publics ont structuré l’offre pour que, sur le terrain, celle-ci réponde à cette logique. Dans ce cadre, l’article 44 de la LFSS 2022 a bouleversé le secteur médico-social à domicile en instaurant une prise en charge globale avec la création de « services autonomie », proposant à la fois une activité d’accompagnement et de soin qui devront d’ici fin juin 2025 répondre au cahier des charges du décret n° 2023-608 du 13 juillet 2023. Toujours dans le cadre de la logique de parcours et de l’intersectorialité, ce cahier des charges donne obligation aux futurs services autonomie à domicile de travailler ensemble, notamment en matière de système d’information. Par ailleurs, les accords du Ségur de la santé de juillet 2020 ont encouragé le développement du numérique en santé, avec comme objectifs affichés de « rattraper le retard dans la modernisation, l’interopérabilité, la réversibilité, la convergence et la sécurité des systèmes d’information en santé », de sorte à « généraliser le partage fluide et sécurisé des données de santé ». Cette double problématique va bouleverser la vie de nos établissements et services qui devront répondre aux exigences du cahier des charges des services autonomie à domicile tout en disposant d’interfaces avec de nombreux programmes et logiciels, quitte à changer de logiciel. Nous vous proposons de décrire le cahier des charges des services autonomie à domicile en matière de numérique, puis le Ségur du numérique en santé, et enfin les moyens pour acquérir ou mettre à niveau son DUI « référencé Ségur » pour SAD.

    #accompagnement des publics #service d'aide à domicile #médias

Ressources associées