Sabine Pepinster

Sabine Pepinster

Sabine Pepinster

Proviseure à EREA-LEA

Domaines d'expertise

Biographie professionnelle

Sabine Pepinster est cheffe d’établissement depuis 2010. Après avoir exercé en collège et en lycée polyvalent, elle dirige actuellement un Érea.

Elle est experte associée à l’IH2EF et formatrice académique pour les cadres en formation statutaire, continue et continuée.

Ses domaines de prédilection sont le management et le pilotage stratégique (elle a obtenu le master Gestion des organisations scolaires à l’IAE Gustave Eiffel en 2018) et le DU qu’elle a validé en 2024 : Gestion et résolution des conflits, négociation & médiation à l’université Paris Cité lui confère le titre de médiatrice.

Elle s’est également formée sur les élèves à besoins éducatifs particuliers et l’école inclusive.

Publications récentes

  • Fiche pratique 10 mars 2025

    Piloter le changement et l’innovation en EPLE

    Changement et innovation renvoient à la maïeutique du projet qui constitue le fondement de l’autonomie pédagogique de l’EPLE. Les deux termes comportent assurément quelques nuances mais renvoient à une dynamique essentielle ; celle de la progression des bonnes pratiques pédagogiques en faveur de la réussite de chaque élève. Il s’agit donc bien de favoriser le changement par l’innovation dans nos établissements. Cette approche innovante doit cependant se concilier avec le souci de préserver les équilibres propres à chaque contexte d’établissement et de ménager les « susceptibilités » internes des personnels comme les effets induits de concurrence entre établissements de même zone pédagogique. Qu’il s’agisse de la conception du projet d’établissement en réponse aux caractéristiques et aux attentes de la population scolaire ou de la réponse à la commande de l’Institution (instructions officielles, programmes d’enseignement), le pilotage du changement par l’innovation s’inscrit dans la mise en œuvre pédagogique du fonctionnement de l’EPLE. Celle-ci relève de la responsabilité pédagogique du chef d’établissement en valorisant sa fonction. La présente fiche a pour ambition de donner une méthode et d’identifier les outils dont le chef d’établissement dispose pour impulser, mettre en œuvre et évaluer les actions entrant dans ce cadre.

    #refondation de l'école
  • Fiche pratique 26 février 2025

    Le remplacement des enseignants absents

    Les absences des enseignants dans le second degré ont été mises en avant ces dernières années dans les médias, et sont devenues un sujet sensible. Les parents d’élèves ont demandé de plus en plus de comptes à l’institution afin de pallier le non-remplacement des enseignants absents, n’hésitant pas à déposer des recours devant le tribunal administratif en comptabilisant les heures de cours perdues. À la rentrée 2023, le ministère a fait de cette exigence une priorité absolue. Des moyens inédits et un dispositif nouveau, les Pactes enseignants, ont été mis en place afin d’optimiser les capacités d’action. Désormais, il incombe aux établissements et aux équipes de direction d’organiser, de planifier et d’assurer le bon déroulement de ces mesures. Le principe sous-jacent qui met ainsi la pression sur l’institution est la continuité du service public, ce principe impose que toute heure de cours doit être assurée et que tout enseignant absent doit être remplacé. Si le taux de remplacement est presque satisfaisant pour les absences de longue durée (97 %), il n’en va pas de même pour les absences de courte durée. Les décrets n° 2023-732 du 8 août 2023 et n° 2023-738 du 9 août 2023 imposent désormais aux établissements scolaires de s’organiser en interne afin de pourvoir aux absences de courte durée. Mais entre les résistances des enseignants et les réformes institutionnelles, force est de constater que le défi reste majeur. Sous la responsabilité du chef d’établissement, et en concertation avec les équipes, un plan annuel de remplacement doit être réalisé par les EPLE afin d’assurer une organisation optimale des remplacements de courte durée (RCD).

    #enseignant #absence
  • Fiche pratique 19 février 2025

    Participer et/ou piloter un Greta

    La loi sur la formation professionnelle de 1971 a fait de celle-ci un marché en France. En décidant, dès 1972, de réaliser des prestations de formation d’adultes, le ministère de l’Éducation nationale s’est placé comme un acteur public sur un marché dont il doit respecter les règles, en particulier de concurrence et de recherche de financement de ses prestations. Dans une approche rapide, le marché est séparé en deux : les « financements publics » concernant essentiellement les demandeurs d’emploi et les « financements privés » concernant les personnels employés par l’acheteur de formation. Les derniers écrits du ministère rappellent que la mission concerne ces deux types de publics : réponse à la commande publique et dimension sociale pour les premiers, contribution à la montée en compétence des individus et à la compétitivité de l’économie française pour les seconds. L’Éducation nationale s’est structurée dès 1973 pour réaliser la mission de formation des adultes en créant les groupements d’établissements (Greta) et une fonction spécifique qui est celle de conseiller en formation continue (CFC). Ces personnels sont des fonctionnaires ou des personnels contractuels du rectorat qui œuvrent à temps plein au développement de la formation continue des adultes. Ils touchent une prime spécifique exclusive de toute autre. Qu’ils soient affectés en Greta ou au rectorat, ils sont tous sous l’autorité directe du Dafco ou du Dafpic. Leur mission suppose un important volet relationnel externe comportant des démarches commerciales, l’écriture des réponses aux appels d’offres, l’impulsion de la mise en œuvre des formations et leur régulation. Par contre, payés par l’État sur un marché, ils ne peuvent intervenir dans la conduite de la réalisation de la formation qui doit être faite par des personnels payés par le Greta sur fonds propres : personnels contractuels ou fonctionnaires spécifiquement indemnisés ou vacataires. La refonte totale du système de formation professionnelle à partir du 1er janvier 2019 (« loi pour la liberté de choisir son avenir professionnel ») va impacter fortement le fonctionnement des Greta qui, dans le même temps, prennent en charge de nouvelles missions, l’apprentissage notamment, tandis que la responsabilité de la formation professionnelle passe des conseils régionaux aux fédérations professionnelles.

    #adulte #formation
  • Fiche pratique 19 février 2025

    La rémunération des maîtres auxiliaires et des personnels contractuels

    Si le concours constitue l’accès privilégié au métier d’enseignant, l’Éducation nationale a besoin d’un nombre important d’enseignants non titulaires pour ajuster ses besoins en personnel. Les personnels enseignants non titulaires sont destinés à remplacer les enseignants titulaires lors des congés maladie, des congés maternité, des congés formation, ou des disponibilités. Les personnels non titulaires peuvent avoir différents statuts et des modes de recrutement différents. Il reste quelques maîtres auxiliaires bien que ce statut relativement protecteur ait été remplacé par les professeurs contractuels. La multiplication des statuts ces dernières années, les changements de quotité horaire pour les stagiaires, ont complexifié la tâche des chefs d’établissement. L’institution incite de plus en plus les chefs d’établissement, en cas d’absence de « viviers », à procéder directement au recrutement des personnels non titulaires par le biais de France travail.

    #contractuel #rémunération
  • Fiche pratique 15 janvier 2025

    Les relations école/parents d’élèves : cadre réglementaire des droits et des obligations

    La relation entre l’école et les parents est fondée sur un principe qui est celui de la responsabilité éducative partagée dont la mise en œuvre génère parfois des désaccords, voire est porteuse de conflictualité. Il importe donc tout particulièrement de bien maîtriser le cadre légal qui fixe les modalités et le contenu des échanges école/familles. En tant qu’usagers du service public éducatif, les parents d’élèves disposent à la fois de droits et de devoirs sur lesquels s’établit une relation indispensable et équilibrée avec l’institution scolaire.

    #acteur de l'éducation #eple
  • Fiche pratique 15 janvier 2025

    La politique éducative : les lois d’orientation

    Depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, le système éducatif est en perpétuelle réforme sous la pression de la demande sociale, des revendications des acteurs, des approches idéologiques et, enfin, de la culture du résultat et des évaluations internationales. Si la réforme est permanente, elle connaît des temps forts, marqués notamment par les « lois d’orientation » qui engagent des chantiers sur la durée et se traduisent par des modifications significatives tant sur le plan pédagogique qu’en ce qui concerne l’organisation des enseignements ou le fonctionnement des établissements. Le chef d’établissement se doit d’en bien connaître les objectifs et les conséquences : d’une part, en tant que représentant de l’État, c’est à lui qu’il appartient de les « mettre en musique » et, d’autre part, au-delà des alternances politiques et des postures idéologiques, elles apparaissent comme les étapes d’un même projet, celui de la « réussite de chaque élève », conjuguant la massification et la démocratisation de l’enseignement du second degré avec un regard qui se veut bienveillant en termes d’évaluation et de recherche des potentialités individuelles. De la « loi Haby » (1975) à l’école de la confiance (2019) en passant par la refondation de l’école de la République (2013), cette fiche prend plusieurs points de repère chronologiques pour en dégager les éléments essentiels.

    #politique de l'éducation #orientation

Ressources associées