Consultant en achat public / Fondateur de ST agency - Intervenant dans le Master 2 Droit des Achats Publics de l'université Paris-Saclay
Domaines d'expertise
Biographie professionnelle
Expert en achat et consultant secteur santé.
Sébastien Taupiac est ingénieur biomédical, expert en technologies de la santé et en achat public, avec près de 25 ans d’expérience. Après avoir occupé divers postes à responsabilité à l’Ugap pendant vingt ans, il a été Directeur du développement chez Verso Healthcare et Directeur de la communication chez e-Attestations. En 2024, il fonde ST Agency, une agence de conseil en achat public, où il travaille désormais comme consultant indépendant.
Son expertise couvre l’ensemble des enjeux de l’achat public, de la réglementation à la gestion des équipes, avec des compétences reconnues en marketing, communication et relations publiques. Il est également intervenant à l’Université Paris-Saclay, administrateur à lʼAPASP, et formateur pour achatpublic.com.
Auteur du guide Optimiser vos achats publicsaux éditions WEKA, il publie régulièrement des articles sur des thèmes liés à la commande publique, la cybersécurité et la souveraineté européenne.
Publications récentes
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Fiche pratique 20 octobre 2025
Déterminer les responsabilités de la direction des achats
Longtemps cantonnée au rôle de support budgétaire, la direction des achats est aujourd’hui en première ligne. Elle est appelée à incarner les politiques publiques, qu’elles soient économiques, sociales, environnementales ou numériques, et à répondre à des exigences croissantes en matière de performance, conformité et responsabilité. Dans un contexte de fortes tensions budgétaires, de raréfaction des compétences, de risques juridiques accrus, et de mutations technologiques rapides (intelligence artificielle, cybersécurité, dématérialisation), les directions achats doivent repenser leur positionnement, consolider leur légitimité, et renforcer leur attractivité. Leur mission dépasse désormais la simple maîtrise des coûts : elles doivent assurer un pilotage stratégique et transversal, tout en garantissant l’intégrité des procédures, la continuité des approvisionnements et la mise en œuvre opérationnelle des priorités politiques.
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Fiche pratique 11 octobre 2025
Savoir faire face à un fournisseur en situation de monopole
Les entreprises cherchent en permanence à se démarquer de leurs éventuels concurrents par des offres de produits, services, des modèles économiques, voire des solutions de plus en plus innovantes. Cette situation est ainsi susceptible de réduire la concurrence lors de procédures de marchés publics, voire de créer des monopoles toujours préjudiciables à la performance de l’achat public et plus complexes à gérer pour les acheteurs publics dans l’exercice de leurs missions (risque de dépendance, de défaillance, maîtrise des prix…). Ce monopole est également couramment rencontré en ce qui concerne des prestations de maintenance ou encore des consommables à caractère captifs (par exemple, automate de biologie moléculaire pour les tests de Covid-19 et les réactifs [consommables] utilisables uniquement avec cet équipement). Créer une dépendance de l’acheteur est par essence une stratégie d’entreprise ! L’acheteur peut toutefois s’organiser pour en limiter les impacts en : déployant une stratégie achat spécifique sur les produits /services en monopole ; prévoyant une transition sur plusieurs mois/années afin de sortir progressivement de ce monopole ; mettant en œuvre les cadres contractuels prévus par le Code de la commande publique adaptés à cette situation ; agissant de manière préventive afin de prévenir des situations de monopole à venir dès la définition des besoins ; rédigeant un cahier des charges fonctionnel ou des spécifications techniques assez ouvertes pour éviter de « verrouiller » la mise en concurrence ; prévoyant une clause sur la réversibilité des données pour être en capacité de changer de fournisseurs à la fin du marché ; n’externalisant pas certaines missions /activités stratégiques à une entreprise en situation de monopole ; étant considéré par l’entreprise en monopole comme l’acheteur le plus attractif.
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Fiche pratique 11 octobre 2025
Mieux connaître l’entreprise et les mécanismes de vente pour mieux acheter
Toute performance achat pérenne en coût global repose fondamentalement sur les grands équilibres liés à la relation « acheteur-fournisseur ». Les coûts associés au processus relationnel et contractuel sont importants de part et d’autre. Passé les coûts directs liés à la fourniture, aux travaux ou aux services, jamais les coûts indirects n’ont autant pesé considérant les faibles marges de manœuvre sur les prix dans le contexte de crise économique et d’inflation. Si les leviers de la massification et de la mutualisation atteignent eux aussi leurs limites, ceux liés à la relation ont souvent été oubliés et demeurent insuffisamment exploités. L’attractivité de l’acheteur (expertise, réputation, compétence, écoute, attention, réactivité…) est plus que jamais à l’ordre du jour. Les relations entre une entreprise et la commande publique engendrent de nombreux coûts au stade de la préparation, de la passation puis de l’exécution du contrat. Ces coûts directs et/ou indirects la conduisent donc naturellement à arbitrer sa réponse à telle ou telle entité voire à tel ou tel acheteur public. Ainsi, considérant que la performance du processus achat et de l’exécution des prestations est étroitement liée à l’implication de l’entreprise, il est essentiel pour l’acheteur public d’être de plus en plus attractif ! La maîtrise par ce dernier du fonctionnement d’un opérateur économique et la parfaite connaissance de l’ensemble des éléments économiques, associées, (composition des prix, coûts de fonctionnements, charges fixes et variables, saisonnalité, taux de change…) sont donc des éléments clés de la performance achat. En contrepartie, sa capacité à expliquer également au fournisseur de manière claire ses enjeux et ses attentes est également à mentionner.
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Fiche pratique 15 septembre 2025
Mettre en place une politique de gestion des ressources humaines adaptée à la fonction achat
Sous l’effet cumulé des attentes citoyennes, des pressions politiques, des contraintes budgétaires et de la transition numérique, le secteur public est engagé dans une transformation profonde. La fonction achat, longtemps perçue comme un simple levier de réduction des coûts, est désormais reconnue comme un acteur clé de la performance publique, de la souveraineté économique et numérique, et du développement durable. Dans ce nouveau cadre, la performance de l’achat repose autant sur les outils et process que sur l’expertise des équipes. Or, malgré la professionnalisation croissante et le développement des formations spécialisées, les acheteurs qualifiés deviennent de plus en plus rares à recruter… et à fidéliser. Résultat : la gestion des ressources humaines (RH) dans la fonction achat devient un enjeu stratégique à part entière, exigeant anticipation, structuration et reconnaissance.
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Fiche pratique 15 septembre 2025
Savoir faire face à un référé précontractuel
Si les recours contentieux engagés par les entreprises contre les acheteurs publics demeurent statistiquement rares, leur probabilité augmente sensiblement dans un contexte économique dégradé, marqué par une raréfaction des commandes et une concurrence plus tendue. Depuis 2020, les crises successives – sanitaire, énergétique, géopolitique et budgétaire – ont profondément fragilisé les équilibres économiques et renforcé l’enjeu stratégique que représente la commande publique pour de nombreux opérateurs. Dans ce climat d’instabilité, les entreprises (y compris PME, startups, candidats évincés ou sortants) contestent plus fréquemment les procédures qu’elles estiment irrégulières, notamment lorsqu’un manquement aux obligations de publicité ou de mise en concurrence semble avoir faussé l’attribution. Le référé précontractuel, prévu aux articles L. 551-1 à L. 551-12 et R. 551-1 à R. 551-6 du Code de justice administrative, constitue à ce titre un recours juridictionnel d’urgence, permettant de suspendre ou d’annuler la procédure avant la signature du contrat. Dès lors, les acheteurs publics, dont les décisions sont juridiquement contrôlables jusqu’à la conclusion du contrat, doivent intégrer ce risque dès la conception de leurs procédures. Cela implique : une parfaite maîtrise des fondements juridiques du référé précontractuel ; une capacité à anticiper les signaux de contentieux dès la phase desourcing ou de consultation ; une réactivité stratégique en cas de saisine du juge. La montée en technicité des requérants, parfois assistés d’outils juridiques ou numériques avancés, le développement d’un contentieux de prévention, ainsi que l’évolution jurisprudentielle (CE, 3 oct. 2008, n° 305420, Smirgeomes ; CJUE, 5 sept. 2019, n° C-333/18, Lombardi ; CE, 27 mai 2020, n° 435982, Société Clean Building) appellent à une vigilance renforcée à chaque étape de la passation.
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Fiche pratique 15 septembre 2025
Identifier les différentes fiches de poste de la fonction achat et les compétences associées
L’évolution rapide de l’achat public – portée par la professionnalisation, la mutualisation, la digitalisation et l’intégration croissante des politiques publiques – confère à la fonction achat un rôle stratégique au sein des organisations publiques. Dans ce contexte, la clarté des rôles, des missions et des compétences devient un enjeu majeur pour structurer efficacement la direction des achats et renforcer sa légitimité auprès des prescripteurs et des directions partenaires. Au-delà du recrutement, la gestion des carrières, la fidélisation des talents et la maîtrise du savoir-faire collectif sont essentielles face à la baisse d’attractivité du secteur public. Enfin, les dimensions d’intégrité, de déontologie et de prévention des conflits d’intérêts prennent une importance croissante, dans un environnement où la transparence, la traçabilité numérique et la réputation de la commande publique sont constamment exposées.
