Sébastien Taupiac

Sébastien Taupiac

Consultant en achat public / Fondateur de ST agency - Intervenant dans le Master 2 Droit des Achats Publics de l'université Paris-Saclay

Domaines d'expertise

Biographie professionnelle

Expert en achat et consultant secteur santé.

Sébastien Taupiac est ingénieur biomédical, expert en technologies de la santé et en achat public, avec près de 25 ans d’expérience. Après avoir occupé divers postes à responsabilité à l’Ugap pendant vingt ans, il a été Directeur du développement chez Verso Healthcare et Directeur de la communication chez e-Attestations. En 2024, il fonde ST Agency, une agence de conseil en achat public, où il travaille désormais comme consultant indépendant.

Son expertise couvre l’ensemble des enjeux de l’achat public, de la réglementation à la gestion des équipes, avec des compétences reconnues en marketing, communication et relations publiques. Il est également intervenant à l’Université Paris-Saclay, administrateur à lʼAPASP, et formateur pour achatpublic.com.

Auteur du guide Optimiser vos achats publicsaux éditions WEKA, il publie régulièrement des articles sur des thèmes liés à la commande publique, la cybersécurité et la souveraineté européenne.

Publications récentes

  • Fiche pratique 11 février 2025

    Développer et faire reconnaître une relation fournisseur responsable

    Les crises récentes qu’elles soient sanitaires, économiques ou encore géopolitiques impactent l’ensemble des acteurs de la commande publique (acheteurs et fournisseurs) mais aussi les acteurs institutionnels et politiques. Les crises ont également mis en exergue de réelles fragilités dans les chaînes d’approvisionnements y compris la gestion et sécurisation des systèmes d’information et données associés. La volonté de l’Europe, et plus particulièrement de la France (réindustrialisation accélérée et développement d’une véritable souveraineté) en réponse à ces enjeux, se traduit par une inflation réglementaire notamment autour des valeurs environnementales et sociales. En résumé, il est question d’exclure les entreprises non vertueuses au profit d’entreprises européennes qui sont amenées ou contraintes à le devenir. Ces bouleversements majeurs impactent la relation entre acheteurs et entreprises tant en phase de sourcing, de procédure ou encore d’exécution des marchés publics. Ainsi, si pendant longtemps les entreprises ont répondu de manière systématique aux mises en concurrence des acheteurs publics, cette situation semble rapidement évoluer pour les raisons suivantes : la pression sur les coûts et les marges des entreprises et le coût inhérent aux procédures de marché conduisent progressivement les fournisseurs, et notamment les PME, à définir une stratégie visant à sélectionner les marchés publics et à ne répondre qu’à ceux avec une réelle probabilité de chance de succès ; le respect des délais de paiement devient l’un des critères de sélection des marchés auxquels les entreprises répondront ; l’exécution des contrats représente pour les entreprises un investissement important (coûts et risques) les amenant à expertiser le caractère responsable et loyal de la relation à venir avec l’acheteur public y compris en termes de délais de paiement ; le retour au premier plan au sein des entreprises d’enjeux relatifs à la compliance et à la déontologie les oblige de plus en plus à rechercher au sein des acheteurs publics le même niveau d’engagement (évaluation des tiers, code de conduite, etc.) ; la priorisation au sein des entreprises d’enjeux relatifs à la RSE les oblige de plus en plus à rechercher au sein des acheteurs publics le même niveau de reconnaissance et d’engagement (évaluation des tiers, questionnaire pertinent…). Ainsi, les acheteurs publics sont amenés de plus en plus à s’interroger sur leur comportement, leur stratégie achat et son caractère responsable et à vouloir faire reconnaître et amplifier leurs démarches vertueuses. Pour ce faire, des dispositifs ont été mis en place, notamment, et actualisés récemment. Le décret du 14 janvier 2016 a institué le médiateur des entreprises, auquel sont confiées les missions autrefois dévolues à la médiation interentreprises et à la médiation des marchés publics. Le rôle de la médiation prend une place de plus en plus importante dans les relations commerciales entre le secteur privé mais également dans les relations secteur privé/secteur public.

    #responsabilité sociale et environnementale #achat durable
  • Fiche pratique 11 février 2025

    Savoir planifier le processus achat dans la gestion globale d’un projet

    Toute conduite de projets structurants au sein de la sphère publique engendre généralement des achats de produits, de services ou de travaux. Dans un contexte de forte évolution des exigences réglementaires et des contraintes budgétaires, la planification des achats devient essentielle pour garantir l’efficience des projets. Les considérations environnementales, l'achat en coût global et les innovations technologiques comme l’intelligence artificielle (IA) transforment les méthodes d’acquisition. Pourtant, dans la majorité des cas, la gestion de projet ne prend pas suffisamment en compte ces nouvelles dimensions. Associer la direction des achats dès la phase initiale devient donc un impératif pour optimiser la performance des projets. Cette fiche vous offre des outils et méthodes pour mieux structurer le processus achat, en intégrant ces nouvelles exigences et en positionnant la direction des achats comme un acteur central de la réussite des projets.

    #programmation des achats
  • Fiche pratique 14 janvier 2025

    Savoir conduire le dialogue avec la direction des finances

    La circulaire du 23 mars 2022, émise par le directeur de cabinet du Premier ministre, visait à adapter les marchés publics de restauration à l'évolution des prix des denrées alimentaires. Elle recommandait aux acheteurs publics d'aménager les conditions d'exécution des contrats en cours pour atténuer les effets des aléas économiques et d'adapter les futurs marchés à ce contexte. Cette circulaire a été abrogée et remplacée par celle du 29 novembre 2022. La nouvelle circulaire, prenant en compte l'avis du Conseil d'État du 15 septembre 2022, rappelle la possibilité pour les acheteurs de renégocier les prix ou autres clauses financières des contrats en application des articles R. 2194-5 ou R. 3135-5 du Code de la commande publique. Elle souligne également l'importance d'introduire des clauses de révision des prix adaptées et des clauses de réexamen dans les futurs marchés pour anticiper les variations économiques. En 2025, les acheteurs publics font face à des contraintes budgétaires croissantes dues à une inflation persistante, une volatilité des marchés et des exigences accrues de transparence et de performance. Ces défis nécessitent une collaboration étroite entre les directions des achats et des finances pour aligner les stratégies économiques et budgétaires. Le guide pratique publié par la Direction des Affaires Juridiques (DAJ) en octobre 2023, intitulé « Le prix dans les marchés publics», fournit des recommandations essentielles pour gérer les prix dans les contrats publics et renforcer les mécanismes d’ajustement, notamment via des clauses de révision et de plafonnement. Bien appréhender ces concepts et en maîtriser notamment les différences est un enjeu important.

    #financement #programmation des achats
  • Fiche pratique 18 novembre 2024

    Exprimer le caractère variable ou incertain du besoin à satisfaire

    Malgré la professionnalisation accélérée de l’achat public et la mise en place d’outils avancés de pilotage des approvisionnements et des consommations, tout marché public se doit d’intégrer les clauses et modalités permettant de gérer d’éventuels aléas. Ceux-ci peuvent notamment concerner les contours qualitatifs ou quantitatifs des produits ou services attendus. À rappeler en préambule, la nécessaire conformité à l'arrêt Simonsen et Weel de la CJUE. L’arrêt impose aux acheteurs publics de fixer un montant maximum obligatoire pour les accords-cadres, renforçant la précision requise lors de l’expression des besoins. Les articles R. 2121-8 et R. 2162-4 du Code de la commande publique ont été modifiés en conséquence. Les acheteurs doivent ainsi désormais envisager les montants maximums pour les accords-cadres exécutés par bons de commande ou marchés subséquents, afin de se prémunir des risques de contestation juridique. Cette exigence rend d’autant plus important les travaux visant à exprimer le caractère variable ou incertain du besoin à satisfaire.

    #définition des besoins
  • Fiche pratique 18 novembre 2024

    Définir un allotissement adapté

    L’allotissement est une notion importante en matière de commande publique. Concrètement, il est le fractionnement d’une procédure de marchés publics en plusieurs sous-ensembles appelés « lots » susceptibles d’être attribués séparément et de donner lieu, chacun, à l’établissement d’un marché (contrat) distinct. Par principe, les marchés publics sont allotis en application de l’article L. 2113-10 du Code de la commande publique. Allotir consiste à fractionner un besoin en plusieurs lots, en fonction des caractéristiques techniques et/ou géographiques distinctes des prestations, ou de la structure du secteur économique concerné. Lorsqu’une consultation est lancée pour plusieurs lots et ne fait l’objet que d’un seul avis de marché, chaque lot est attribué séparément à l’entreprise dont l’offre est « économiquement la plus avantageuse ». En d’autres termes, chaque lot constitue un marché, lui-même attribué à l’opérateur économique classé premier pour ce lot (marché). À cet égard, l’allotissement visé par l’article L. 2113-10 du CCP consistant en la conclusion de plusieurs marchés distincts ne doit pas être confondu avec la décomposition en lots techniques (et non juridiques) qui permet l’affectation de chaque ensemble technique à un membre d’un groupement d’entreprises dans le cadre d’un marché public unique. L’allotissement peut être technique, fonctionnel, géographique ou lié à des considérations de capacité ou de sécurité.

    #allotissement
  • Fiche pratique 23 octobre 2024

    S’assurer de la performance de ses achats en recourant au benchmarking

    Le benchmarking est une méthode qui consiste à étudier les meilleures pratiques d’autres organisations pour améliorer ses propres processus. Si cette technique est couramment utilisée dans le secteur privé, elle tend à se généraliser dans les achats publics pour accroître la performance des procédures et obtenir des réponses adaptées aux mises en concurrence. L’intégration de critères de durabilité et de responsabilité sociale dans les achats publics nécessite également une révision des pratiques de benchmarking. Les législations européenne et française imposent désormais l’inclusion de clauses environnementales et sociales dans les marchés publics, faisant du benchmarking un outil crucial pour analyser les performances sous ces nouveaux angles. Si les méthodologies de benchmarking sont connues et reconnues dans le secteur privé, elles demeurent moins utilisées dans le secteur public. En matière de commande publique, le benchmark consiste à rencontrer d’autres acheteurs publics et, le cas échéant, acheteurs privés pour échanger sur les bonnes pratiques (allotissement, montage contractuel), les stratégies tarifaires (achat, abonnement ou location par exemple) adoptées et les difficultés rencontrées (performances achat, faible intérêt des fournisseurs) dans le cadre d’une procédure d’achat. Le guide sourcing opérationnel de la Direction des achats de l’État (DAE) définit le benchmark comme « l’analyse comparative qui consiste pour l’acheteur à échanger avec les clients de ses fournisseurs ou toute structure d’achat publique ou privée pour connaître les meilleures pratiques et affiner sa tactique d’achat ou construire sa stratégie d’achat pluriannuelle sur un segment donné (échanges sur les modalités contractuelles, les délais, la gestion des stocks, etc.) ». Plus précisément, le guide de la DAE précise que « cette phase est complémentaire des actions de sourcing et est réalisée en amont d’un projet achat précis ou en continu dans le cadre d’une veille stratégique sur un segment d’achat ». La technique du benchmark tend à se diffuser dans le secteur public et, plus précisément, dans les achats publics dans le but d’accroître, notamment, la performance de son achat ou, dans un contexte économique complexe, s’assurer d’avoir des réponses aux mises en concurrence.

    #programmation des achats

Ressources associées