Directeur de la Tranquillité et Sécurité Publiques, Gestion de crise de la ville d’Aulnay-sous-Bois
Domaines d'expertise
Biographie professionnelle
Directeur de la Tranquillité et Sécurité Publiques, Gestion de crise de la ville d’Aulnay-sous-Bois (93), commune de plus de 88 000 habitants, William Roizes est policier municipal depuis 1996.
Il est diplômé de la faculté de droit, sciences politiques et sociales de l’université Paris-Nord 13 et de l’université René-Descartes Paris 5 (3e cycle, Politiques et dispositifs de sécurité territoriale en collaboration avec l’INHES, Institut national des hautes études sur la sécurité).
Il est également chargé de cours auprès du CNFPT pour les policiers municipaux depuis 2007 et pour l’école des Métiers de la Sécurité et de la Prévention de Paris.
Publications récentes
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Fiche pratique 15 juillet 2026
Le Code de la sécurité intérieure
Entré en vigueur depuis la publication de l’ordonnance n° 2012-351 du 12 mars 2012, le Code de la sécurité intérieure, (CSI) applicable depuis le 1er mai 2012 sur sa partie législative, a clarifié les compétences des différents acteurs publics et privés de la sécurité. Le décret n° 2013-1113 du 4 décembre 2013 a créé la partie réglementaire du CSI. En vigueur depuis le 1er janvier 2014, de nombreux décrets ont donc fait l’objet d’une codification à droit constant. À travers ce code, l’autorité municipale et les communes ont désormais un rôle majeur en matière de sécurité intérieure et de maintien de l’ordre public. Bien que les pouvoirs de police du maire soient de plus en plus étendus depuis ces dernières années, ils se trouvent encore renforcés avec ce code. En effet, les polices municipales se voient consacrer le livre V, qu’elles partagent avec les gardes champêtres. Il est à noter que la loi n° 2021-646 du 25 mai 2021 pour une sécurité globale préservant les libertés comporte plusieurs mesures concernant les collectivités du bloc local et l’activité des polices municipales.
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Fiche pratique 10 juillet 2026
Le policier municipal et la vidéoverbalisation couplée à la verbalisation électronique
Le respect des règles du Code de la route, et notamment celles relatives au stationnement, est l’une des clés permettant aux villes d’aboutir à l’apaisement des centres-villes et d’autres secteurs identifiés afin de réguler et de fluidifier la circulation. Il est légalement possible d’utiliser les images par le biais d’une caméra pour relever une contravention au stationnement ou à la circulation routière lors d’une infraction. Il s’agit de la « vidéoverbalisation ». Nous verrons dans un premier temps les objectifs et la législation pour la mise en place de ce dispositif, et dans un second temps le modus operandi pour l’agent en poste d’exploitation.
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Fiche pratique 10 juillet 2026
Police municipale : mettre en œuvre la décentralisation du stationnement payant sur la voie publique et le forfait de post-stationnement (FPS)
Depuis le 1er janvier 2018, le défaut ou l’insuffisance de paiement ne constitue plus une contravention, mais donne lieu au paiement d’une redevance d’occupation du domaine public : le forfait de post-stationnement (FPS). Aucune disposition réglementaire n’impose aux communes sa mise en place. Cela demeure avant tout un choix, politique, stratégique, technique et financier. Ce transfert de compétence, à l’origine prévu le 1er janvier 2016, a d’abord été reporté de 9 mois dans le cadre de la « loi NOTRe » (soit au 1er octobre 2016) en raison du traitement massif de données qu’impliquait le dispositif, puis finalement au 1er janvier 2018 pour des raisons techniques et informatiques. L’Agence nationale de traitement automatisé des infractions (Antai) propose aux collectivités territoriales qui le souhaitent de lui confier l’édition et l’envoi des avis de paiement de FPS en passant une convention dite « cycle complet ». Les collectivités qui décident d’assurer elles-mêmes ou par l’intermédiaire d’un prestataire privé la notification des avis de paiement de FPS concluent avec l’Antai une convention dite « cycle partiel », ce qui permet le traitement des FPS majorés uniquement. Au 31 décembre 2025, 661 collectivités avaient conclu une telle convention, dont une très large majorité en cycle complet. Cette fiche propose un focus sur les principales dispositions de la décentralisation du stationnement payant depuis son entrée en vigueur et sur l’organisation qui en découle au sein des collectivités territoriales qui souhaitent sa mise œuvre.
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Fiche pratique 10 juillet 2026
Le policier municipal et la procédure d’enlèvement et de destruction des véhicules épaves si la collectivité ne dispose pas de fourrière
L’article L. 2212-2 du Code général des collectivités territoriales prévoit que la police municipale a pour objet d’assurer le bon ordre, la sûreté, la sécurité et la salubrité publiques. Cette dernière intéresse la sûreté et la commodité du passage dans les rues, quais, places et voies publiques, ce qui inclut le nettoiement, l’éclairage, l’enlèvement des encombrants, etc. Les maires sont régulièrement confrontés à la nécessité de faire enlever un véhicule, et ce, même si la municipalité ne dispose pas de fourrière, parce que : le véhicule en stationnement abusif est en voie d’« épavisation » et son état présente un danger pour la sécurité du public ; il faut éviter que ces véhicules ne soient la cible d’actes gratuits de pyromanie ou de vandalisme ; une telle image, particulièrement en pied d’immeuble et dans les quartiers sensibles, génère un sentiment d’abandon qui alimente un sentiment d’insécurité ; le véhicule en stationnement abusif restreint le nombre déjà limité de places disponibles et empêche les interventions des services techniques (entretien de la voirie, etc.).
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Fiche pratique 10 juillet 2026
Le policier municipal et l’emploi des caméras individuelles
Une caméra individuelle est une petite caméra se portant sur l’uniforme d’un policier, qui est déclenchée manuellement par ce dernier. L’agent avertit toute personne se trouvant dans le champ de visionnage de l’enregistrement de la caméra dans un lieu public ou privé, sauf si les circonstances l’interdisent, dans l’exercice de ses fonctions. Le port et l’utilisation des caméras individuelles ont été expérimentés en France par les fonctionnaires de la police et de la gendarmerie nationales. Ce dispositif a été instauré en 2012 au sein des compagnies républicaines de sécurité et de gendarmes mobiles dans le cadre des zones de sécurité sensibles, afin de dissuader toute personne malveillante de commettre des exactions à leur encontre, mais aussi d’améliorer les liens entre population et police. Trois décrets parus au Journal officiel le 23 décembre 2016 avaient officialisé l’expérimentation pour les forces de police nationale et l’avaient autorisée aux polices municipales et aux agents de la SNCF et de la RATP. Cette expérimentation a cessé le 4 juin 2018, 391 communes environ ayant testé ce dispositif avec un total de 2 325 caméras, soit 6 caméras individuelles en moyenne utilisées par chaque commune utilisatrice.
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Fiche pratique 10 juillet 2026
Police municipale : verbaliser l’arrêt ou le stationnement dangereux
Tout véhicule à l’arrêt ou en stationnement doit être placé de manière : à gêner le moins possible la circulation ; à ne pas constituer un danger pour les usagers. La difficulté pour le policier municipal réside dans l’identification de l’infraction : s’agit-il d’un stationnement gênant ou dangereux ? Comment verbaliser le stationnement dans des conditions risquant de provoquer un accident en l’absence du conducteur ?
