« La question des rythmes scolaires ne peut pas se régler pour la rentrée 2026, d’abord parce qu’on a besoin de stabilité et surtout parce que ce n’est pas quelque chose que l’on peut réussir en six mois », fait valoir le ministre. « C’est à mon sens un vrai débat pour la présidentielle de 2027 », ajoute-t-il.
Fin novembre 2026, la Convention citoyenne sur les temps de l’enfant, composée de personnes tirées au sort, avait présenté vingt propositions. Parmi elles : ne pas commencer les cours avant 9 h au collège et au lycée et mettre en place cinq jours d’école « pleins » par semaine dès l’élémentaire pour mieux étaler les apprentissages.
« La Convention citoyenne a dit des choses très justes, et notamment que les temps de l’enfant sont trop fragmentés et mal articulés entre eux, entre le scolaire, le périscolaire et l’extrascolaire », souligne M. Geffray dans Ouest-France.
Mais « la réalité du terrain, c’est qu’on ne peut pas réussir la semaine de cinq jours, partout, dans les mêmes conditions. Et qu’en pensant résoudre une question pédagogiquement intéressante, on risque d’alimenter des inégalités territoriales, avec des effets contre-productifs », avertit-il.
Interrogé sur les « groupes de besoin » en mathématiques et en français, mis en place au collège à l’initiative de Gabriel Attal lors qu’il était ministre de l’Éducation, mais vivement critiqués par une bonne partie du monde éducatif, M. Geffray confirme qu’ils ne resteront pas obligatoires partout, comme évoqué il y a quelques semaines.
« Il ne s’agit pas de les faire disparaître. Là où ça marche, on les maintient ; là où ça ne marche pas, on fait autrement », explique-t-il.
« Dans ce second cas, je préfère laisser aux collèges la faculté de mettre en place d’autres approches pédagogiques, plus adaptées à leur réalité scolaire », explique le ministre.
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