Education : l’aile gauche du PS ne veut pas de postes créés « par redéploiement »

Éducation

Des membres de l’aile gauche du Parti socialiste, dont Benoît Hamon, porte-parole du PS, ont estimé mardi que la création de 60.000 postes dans l’éducation nationale, qui pourrait figurer au programme de François Hollande, ne devait pas être menée « par redéploiements ».

La veille sur France 2, le député (PS) Jérôme Cahuzac, chargé des finances au sein de l’équipe de François Hollande, avait affirmé qu' »il n’y (aurait) pas de postes supplémentaires créés dans la fonction publique d’Etat, pour une raison assez simple, c’est que la France n’en a tout simplement pas les moyens ».

« Nous sommes surpris de l’interprétation faite hier par Jérôme Cahuzac, président de la commission des Finances de l’Assemblée Nationale, de la proposition ambitieuse de François Hollande de créer 60.000 postes d’enseignants dans l’Education nationale », ont rétorqué mardi M. Hamon, porte-parole du PS, Henri Emmanuelli, député des Landes, et Marie-Noëlle Lienemann, sénatrice de Paris, dans un communiqué commun.

« Après cinq ans de suppressions de postes, en application du non remplacement dogmatique d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite, les services publics, en particulier l’école, se retrouvent en première ligne », relèvent-ils. L’UMP a aussitôt réagi pour mettre en exergue ces divergences au sein du PS. « Le manque de clarté de François Hollande crée des tensions dans son propre camp », a ainsi déclaré dans un communiqué Michèle Tabarot, déléguée générale de l’UMP.

« Ce litige interne au PS a le mérite de montrer que la promesse électoraliste de François Hollande conduira soit à supprimer des postes dans d’autres services publics, soit à augmenter la dépense publique au mépris total de la réalité budgétaire », a ajouté la présidente de la commission des Affaires culturelles de l’Assemblée nationale.

« Il est grand temps », selon elle, que M. Hollande « fasse preuve de sincérité sur la mise en oeuvre concrète de ses propositions et sur leurs graves implications pour notre pays ».

Ironisant sur « la cacophonie » au sein du PS, Sébastien Huyghe, secrétaire national de l’UMP, a lui aussi appelé M. Hollande à « sortir de l’ambiguïté afin de présenter un programme clair aux Français ».

« Après les atermoiements sur l’avenir du nucléaire, le maintien de la filière Mox, le choix d’un local de campagne, le maintien du quotient familial, c’est au tour de la portée de la mesure phare du candidat Hollande de faire l’objet de controverse au sein de son équipe », a-t-il ajouté dans un communiqué distinct.

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