Les relations se tendent dans les établissements scolaires

Éducation

La Fédération des autonomes de solidarité (FAS) vient de présenter les chiffres-clés de son baromètre du climat scolaire pour l’année 2017-2018.

Insultes, agressions, accidents… Les métiers de l’éducation exposent à des risques pouvant mettre en jeu la santé morale ou physique des professionnels. En partenariat avec la MAIF, les Autonomes de solidarité laïques (ASL) et leur Fédération (FAS) agissent, depuis plus d’un siècle, pour protéger les personnels de l’éducation et prévenir les risques de leurs métiers. Ces Autonomes de solidarité laïques – 1 ASL est présent dans chaque département – assurent la protection et l’accompagnement de près d’un demi-million de personnels d’éducation de l’enseignement public, soit environ la moitié de cette population.

Depuis 2009, les ASL publient un baromètre annuel du climat scolaire et des relations dans les établissements à partir des situations traitées chaque année. Celui-ci permet de dresser « un état des lieux des risques du métier et suit leur évolution », explique la Fédération. Ces données permettent également aux ASL de renforcer la qualité de leur accompagnement au plus près du terrain.

La Fédération a livré, début avril, les chiffres-clés de son baromètre pour l’année scolaire 2017-2018 :

  • 4 883 dossiers ont été ouverts en Protection juridique professionnelle (PJP), contre 4 552 en 2016-2017, soit une hausse de 7 % ;
  • 2 tiers des dossiers relèvent d’agressions verbales ou de diffamation ;
  • 57 % des dossiers relèvent de litiges avec les responsables légaux des élèves ou des proches de la famille ;
  • 5 % seulement des dossiers sont traités au tribunal.

À travers ces dossiers, ce baromètre rend compte de l’évolution des situations de conflits déclarées, « forme d’indicateur du climat scolaire et des relations au sein des établissements ». Cette année, il témoigne d’une « exposition accrue aux risques de conflit de certaines catégories de personnels ».

L’augmentation du nombre de dossiers traités au cours de l’année scolaire 2017-2018 résulte principalement d’une hausse liée aux dossiers « diffamation » (+ 259), représentant largement plus du tiers (38,48 %) du total des dossiers. Les agressions physiques légères (sans ITT) ne constituent « que » 5,65 % des dossiers traités, davantage toutefois que les dégradations de biens (4,46 %) ou le harcèlement moral (1,95 %). La Fédération pointe également une augmentation de 40 dossiers dans la catégorie « autres » liés à une problématique d’autorité parentale ou à l’accueil d’élèves handicapés. Ce sont les enseignants qui déclarent le plus de sinistres (67,47 %), suivis par les chefs d’établissement et directeurs d’école (24,31 %), révèle le baromètre.

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