Quel usage des moyens exceptionnels de 2012 ?

Éducation

Leur utilisation n’est pas assez différenciée, constatent trois inspecteurs généraux, dans un rapport de décembre 2012 intitulé « Bilan de l’usage des moyens attribués aux académies pour la rentrée 2012 » mais publié seulement en juillet 2013.

Les mesures d’urgence appliquées à la rentrée 2012 ont consisté à :

Dans le 1er degré

Selon les IG, les mesures d’urgence de 2012 « n’ont pas suffisamment pris en compte les disparités » académiques : certains n’en avaient pas besoin alors que pour d’autres, cela paraissait très nettement insuffisant. Par ailleurs, ils attirent l’attention du ministre sur l’effet à plus long terme de ces mesures exceptionnelles qui peuvent créer des attentes par rapport aux rentrées ultérieures. À cet effet, ils suggèrent « d’éviter les mouvements en accordéon d’une année sur l’autre », générateurs de troubles vis-à-vis des parents et des enseignants.

Les IG critiquent ouvertement les choix opérés tant dans la répartition nationale que dans les académies ou les départements. Ils estiment qu’on a davantage voulu répondre à « une demande potentielle plutôt qu’un besoin avéré ». Ils listent ainsi plusieurs recommandations au ministre dont :

  • « centrer davantage la dotation en moyens supplémentaires sur les besoins réellement constatés dans les académies »,
  • « demander aux autorités académiques une évaluation des coûts réels de ces mesures et adapter les moyens octroyés en fonction des constats établis ».

Dans le 2nd degré

Le recrutement de 280 personnels enseignants admissibles au concours de l’agrégation en mathématiques, lettres modernes, lettres classiques et anglais a eu très peu d’effets. Si dix académies ont reçu ces nouveaux lauréats, cela n’a pas beaucoup joué et eu d’impact sur les effectifs globaux. Et les inspecteurs de conclure : « cette mesure, pourtant exceptionnelle, non seulement n’a pas eu les résultats attendus, mais encore est passée à peu près inaperçue ».

La deuxième mesure qui visait à alléger le service des stagiaires de trois heures hebdomadaires a coûté 1 500 emplois au niveau national. Du côté des jeunes enseignants, cela n’a pu être que bénéfique mais son application a été diversifiée voire aléatoire d’une académie à l’autre.

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