Résultats de la concertation sur les programmes du primaire

Éducation

Un rapport de synthèse a été produit et rendu public début décembre 2013 suite à la consultation, du 23 septembre au 18 octobre 2013, sur les actuels programmes du primaire datant de 2008.

Toutes les académies ont participé à ce recollement sous la forme d’une synthèse des remontées de terrain : le taux de participation des équipes pédagogiques est proche de 70 %. Par ailleurs, on recense plus de 2 200 contributions directes également prises en compte.

Le message essentiel : trop de choses à apprendre et trop tôt !

Les contributeurs soulignent majoritairement qu’ils disposent de moins de temps d’enseignement (passage de 26 h à 24 h) mais que les programmes n’ont pas été allégés pour autant. Les enseignants et les équipes de circonscription demandent notamment que les récréations soient « non comptabilisées » dans les volumes horaires de chaque discipline.

La maternelle

Tout le monde s’accorde sur une dénonciation de la « primarisation » de la maternelle ; à ce titre, ils relèvent que la place de la GS « n’est pas perçue de façon claire ». Ils souhaitent qu’on évalue moins, qu’on laisse plus de temps aux élèves pour acquérir la maturité nécessaire aux apprentissages.

Le cycle 2

Globalement, les contributeurs réclament un recentrage sur les fondamentaux (français/mathématiques) pour leur redonner du sens. En français, par exemple, trop de « compétences techniques » sont exigées, relativement abstraites pour cette tranche d’âge, privant ainsi de temps « pour la mise en projet et pour donner du sens aux apprentissages ».

Ils souhaitent pouvoir mieux utiliser la manipulation type « La main à la pâte » mais manquent de temps pour le faire.

Le cycle 3

Les contributeurs appellent à un allègement des notions à enseigner et vont jusqu’à proposer que certaines d’entre elles soient décalées au collège. Quant aux langues vivantes, les enseignants « déplorent le manque de formation » et « veulent augmenter l’apprentissage  ».

Nombreux sont ceux qui réclament des documents d’accompagnement des programmes ainsi que des situations concrètes pour les «  ». Ils demandent également « des pistes et propositions de pédagogie différenciée ».

Concernant l’évaluation, les voix sont plus discordantes. Cependant, ils manifestent globalement le souhait « d’échelles individuelles de progression et non un niveau commun à atteindre » ainsi qu’« une forme d’évaluation positive de l’élève ».

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