Un plaidoyer « pour un débat apaisé sur les rythmes scolaires »

Éducation

Quatre organisations invitent à répartir le temps scolaire sur cinq jours « dans l’intérêt des enfants ».

Alors que de nombreuses municipalités s’interrogent encore sur l’organisation des temps scolaires à mettre en œuvre pour la rentrée 2018, le Réseau français des villes éducatrices (RFVE), l’Association nationale des directeurs d’éducation des villes (Andev), la Fédération nationale des Francas et la Ligue de l’enseignement ont rédigé un argumentaire « pour aider à l’échange et à la décision dans les conseils d’écoles, les conseils municipaux, en associant tous les acteurs éducatifs concernés, dont les parents ». Les quatre organisations signataires ont présenté leur document dans le cadre du Salon des Maires 2017. Ce plaidoyer synthétique de 4 pages rappelle « pourquoi il faut soutenir la répartition du temps scolaire sur 5 jours » et invite les acteurs à dépasser la seule question du temps scolaire pour élargir la réflexion au projet éducatif territorial dans son ensemble.

Le plaidoyer des quatre organisations du champ de l’éducation répond donc à la question suivante : « Pourquoi soutenir la répartition du temps scolaire sur 5 jours pour les enfants ? ». Elles avancent quatre arguments :

  • Pour respecter les rythmes d’apprentissage des enfants. Selon elles, mieux répartir le temps scolaire (une semaine de 9 demi-journées dont 5 matinées, par exemple) permet de programmer les séances d’apprentissage fortement mobilisatrices (sur le plan cognitif) à des moments où la faculté de concentration des enfants est la plus grande et donc de leur permettre de mieux apprendre.
  • Pour permettre à tous les enfants un accès à des activités péri et extra scolaires, qui participent à améliorer les apprentissages.
  • Pour répondre aux besoins des enfants les plus défavorisés et réduire les inégalités.
  • Pour influer sur les temps sociaux et l’égalité du temps de travail femmes-hommes.

Les quatre organisations appellent à dépasser les difficultés d’organisation du temps scolaire sur cinq jours rencontrées dans les premières années de mise en œuvre. « Pour dépasser ces difficultés désormais identifiées, le travail sur l’aménagement des rythmes doit être poursuivi en individualisant davantage l’organisation selon l’âge des enfants (en prenant en compte notamment les rythmes des maternelles), en renforçant la relation aux familles, en s’attaquant aux inégalités territoriales, en poursuivant la valorisation de la filière animation… », expliquent-elles.

À noter, enfin, que le projet de loi de finances pour 2018 maintient le fonds de soutien aux activités périscolaires… pour les seules communes qui font le choix de rester sur un rythme hebdomadaire scolaire de 4,5 jours. Le ministre de l’Éducation nationale a par ailleurs affirmé sa volonté de prolonger ce fonds jusqu’à la fin du quinquennat.

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