Les communes devront installer dès le 2 mars 2026 les emplacements d’affichage électoral liés aux élections municipales et communautaires des 15 et 22 mars 2026, sur lesquels les candidats apposeront leurs listes (sous leur propre responsabilité). Une circulaire du ministère de l’Intérieur du 30 décembre 2025, adressée aux maires et aux préfets, détaille les mesures à prendre en matière d’affichage électoral. Elle rappelle qu’un emplacement d’affichage électoral correspond au lieu d’installation des panneaux, et non à un panneau individuel. Il convient de mettre au moins une série d’emplacements à côté de chaque lieu de vote. Si un lieu accueille plusieurs bureaux de vote, il n’est pas nécessaire d’installer plusieurs séries d’emplacements. La commune peut aussi prévoir un « panneau zéro » pour y afficher le décret de convocation des électeurs.
La surface dédiée à chaque candidat sur un panneau doit permettre d’afficher au moins une petite et une grande affiches (de 97 x 420 mm et 594 x 841 mm, maximum). Le maire peut créer créer d’autres emplacements, en fonction des circonstances locales et du nombre de listes attendues, avec une limite liée à la taille de la commune. Si, à l’inverse, le maire veut réduire le nombre d’emplacements, il doit l’anticiper suffisamment tôt et en informer les candidats par tous moyens pour faciliter les opérations d’affichage.
Le préfet attribue les emplacements aux listes par tirage au sort, quelle que soit la taille de la commune.
Les candidats peuvent apposer sur leur emplacement le nombre d’affiches qu’ils souhaitent. Les candidats qui ne se présentent pas au second tour peuvent utiliser les emplacements du premier tour, pour remercier les électeurs ou annoncer leur désistement. La circulaire recommande toutefois de retirer les emplacements rapidement (de quelques jours à quelques semaines après le scrutin) pour éviter l’affichage sauvage. Depuis le 1er septembre 2025, les listes peuvent également apposer leur affiches sur les panneaux d’expression libre.
S’il y a de nombreuses candidatures dans sa commune, le maire dispose de plusieurs solutions pour faciliter l’affichage. Il peut scinder les panneaux en plusieurs parties, à condition que chaque liste dispose d’une taille identique, pour y apposer une grande et une petite affiches et en respectant verticalement l’ordre des listes du tirage au sort. Le maire peut aussi réaliser les panneaux lui-même, à condition que les surfaces soient planes et en bon état. Il peut également réduire le nombre d’emplacements avant le scrutin s’il est supérieur au minimum obligatoire. Mais le ministre de l’Intérieur rappelle qu’il est interdit d’utiliser les panneaux recto-verso ou de laisser se chevaucher des affiches d’une même liste de candidats.
Affichage sauvage, retrait d’office
Depuis le 1er septembre 2025, tout affichage est interdit en dehors des emplacements réservés aux listes et des panneaux d’affichage d’expression libre. Après mise en demeure adressée à la liste de candidats ou à son représentant, le maire peut les retirer d’office. L’autorité qui a enregistré les candidatures doit transmettre, à la Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques (CNCCFP) une copie des arrêtés de mise en demeure, le maire devra veiller à transmettre systématiquement les arrêtés à la préfecture du département. Si les affiches sont apposées sur une propriété privée ou sur une dépendance du domaine public qui n’appartient pas à la commune, le retrait d’office est subordonné à la demande ou à l’accord préalable du propriétaire ou du gestionnaire du domaine public.
Le maire peut prononcer directement une amende administrative forfaitaire de 1 500 euros à l’encontre de la personne qui a procédé à l’affichage sauvage.
L’Association des Maires de France (AMF) propose sur son site un dossier dédié aux élections municipales.
Marie Gasnier
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Constat de carence d’affichage Dans les communes de plus de 1 000 habitants, l’État rembourse les frais d’affichage aux listes qui ont obtenu au moins 5 % des suffrages exprimés, à condition que les affiches correspondantes aient bien été confectionnées et apposées. Le maire pourra donc être amené, à la demande de la préfecture, à vérifier la réalité de l’apposition des affiches sur les emplacements. La circulaire fournit un modèle de constat de carence d’affichage, à effectuer au terme de la campagne électorale. Il convient donc de conserver « tout élément utile, notamment des photographies horodatées non équivoques, susceptibles de prouver la carence ». |
