Le gouvernement instaure une préparation à l’emploi « renforcée » pour les chômeurs

Emploi

Fournir une formation spécifique à un demandeur d’emploi en adéquation avec une offre d’emploi d’une entreprise. Tel est l’objectif de la préparation opérationnelle à l’emploi (POE) renforcée, annoncée fin janvier, par la ministre chargée de l’Apprentissage et de la Formation professionnelle.

La préparation opérationnelle à l’emploi (POE) renforcée doit permettre à des demandeurs d’emploi de suivre une formation débouchant sur un recrutement, a déclaré, le 26 janvier, Nadine Morano, ministre chargée de l’Apprentissage et de la Formation professionnelle, en présentant ce nouveau dispositif. Celui-ci entend mettre en adéquation, au cas par cas, les besoins des employeurs et les compétences professionnelles des demandeurs d’emploi.

Tout demandeur d’emploi, indemnisé ou non, peut se former dans le cadre de la POE renforcée. Le profil du candidat doit simplement correspondre à une offre d’embauche déposée auprès de Pôle emploi, afin qu’il puisse accéder au poste proposé à l’issue de sa formation. Pendant son stage, la personne au chômage non indemnisée peut bénéficier d’une rémunération versée par Pôle emploi. Si sa formation occasionne des frais de transport ou d’hébergement, elle peut aussi prétendre à un défraiement. Par ailleurs, tous les employeurs du secteur privé ou public, ainsi que les particuliers employeurs, sont concernés par la POE renforcée.

La POE renforcée a donc pour vocation de fournir une formation spécifique à un demandeur d’emploi pour répondre à une offre d’emploi déposée par une entreprise. Ce nouveau dispositif bénéficie d’un effort financier de 25 millions d’euros engagé par l’État et les partenaires sociaux. Il a, d’ores et déjà, donné lieu à la signature d’une première convention-cadre entre Pôle emploi et l’Agefos-PME (organisme collecteur et principal gestionnaire privé des fonds de la formation professionnelle).

La POE renforcée va permettre à un chômeur de se former sur une durée maximale de 400 heures, grâce à un financement pouvant aller jusqu’à 14 euros par heure. Le stagiaire acquiert des compétences en adéquation avec une offre d’embauche déposée auprès de Pôle emploi. Ses nouveaux savoir-faire doivent favoriser la signature d’un contrat de travail avec le recruteur ayant diffusé l’offre en question. Un « dispositif gagnant-gagnant, pour les demandeurs d’emploi comme pour les entreprises ayant des missions à confier, à condition que la formation soit adéquate », a précisé la ministre.

Les demandeurs d’emploi formés et embauchés dans le cadre de la POE renforcée seront présélectionnés, selon leur profil, par Pôle emploi et par l’entreprise qui a un poste à pourvoir. Le recruteur, Pôle emploi et Agefos-PME définissent, ensemble, un plan de formation professionnelle correspondant, à la fois, au poste proposé et au profil du candidat. Puis, ils signent une convention POE avec un organisme choisi par l’entreprise.

Au cours de son stage, le demandeur d’emploi peut bénéficier de l’appui et des conseils d’un tuteur référent, au sein de l’entreprise qui le recrutera. Une fois formé, il se verra proposer :

  • soit la signature d’un CDI ;
  • soit la signature d’un CDD d’au moins douze mois ;
  • soit la signature d’un contrat de professionnalisation à durée indéterminée.

Lors du lancement du dispositif, Nadine Morano a insisté sur le fait qu’elle était « particulièrement attachée à ce que la POE se déploie le plus rapidement et le plus largement possible ». Pour assurer l’extension du dispositif, cinq autres conventions-cadres devraient être signées avec des organismes paritaires collecteurs agréés (OPCA), avant la fin de ce mois de mars.

Posté le par Rédaction Weka

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