Dyslexie et troubles liés : la HAS veut améliorer la prise en charge

Enfance et famille

Améliorer la détection et la prise en charge de la dyslexie et des troubles apparentés chez les enfants : tel est l’objectif d’un guide publié mercredi 31 janvier par la Haute autorité de santé (HAS), qui appelle à graduer le traitement.

« Des progrès sont à réaliser concernant notamment la mise en place effective d’un parcours de santé coordonné, fluide et centré sur les besoins de l’enfant », écrit la HAS dans ce « guide parcours santé » publié pour la première fois.

Regroupés sous l’appellation « troubles dys », ces troubles du langage et des apprentissages sont multiples : dyslexie (difficulté à identifier les mots qui entravent la lecture), dysphasie (langage), dyspraxie (développement moteur et écriture) ou troubles d’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH).

Ils ne s’expliquent pas par une pathologie et le nombre d’enfants concernés est difficile à évaluer. « Les études internationales montrent que, pour l’ensemble des troubles, 8 % des enfants par classe d’âge seraient concernés », rappelle la HAS.

Elle préconise « l’organisation du parcours de santé en trois niveaux » selon « la sévérité ou la complexité des troubles », afin « qu’il soit adapté à la spécificité de chacun des enfants et d’une qualité homogène sur l’ensemble du territoire ».

Le premier niveau « concerne les situations les plus simples et mobilise peu d’acteurs » (généralistes, pédiatres, médecins scolaires, rééducateurs…).

Le troisième niveau concerne les cas les plus complexes, pour qui « l’impact défavorable sur la vie scolaire et les actes de la vie quotidienne reste majeur malgré la rééducation ». Ce niveau dépend des centres de référence des troubles spécifiques du langage et des apprentissages (CRTLA), attachés à des équipes hospitalières universitaires.

Ces deux niveaux existent déjà. La HAS veut créer un niveau intermédiaire, qui n’est présent que par endroits. Le but : désengorger les CRTLA, souvent saturés, en leur permettant de se consacrer aux cas les plus graves.

Ce deuxième niveau « peut être un second recours en cas d’échec du premier » (difficulté diagnostique, persistance des troubles malgré une première prise en charge).

Ce niveau intermédiaire mobilise « des équipes pluridisciplinaires spécialisées » chargées de suivre l’enfant : médecins experts de ces troubles, psychologues spécialisés, orthophonistes, psychomotriciens…

Dans ce guide, la HAS préconise en outre « le développement de la formation des professionnels aux troubles dys (soignants comme enseignants) ».

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