En Europe, 11% des grands-parents gardent leurs petits-enfants tous les jours

Enfance et famille

En Europe, 11 % des grands-parents gardent leurs petits-enfants tous les jours, mais la fréquence de garde varie beaucoup selon les pays et leurs traditions ou politiques familiales, révèle une étude publiée vendredi 14 mars 2014.

Cette étude, menée à partir des données des enquêtes Share (Enquête européenne sur la santé, le vieillissement et la retraite) et Elsa (Enquête anglaise longitudinale sur le vieillissement) sur la grand-parentalité en Europe, concerne douze pays de l’Union européenne. Publiée par l’Université Paris-Dauphine, responsable du  volet français, elle révèle que « dans l’ensemble, les grands-parents des pays européens étudiés s’occupent beaucoup de leurs petits-enfants ». Pour autant, « il y a des variations frappantes dans l’intensité et la fréquence des soins fournis ».

En règle générale, en France, au Danemark, en Suède et aux Pays-Bas, entre 50 % et 60 % des grands-parents gardent leurs petits-enfants, contre 40 % des grands-parents des pays du Sud. Mais dans ces pays, ils les gardent de façon plus régulière et intensive, 20 % des grands-parents italiens ou grecs gardant leurs petits-enfants tous les jours, contre 2 % des grands-parents aux Pays-Bas.

En moyenne, 11 % des grands-parents des pays étudiés offrent une garde quotidienne ou presque. Dans les pays tels que la Suède ou le Danemark, et dans une moindre mesure, la France, les grands-parents jouent un rôle beaucoup plus limité dans la garde d’enfant intensive, mais sont toujours impliqués dans la garde occasionnelle de leurs petits-enfants, souligne l’étude. Cette situation s’explique par le fait que les structures de garde d’enfants y sont largement disponibles et les aides « généreuses ».

Dans ces pays, les mères sont beaucoup plus susceptibles de travailler et les grands-parents agissent comme une « armée de réserve ». Dans de nombreux cas, les grands-parents apportent leur soutien aux parents qui travaillent, par exemple pendant les vacances scolaires et lorsque les enfants sont malades, complétant un service de garde formel, poursuit l’étude.

À l’inverse, dans les pays où les structures de garde sont limitées et les prestations familiales peu généreuses, comme au Portugal, en Espagne, en Italie et en Roumanie, les grands-parents offrent des niveaux intensifs de garde d’enfants.

En outre, dans ces pays, les mères qui travaillent font des semaines de plus de 40 heures, et comme il y a peu de garde d’enfant au prix abordable, elles comptent davantage sur les grands-parents, poursuit l’étude.

 

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