L’Unaf dénonce un « coup de rabot sur les ressources des familles »

Enfance et famille

Les premières mesures d’économies dévoilées par le gouvernement, dans le cadre de la préparation du budget 2011, constituent une « sanction financière » pour les familles, déplore l’Union nationale des associations familiales (Unaf).

Les familles sont les premières visées par les économies annoncées, la semaine dernière, par le ministre du Budget, des Comptes publics et de la Réforme de l’État, François Baroin, dans la cadre de la préparation du budget 2011, estime l’Union nationale des associations familiales (Unaf).

Dans le livre vert pour l’autonomie des jeunes, publié il y a moins d’un an, le coût du logement des étudiants était souligné comme un problème majeur, rappelle l’association. « Aujourd’hui, le gouvernement entend forcer les parents à choisir entre demi-part fiscale et aide personnalisée au logement (APL), réduisant encore leur marge de manœuvre pour soutenir leurs enfants à poursuivre leurs études », s’inquiète l’Unaf. Et de s’insurger : « Ce n’est pas l’allocation logement qui fait l’autonomie financière des jeunes. Pour poursuivre leurs études, les enfants peuvent avoir besoin d’être logés en dehors du logement familial. Cependant, ils restent à la charge complète de leurs parents. Cette mesure est donc injuste ! » En outre, ce sont les familles issues de classes moyennes qui subiraient le plus violemment cette mesure, souligne l’association. Celles-ci « peinent déjà à supporter financièrement les études de leurs enfants. Cette mesure fiscale rendrait les études encore plus onéreuses, voire impossibles ». L’Unaf s’élève donc contre « cette sanction financière des familles, au moment où elles en ont le plus besoin ». En effet, les études supérieures demeurent les plus coûteuses pour une famille.

Autre mesure critiquée par l’Unaf : la remise en cause partielle des aides pour l’emploi d’un salarié à domicile. L’association rappelle que de nombreuses familles sont obligées de recourir à une garde d’enfant à domicile, faute d’autres modes de garde disponibles. « Cette mesure, qui alourdit la charge pour garde d’enfants, est en contradiction avec l’objectif d’aider les familles à accueillir la naissance d’un enfant tout en conservant une vie professionnelle », note-t-elle.

Enfin, l’Unaf juge « particulièrement regrettable » que les personnes handicapées soient également visées par ces premières mesures.

Posté le par Rédaction Weka

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