La ville de Paris projette 200 millions d’euros de cessions foncières par an

Finances locales

La ville de Paris projette de réaliser 200 millions d’euros de cessions foncières par an, selon une communication de l’exécutif municipal qui sera débattue lundi 20 octobre lors du prochain Conseil de Paris.

La mairie PS veut dynamiser ses « cessions foncières, pour un objectif proche de 200 millions d’euros de recettes annuelles sur l’ensemble de la mandature », peut-on lire dans la communication sur le débat d’orientation budgétaire 2015, mise en ligne sur le site internet de la ville.

Le document confirme par ailleurs en les précisant les grandes lignes de ce budget. La ville reconnaît ainsi être confrontée à un « besoin de financement » de 400 millions d’euros, dû à la baisse des dotations de l’État (200 millions anticipés), à une augmentation des péréquations (c’est-à-dire de l’effort de solidarité envers les autres collectivités, + 70) et à une hausse des dépenses sociales, en particulier le RSA (+ 35).

Le reste correspond à l’augmentation mécanique de la masse salariale, avait expliqué ces derniers mois l’adjoint de la maire de Paris chargé des Finances, Julien Bargeton.

Côté recettes, la communication confirme les pistes déjà évoquées par Anne Hidalgo : augmentation de taxe de séjour (attendue dans la loi de finances), hausse du coût du stationnement, réforme des tarifs des services publics municipaux, avec la création de tranches tarifaires pour les plus hauts revenus.

La mairie annonce en outre vouloir revaloriser les « redevances versées par les occupants du domaine public parisien », et solliciter « davantage ses opérateurs (Sociétés d’économie mixte et satellites de la ville) et ses concessionnaires ».

Elle se montre optimiste sur le produit de la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE), malgré sa « volatilité ». « Après un recul de plus de 200 millions d’euros l’année dernière, elle pourrait afficher un rebond en 2015 supérieur à celui que nous pouvions anticiper », est-il précisé.

Les recettes issues de la fiscalité immobilière font preuve de la même « volatilité ». Elles devraient en 2014 « légèrement excéder celles constatées en 2013 (918 millions d’euros) ».

Du côté des économies, la mairie confirme la mise en place d’un « plan d’économies d’une ampleur inédite (…) pour un montant de 130 à 180 millions d’euros ».

La communication détaille une ribambelle d’économies plus ou moins grandes :
 

  • diminution des charges de fonctionnement courant de l’administration (30 millions dont 3 pour la communication, 2,4 sur les frais postaux) ;
  • diminution du budget études (« plusieurs millions ») ;
  • baisse des dépenses d’entretien et de fonctionnement des équipements (plus de 10) ;
  • recalibrage des dépenses de voirie (8 millions) ;
  • revue complète des subventions versées par la ville (20 millions) ;
  • baisse des contributions en faveur de la préfecture de police et du Syctom (agence métropolitaine des déchets ménagers), « entre 15 et 20 millions ».

Enfin, la masse salariale ne devrait pas augmenter de plus de 1,4 % en 2015.
 

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