Insertion : les associations réclament plus de contrats aidés pour fin 2010 et 2011

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Dans un courrier au nouveau ministre du Travail, de l’Emploi et de la Santé, l’Uniopss demande « une rallonge de l’enveloppe des contrats aidés pour 2010 » et le maintien à 400 000, au minimum, du nombre de ces contrats en 2011.

Par une instruction parue le 7 octobre 2010, le ministère chargé du Travail et de l’Emploi a annoncé vouloir ralentir le rythme de prescription des contrats aidés dans le secteur non marchand (CAE), au motif que les enveloppes fixées pour l’ensemble de l’année 2010 sont proches d’être dépassées dès l’automne. En réponse, le réseau Uniopss-Uriopss se fait « l’écho de la très forte inquiétude de nombreuses associations de terrain ». Ainsi, une dizaine d’Unions régionales — Languedoc-Roussillon, Rhône-Alpes, Bourgogne, PACA, Lorraine, Nord-Pas-de-Calais, Champagne-Ardenne, Basse-Normandie, Haute-Normandie, Pays de la Loire — a déjà alerté l’Union nationale interfédérale des œuvres et organismes privés sanitaires et sociaux (Uniopss).

« Comment favoriser l’insertion durable d’une personne dans l’emploi si un renouvellement de contrat aidé est rendu impossible ? Comment enrayer la montée du chômage ? », interroge l’Uniopss. Et l’Union de rappeler que ce « frein mis au financement des contrats aidés par l’État » intervient non seulement dans le contexte de crise actuel, mais également alors que les crédits locaux sont en baisse.

« Inquiet quant aux conséquences d’un tel choix politique », le réseau a donc adressé, fin novembre, un courrier au nouveau ministre du Travail, de l’Emploi et de la Santé, Xavier Bertrand. « Cette surconsommation des contrats aidés ne fait que traduire les effets de la crise économique », écrit l’Uniopss, en demandant « une rallonge de l’enveloppe des contrats aidés pour 2010 ». Une telle surconsommation « montre bien par ailleurs, selon nous, que la baisse annoncée et programmée pour 2011 (passage de 400 000 contrats aidés en 2010 à 340 000 en 2011) sera vraisemblablement très préjudiciable. Un maintien au niveau de 2010 a minima serait donc absolument indispensable, la crise continuant à produire ses effets », conclut le président de l’Uniopss, Dominique Balmary.

Posté le par Rédaction Weka

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