Grand froid : un pilotage national quotidien pour l’hébergement d’urgence

Lutte contre les exclusions

Le gouvernement se dit « pleinement mobilisé pour anticiper dans les meilleures conditions » les conséquences de l’actuelle vague de grand froid.

Alors que la vague de grand froid qui frappe la France doit durer jusqu’à la fin de la semaine, le gouvernement est « pleinement mobilisé pour anticiper dans les meilleures conditions les conséquences de cet épisode exceptionnel en matière d’hébergement d’urgence. Il y a aujourd’hui 130 000 places d’hébergement sur tout le territoire, dont 120 000 places pérennes. La mobilisation est totale », a rappelé le 15 janvier la ministre du Logement et de l’Habitat durable, Emmanuelle Cosse.

En vigueur depuis 2013 en cas d’événement exceptionnel (vigilance météorologique orange et rouge « grand froid »), un dispositif de prévention et de gestion des impacts sanitaires et sociaux liés aux vagues de froid prévoit un mécanisme d’activation opérationnelle, placé sous la responsabilité des préfets de département. Au programme : des mesures d’information, de sauvegarde et d’urgence adaptées et proportionnées aux situations.

Ce dispositif vise en priorité :

  • à ouvrir des places temporaires exceptionnelles, au-delà des places hivernales déjà ouvertes, en fonction des besoins quotidiens ;
  • à renforcer les effectifs des services organisant le premier accueil des personnes hébergées (115, Samu social, SAO et SIAO) et, plus spécifiquement, l’intensification des « maraudes » directement en contact avec les personnes à la rue, y compris pour convaincre si besoin.

Dans ce cadre, à la demande du Premier ministre, la ministre du Logement et de l’Habitat durable s’est engagée pour :

  • établir avec les préfets un bilan quotidien des besoins ;
  • mobiliser les places exceptionnelles nécessaires et les renforcements d’effectifs correspondants ;
  • s’assurer de la pleine mobilisation des collectivités territoriales et des grands opérateurs associatifs (mobilisation de gymnases, salles communales, accueils de jour…) ;
  • mobiliser de surcroît la sécurité civile, la police et la gendarmerie, ainsi que les sapeurs-pompiers, pour le repérage et la mise à l’abri des personnes concernées.

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