La FNARS recense les jeunes à la rue

Lutte contre les exclusions

Selon une récente étude de l’Observatoire national du 115, les jeunes représentent 20% de la population ayant sollicité ce service téléphonique d’aide à l’hébergement en 2010.

En 2010, plus de 6 300 jeunes âgés de 18 à 24 ans ont sollicité le 115 dans 15 départements, selon une étude, rendue publique mi-avril, par l’Observatoire national du 115, animé par la Fédération nationale des associations de réinsertion sociale (FNARS). Si l’on compare la proportion de jeunes à la population totale, les jeunes représentent 20% de la population ayant sollicité le 115 l’an dernier dans ces 15 départements ! A savoir : Alpes Maritimes, Ardennes, Bouches-du-Rhône, Calvados, Charente, Drôme, Hérault, Ille-et-Vilaine, Indre-et-Loire, Loire-Atlantique, Puy-de-Dôme, Pyrénées Orientales, Saône et Loire, Seine-Maritime, Val d’Oise. Ces jeunes de 18 à 24 ans à la rue sont essentiellement des hommes, les femmes ne représentant que 38% de l’échantillon.

« L’insuffisance de protection des jeunes sans abri est loin d’être une exception francilienne, constate l’Observatoire national du 115. Le problème s’observe aussi bien en zone rurale qu’en zone urbaine. » Lors de leur entretien téléphonique, les jeunes peuvent expliquer les raisons pour lesquelles ils sollicitent le 115. Pour cette variable, l’Observatoire ne dispose que de la moitié des réponses. Néanmoins, parmi les raisons évoquées, la rupture familiale est le plus fréquemment citée. En effet, 1 672 jeunes, soit plus du quart (26,4%) de l’échantillon, sont concernés. Loin derrière, la seconde raison s’avère le départ du pays d’origine (7,6%), suivi du départ du département d’origine (6,2%).

Par ailleurs, 4 550 jeunes âgés de 18 à 24 ans sont des personnes seules. Cela représente près des trois quarts (72%) de la population observée. Les hommes seuls constituent la moitié de l’échantillon. L’Observatoire national du 115 a également recensé 811 jeunes ayant des enfants, dont la moitié forme des familles monoparentales. A l’inverse, 680 jeunes sont en couple sans enfant, soit 11%. Enfin, parmi ces jeunes, 285 jeunes vivent en groupe. « Il peut s’agir de fratries sans parents (exemple : deux sœurs) ou de copains qui sollicitent le 115 ensemble », explique l’Observatoire.

L’Observatoire national animé par la FNARS a étudié les réponses apportées par le 115 dans les 15 départements de l’échantillon. A l’issue de leurs demandes d’hébergement- une demande équivaut à une nuitée, précise-t-il-, les jeunes peuvent bénéficier d’une place d’hébergement ou non. L’année dernière, les jeunes ont ainsi fait près de 90 500 demandes d’hébergement ! Parmi celles-ci, 77 000 ont donné lieu à un hébergement, soit 85%, et 13 300 n’ont pas donné lieu à un hébergement, soit 15%. Si l’on compare ces pourcentages à ceux des enquêtes flash réalisées par l’Observatoire national du 115, on constate que les jeunes de 18 à 24 ans bénéficient d’un « pourcentage d’attribution plus important que la population générale (64% d’attribution et 36% de non-attribution d’un hébergement).
Parmi les motifs de non-attribution d’un hébergement, le principal est l’absence de places disponibles au moment de l’appel, avec 42%. « C’est le même motif que dans la population générale », note l’Observatoire national du 115. Celui-ci n’a, en revanche, comptabilisé que « 94 refus de la proposition par l’usager, soit moins de 1% des motifs de non-attribution. »

N’hésitez pas à consulter notre guide de l’insertion pour plus de renseignements

Posté le par Rédaction Weka

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