La région Île-de-France déploie son « bouclier social » avec un arsenal de mesures

Lutte contre les exclusions
Lutte contre les exclusions

La région Île-de-France à majorité de gauche a présenté mardi un arsenal de mesures concernant son « bouclier social », axées sur les personnes handicapées, le vieillissement de la population et la lutte contre la précarité (aide aux femmes en difficulté et aux sans-abri).

« L’urgence sociale est telle qu’il faut coûte que coûte inventer, innover, trouver de nouvelles solutions », a affirmé son président PS Jean-Paul Huchon, qui a sillonné les huit départements franciliens pour les cantonales. « C’est peut-être la meilleure façon de faire refluer le vote en faveur du Font national que de répondre à la souffrance sociale », a-t-il dit au cours d’un point de presse, décrivant un nouveau cadre, « consolidé et permanent ».

Pour les personnes lourdement handicapées, la région va financer, au sein d’ensembles immobiliers classiques, des appartements adaptés, munis d’un service d’auxiliaires de vie de jour et d’une permanence de nuit. Il s’agira d’« unités de logements et services » (ULS) dont les « plateformes de permanence » seront placées « généralement au pied des résidences pour permettre des interventions 24h/24 ».

La région va également investir dans les Maisons pour l’autonomie et l’intégration des malades Alzheimer (MAIA). Ces MAIA seront destinées principalement aux personnes atteintes d’Alzheimer (qui touche 800 000 personnes en France) mais pourront s’élargir à toute personne âgée très dépendante, voire à toute personne en perte d’autonomie. Le plan de M. Huchon, qui se fera à budget constant, prévoit aussi de créer des structures d’accueil temporaires pour les sorties d’hospitalisation des personnes âgées autonomes.

En matière de lutte contre l’exclusion, la région va majorer de 5 % sesfinancements pour les opérations spécifiquement destinées aux femmes en difficulté et créer une aide pour les jeunes majeurs « en errance ».

Aujourd’hui, 25 % des personnes accueillies dans les centres d’hébergement sont âgées de 18 à 24 ans, alors qu’elles représentent 15 % de la population. Des lieux d’accueil ou d’hébergement d’urgence spécifiques vont leur être destinés, pouvant notamment héberger leurs animaux domestiques.

La région va également financer les centres de stabilisation (accueil à durée indéterminée des sans-abri, ouvert aux couples) et renforcer sa politique de logement afin de résorber les bidonvilles (à Aubervilliers, Montreuil, Bagnolet, …) et l’habitat indigne (par exemple pour les populations roms).

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Posté le par Rédaction Weka

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