Suppression de la PPE : la Fnars exige des garanties

Lutte contre les exclusions

La Fnars invite le gouvernement à engager « une réforme globale de l’aide aux travailleurs pauvres ».

Le projet de loi de finances rectificative pour 2014, qui sera adopté en décembre par le Parlement, prévoit la suppression de la prime pour l’emploi (PPE). Instauré il y a dix ans, ce complément de salaire aide plus de 5 millions de salariés modestes, rappelle la Fnars. Selon cette fédération, sa suppression « n’est acceptable que si elle s’articule avec une réforme globale de l’aide aux travailleurs pauvres ».

Pour soutenir le pouvoir d’achat et valoriser l’emploi des quelque 2 millions de travailleurs pauvres, les associations de solidarité demandent, depuis 2013, une fusion du RSA activité et de la PPE. Objectif : créer « une aide individuelle ouverte dès le premier euro de revenu d’activité et dès 18 ans, avec un montant stable et des modalités de versement simplifiées ». Bien entendu, elles souhaitent que « cette réforme ne fasse aucun perdant parmi les énages vivant en dessous du seuil de pauvreté ».

Le 14 octobre, le président de la République a réaffirmé, devant les associations de lutte contre l’exclusion, la nécessité de réformer le RSA activité et la prime pour l’emploi, en les fusionnant. Pourtant, le projet de loi de finances rectificative pour 2014 acte la suppression de la PPE… sans organiser sa fusion avec le RSA activité ! « Le gouvernement ne peut pas supprimer la PPE sans indiquer quel est le dispositif qui s’y substitue pour garantir le pouvoir d’achat des plus modestes », réagit la Fnars. La fédération exige donc du gouvernement « un engagement clair pour lutter contre la pauvreté au travail, ainsi qu’un calendrier de réforme ».

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