Dialogue social : La CGT déçue par la synthèse du Pacte de confiance d’Édouard Couty

Santé

La fédération CGT santé action sociale, qui a participé à la mission Pacte de confiance, s’est déclarée déçue par la synthèse des trois groupes de travail du Pacte de confiance, ainsi que celle d’Édouard Couty, chef de mission du Pacte de confiance, dans un communiqué de presse. Débutée le 13 septembre dernier, la mission Pacte de confiance a permis une vaste concertation sur trois thématiques principales : la notion de service public hospitalier, l’organisation de l’hôpital et sa gouvernance, et le dialogue social.

Édouard Couty a organisé ce 9 janvier une réunion de tous les participants au Pacte de confiance, soit l’ensemble des syndicats hospitaliers ainsi que les institutionnels, pour restituer une synthèse des débats. « À l’ouverture de la mission, les attentes étaient grandes et les discours de la Ministre ont laissé espérer des avancées allant dans le changement tant promis », relate la CGT.

Mais le syndicat déplore « l’absence d’ambition pour un nouveau système de financement de l’hôpital public […] contradictoire avec la volonté de redonner à l’hôpital public toute sa place ». « Nous ne nous contenterons pas de son simple toilettage », appuie la CGT. Contactée par Hospimedia, Nathalie Gamiochipi, secrétaire générale de la CGT Action sociale, regrette une « synthèse orientée, qui ne reflète pas toutes les positions des participants ». « Exemple, l’organisation en pôle de santé a été présentée lors de cette synthèse comme consensuelle », estime-t-elle, or,« la majorité de ceux qui ont travaillé sur le sujet y était défavorable, de même, les GCS et les CHT avec le privé ont été présentés comme des expériences positives ». « Nous ne partageons pas cet avis et avons l’impression que les orientations de cette synthèse s’inscrivent dans la droite lignée de la loi HPST, avec quelques aménagements », explique Nathalie Gamiochipi.

La CGT en profite pour avancer ses revendications, dans l’optique de la remise du rapport de synthèse d’Édouard Couty à la ministre fin janvier. Trois réformes doivent être menées en priorité : « la place du service public sanitaire et social, sa gouvernance devant tenir compte de la représentativité syndicale et qui doit permettre des lieux de consultations à chaque fois qu’il y a un lieu de décisions ; l’emploi, les salaires et les conditions de travail ; le financement du système de santé doit être refondé, il doit garantir la réponse aux besoins de tous sur la base de la solidarité nationale ».

J.-B. G.

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