Jean-Marc Ayrault prudent sur une revalorisation des salaires des fonctionnaires

Santé

Le Premier ministre Jean-Marc Ayrault s’est montré prudent vendredi 1er juin sur une éventuelle augmentation du point d’indice, qui sert de base au calcul des salaires des fonctionnaires et qui est gelé depuis 2011, refusant de faire « des promesses inconsidérées ».

La question du gel des salaires des agents « fait partie du débat », a déclaré M. Ayrault sur BFMTV et RMC. « Nous commençons tout juste les discussions avec les partenaires. Je connais les revendications, je connais aussi les contraintes financières. Je ne vais pas ici vous faire des promesses inconsidérées, laissons la discussion se faire », a-t-il déclaré.

La rémunération des 5,3 millions de fonctionnaires (État, Territoriale et Hospitalière) est basée sur un point d’indice qui concerne tous les agents, auquel s’ajoutent des mesures individuelles et catégorielles. L’augmentation de ce point d’indice a été gelée deux années de suite en 2011 et 2012, au grand dam des syndicats de fonctionnaires qui font valoir qu’il s’agit de la seule mesure équitable, car elle concerne l’ensemble des agents.

« La discussion n’est pas commencée. Il faut la laisser se faire. Par contre, il y a une une mesure concrète qui va concerner aussi les fonctionnaires », a indiqué M. Ayrault, relevant que le coup de pouce qui sera donnée au Smic concernerait aussi les agents du public. De fait, la hausse du Smic entraîne automatiquement une revalorisation du minimum de traitement des agents, leur rémunération ne pouvant être inférieure au salaire minimum.

En janvier, ce minimum de traitement avait été revalorisé suite à une hausse du Smic liée à l’inflation. Cela avait représenté un coût de 562 millions d’euros pour les employeurs publics. La dernière augmentation du point d’indice remonte quant à elle au 1er juillet 2010. La hausse de 0,5 %, accompagnée d’un relèvement du minimum de traitement avait alors représenté un coût d’un milliard d’euros. Sur les retraites des agents du public, M. Ayrault a par ailleurs indiqué que la retraite à 60 ans pour ceux qui auront cotisé 41 ans concernerait « le privé comme le public ».

En ce qui concerne la journée de carence (non indemnisée) en cas d’arrêt maladie, imposée pour la première fois aux agents par le précédent gouvernement, et dont les syndicats de fonctionnaires réclament l’abrogation, M. Ayrault s’est dit prêt à « en discuter ». « Il y a un principe de base, c’est l’équité entre les salariés du privé et les salariés du public », a-t-il toutefois ajouté. Les salariés du privé ont trois jours de carence, mais ceux-ci sont souvent compensés par leurs employeurs.

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