La formation de sage-femme ne suit pas la réforme LMD ni les exigences liées à leurs nouvelles compétences définies par la loi

Santé

La loi HPST et l’article L. 4151 du code de la santé publique qui en découle apportent de nouvelles compétences aux sages-femmes. Les associations de sages-femmes soulignent des incohérences relatives à leur formation. Plusieurs députés interpellent le ministre de la santé à ce sujet.

L’article L. 4151 du code de la santé publique indique que l’exercice de la profession de sage-femme comporte la pratique des actes nécessaires au diagnostic, à la surveillance de la grossesse et à la préparation psychoprophylactique à l’accouchement, ainsi qu’à la surveillance et à la pratique de l’accouchement et des soins postnataux en ce qui concerne la mère et l’enfant… Or les sages-femmes ne reçoivent ni dans le cadre de leur formation initiale, ni par la suite au titre de la « formation continue » l’enseignement nécessaire à l’exercice de ces nouvelles compétences. C’est cette incohérence que souligne un député dans une question posée à l’Assemblée nationale (question n° 109417, JOAN du 24 mai 2011, page 5358). Cette profession médicale (qui requiert une formation universitaire commune avec celle des médecins et des chirurgiens-dentistes la première année, suivie de quatre années universitaires) est pour l’instant sanctionnée par un diplôme qui n’est reconnu qu’à bac + 3. Les associations des étudiants et des syndicats de sages-femmes, relayées par des parlementaires,  demandent également que soit aujourd’hui mise en place une véritable revalorisation salariale de leur profession, aussi bien dans le secteur public que privé.

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Posté le par Rédaction Weka

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