Les tarifs des sages-femmes revalorisés après un accord avec deux syndicats

Santé

Les deux principaux syndicats de sages-femmes, l’ONSSF et l’UNSSF, ont annoncé mardi avoir signé un avenant à la convention des sages-femmes prévoyant une revalorisation de leurs tarifs et une régulation des disparités démographiques.
 

Après « de longues et difficiles négociations », les deux organisations ont signé lundi un avenant conventionnel avec l’Union nationale des caisses d’assurance maladie (Uncam), indique l’Organisation nationale des syndicats de sages-femmes (ONSFF) dans un communiqué. Cet avenant prévoit une augmentation tarifaire des consultations et visites « par palier » : celles-ci seront portées à 21 euros « dans environ six mois » (d’ici la publication d’un décret), puis à 23 euros à partir de septembre 2013, a précisé à l’AFP Jacqueline Lavillonière, présidente de l’Union nationale et syndicale des sages-femmes (UNSSF).

Actuellement ce tarif varie de 17 à 19 euros. « L’ambition est de gommer les différences de tarification avec les médecins généralistes », a-t-elle dit, la consultation de ceux-ci étant fixée à 23 euros. Cet avenant prévoit également des mesures incitatives à l’installation dans les zones « sous-dotées » en sages-femmes et une régulation dans les zones « sur-dotées ». « L’idée est de permettre à toutes les femmes d’avoir un accès facile à une sage-femme libérale », a souligné Mme Lavillonière.

Concernant le projet d’aide au retour à domicile (Prado) qui va être développé en 2012 après une expérimentation dans plusieurs départements, les sages-femmes ont obtenu la mise en place d’un suivi prénatal. Le Prado permet aux femmes dont l’accouchement s’est bien passé, et sur la base du volontariat, d’être suivies à domicile par une sage-femme dès leur sortie. Selon cet avenant, elles seront mises en contact avec une sage-femme libérale dès le début de leur grossesse. La durée moyenne de séjour pour un accouchement est de 4,3 jours en France, selon l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE).

Cet accord est « très satisfaisant » car « il met enfin la sage-femme dans son vrai rôle de santé publique tel que nous le défendons depuis toujours », a déclaré Mme Lavillonière, saluant la volonté « claire de la Caisse nationale d’assurance maladie (Cnam), soutenue par le ministère (de la Santé) que la sage-femme puisse être un premier recours dans la maternité ». « Bien que cet avenant ne permette pas des revalorisations à la hauteur de ses demandes », l’ONSSF considère de son côté « qu’il s’agit d’une première étape pour remettre les cotations de la sage-femme à leur juste valeur ». L’organisation « ne se considérera pas satisfaite tant que les tarifs des actes à compétence partagée avec les médecins ne seront pas à la même valeur ».

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