Recul de l’épidémie de chikungunya en Polynésie

Santé

L’épidémie de chikungunya a atteint son pic en décembre et le nombre de malades décroît dans les îles les plus peuplées de Polynésie française, a annoncé jeudi à l’AFP le Dr Xavier Malatre, responsable de la cellule locale de coordination contre le chikungunya.

Le virus transmis par le moustique a fait quatorze morts depuis son apparition à Tahiti en octobre dernier. Cinquante-cinq mille Polynésiens ont consulté pour un chikungunya, et il y a eu probablement « deux à trois fois plus de cas » selon le Dr Malatre : seul le paracétamol permet de combattre les symptômes et une ordonnance n’est donc pas nécessaire. L’épidémie décroît rapidement, sauf dans l’archipel des Marquises où elle est encore en progression. La cellule de coordination estime un « retour à la normale possible d’ici deux à trois mois », car les patients ne peuvent pas contracter le virus une deuxième fois.

Onze des quatorze patients décédés sont des personnes âgées. Il y a aussi une femme de 56 ans, un nourrisson qui a contracté le virus par sa mère à l’accouchement, et une enfant de 11 ans. Ce dernier cas est toutefois rare et les autorités sanitaires ne préconisent un suivi médical que pour les patients fragiles, les nouveau-nés, les femmes enceintes et les personnes âgées. La plupart des patients déclarent une forte fièvre, des douleurs aux articulations, et parfois des éruptions cutanées, pendant trois ou quatre jours. Pour une partie d’entre eux, ces symptômes reviennent après avoir disparu, quelques jours ou quelques semaines plus tard. Ils peuvent être accompagnés d’une dépression. Ces symptômes peuvent revenir à plusieurs reprises pendant plusieurs mois, voire plusieurs années.

Le virus se propage aussi en Nouvelle-Calédonie, probablement en provenance de Polynésie française.

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