Alicia Lenot

Alicia Lenot

Alicia Lenot

Gestionnaire à l'Aide Sociale à l'Enfance

Domaines d'expertise

Biographie professionnelle

Diplômée d’un Master 1 Métiers de l’Enseignement, de l’Éducation et de la Formation obtenu à l’École supérieure du professorat et de l'éducation (ESPE) d’Aix-Marseille (13) et d’un Master Conseil, Projet, Actions sociales, territoriales et associatives obtenu à l’Université de Cergy-Pontoise (95), Alicia Lenot a été tour à tour référente de Parcours Réussite Éducative au sein de la commune d’Évry (91), enseignante vacataire en Politiques publiques à l’Université de Cergy-Pontoise, responsable des actions éducatives et péri-éducatives à la ville de Juvisy-sur-Orge (91) et responsable du service péri- et extrascolaire au sein de la commune de Bussy-Saint-Georges (77).

Elle a notamment piloté la conception et la mise en place de la Convention territoriale globale (CTG), du Projet éducatif de territoire (PEDT), de Contrats d’Engagement Jeune (CEJ), et coordonné le dispositif UNICEF Ville Amie des Enfants, œuvrant ainsi à la promotion d’un service public inclusif, émancipateur et égalitaire auprès des enfants et des jeunes.

Elle occupe, depuis juillet 2024, le poste de gestionnaire à l'Aide sociale à l'enfance (ASE) au sein du Conseil départemental des Bouches-du-Rhône.

Publications récentes

  • Fiche pratique 10 janvier 2025

    Accueillir les enfants atteints de troubles du spectre autistique (TSA) sur les temps périscolaires

    L’article L. 114-2 du Code de l’action sociale et des familles dispose qu’en s’inscrivant dans le prolongement et en complémentarité du service public de l’éducation, les activités périscolaires participent au droit de tous les enfants, y compris les enfants en situation de handicap, à l’éducation et aux loisirs. Afin de permettre aux enfants en situation de handicap de participer aux activités périscolaires mises en œuvre dans le cadre d’un PEDT, l’État et les collectivités territoriales se mobilisent pour rendre accessibles ces activités. Il est aussi précisé qu’accueillir un enfant en situation de handicap en ACM nécessite de mettre en place un projet éducatif prenant en compte les spécificités de cet accueil et de préciser les mesures envisagées. Ce projet éducatif ainsi que le projet pédagogique devront être communiqués aux parents dans l’objectif d’adapter l’accueil de l’enfant concerné. Parmi les différents handicaps qui peuvent être rencontrés, l’autisme, considéré comme la forme la plus « typique », fait partie de la grande famille des troubles du spectre autistique (TSA). Il est de plus en plus fréquent au sein de l’école ou des accueils de loisirs puisqu’il concerne aujourd’hui : environ 600 000 personnes en France ; dont 100 000 personnes de moins de 20 ans ; 1 enfant sur 150 porteur de « TSA ». Le diagnostic des TSA peut s’effectuer plus tôt qu’auparavant, ce qui peut donner l’impression que beaucoup plus d’enfants souffrent de TSA aujourd’hui au sein des écoles ou des accueils de loisirs qu’il y a quelques années. En effet, la loi n° 2024-1028 du 15 novembre 2024 visant à améliorer le repérage et l’accompagnement des personnes présentant des troubles du neuro-développement (TND) et à favoriser le répit des proches aidant a rendu obligatoire le diagnostic précoce des TND (dont fait partie l’autisme) dès l’âge de 9 mois et à 6 ans. Le repérage (entièrement pris en charge) sera effectué par un médecin spécialement formé. Il est donc nécessaire de développer cette prise en charge.

    #handicap #égalité des chances #alsh
  • Fiche pratique 10 janvier 2025

    Accueillir les enfants d'une unité d'enseignement autisme en école maternelle (UEMA)

    En 2005, la Cour européenne a condamné la France pour le non-respect des droits des personnes autistes. À partir de cette date, les plans « autisme » se sont succédé. Ils sont composés de mesures définies et financées par le gouvernement dans le but de rattraper le retard de la France en matière d’accompagnement des personnes autistes. Nous sommes dans le quatrième plan (2018-2022). Dans ce cadre, et régionalement, l’agence régionale de santé lance des appels à projets pour la création d’une ou plusieurs unités d’enseignement en école maternelle (UEMA) ou élémentaire (UEEA) pour l’accueil d’enfants présentant des troubles du spectre autistique par extension d’un établissement ou d’un service médico-social. Qu’elle soit pour enfants de classes maternelles ou élémentaires, l’unité d’enseignement s’appuie sur une collaboration innovante entre l’Éducation nationale, une école de la ville et le secteur médico-social. Les villes sont alors sollicitées pour le projet en continuité éducative, pour laquelle il faut anticiper l’accueil de ces enfants en temps périscolaires. La loi n° 2024-1028 du 15 novembre 2024 visant à améliorer le repérage et l’accompagnement des personnes présentant des troubles du neuro-développement (TND) et à favoriser le répit des proches aidants est venue renforcer l’obligation de mise en place de dispositifs pour la scolarisation, en milieu ordinaire, des enfants atteints de TND. Au plus tard pour la rentrée 2027, devront être mis en place au moins un dispositif pour la scolarisation en milieu ordinaire par académie (pour les élèves du primaire) et par département pour l’enseignement secondaire. Dans chacun de ces établissements, pourront être désignés un ou plusieurs référents pour l’accueil de ces enfants et ainsi favoriser une meilleure inclusion en milieu ordinaire. L’accent sera aussi mis sur la formation des personnels d’encadrement, d’accueil et de service et du personnel technique qui seront amenés à travailler au sein de ces dispositifs. Leur sera alors proposée une formation spécifique concernant l’accueil et le suivi des enfants et jeunes handicapés notamment de ceux qui présentent un TND. Désormais, les enfants bénéficieront, dès 9 mois et à 6 ans, d’un examen obligatoire (entièrement remboursé) de repérage des TND par un médecin spécialement formé. Ainsi, les orientations en UEMA ou UEEA pourront certainement être mieux anticipées.

    #handicap #enfant #temps périscolaire
  • Fiche pratique 10 janvier 2025

    Connaitre les lois et recommandations pour accueillir un enfant en situation de handicap dans une démarche inclusive

    L’accueil d’un enfant en situation de handicap au sein d’un ACM suscite de nombreuses interrogations. Au fil des années, notre société est passée du paradigme d’intégration à la notion d’inclusion des personnes en situation de handicap. Aujourd’hui, « la société plus inclusive que nous appelons de tous nos vœux », comme l’a rappelé Sophie Cluzel lors de la Conférence nationale du handicap, doit se coconstruire avec tous les acteurs. En effet, une « inclusion » réussie (terme qui remplace celui d’intégration) est le résultat d’une approche globale mettant en relation l’enfant, la famille et l’environnement social. Le 20 novembre 2020, le Conseil d’État a tranché et demande désormais aux collectivités territoriales de prendre en charge l’accueil des enfants en situation de handicap sur les temps périscolaires qu’elles organisent. Précédemment ce temps de prise en charge incombait à l’Éducation nationale. Pour mettre en application l’accueil d’un enfant en situation de handicap, les équipes d’animation qui souhaitent développer un projet d’accueil individualisé (PAI) peuvent s’appuyer sur des textes majeurs tels que la Convention internationale des droits de l’enfant (CIDE), sur la Charte de déontologie pour l’accueil des personnes handicapées dans les structures de vacances et de loisirs non spécialisées sur les « 20 propositions pour l’accès des enfants en situation de handicap aux accueils de loisirs » réalisées par la Mission nationale accueil de loisirs et handicap. L’élaboration d’un projet partagé contribue à la construction d’une réponse raisonnée qui permet à l’enfant en situation de handicap de trouver toute sa place parmi ses pairs. La loi n° 2024-1028 du 15 novembre 2024 visant à améliorer le repérage et l’accompagnement des personnes présentant des troubles du neuro-développement et à favoriser le répit des proches aidants est venue abroger les articles suivants : article 53 de la loi n° 2018-727 du 10 août 2018 ; article 2 de la loi n° 2019-485 du 22 mai 2019 ; article 55 de la loi n° 2021-1754 du 23 décembre 2021. Elle sera un texte de loi essentiel pour favoriser l’accueil des enfants présentant un trouble du neuro-développement (TND) tant en milieu scolaire qu’extrascolaire.

    #enfant #personne handicapée
  • Fiche pratique 6 novembre 2024

    Faciliter l’arrivée de l'enfant dans l’accueil de loisirs et gérer la séparation

    L’accueil du jeune enfant (2-6 ans) prend nécessairement en compte la séparation de l’enfant d’avec ses parents : pour accéder aux loisirs et aux jeux que propose l’ACM, l’enfant doit en effet apprendre à dire au revoir à ses parents pour aller vers des adultes qu’il ne connaît pas ou peu. Ce moment est quelquefois délicat pour l’enfant, comme il peut l’être pour le parent. Cette fiche propose aux équipes pédagogiques des points de repères sur l’accompagnement de la séparation parents-enfant et des éléments destinés à enrichir l’accueil des petits.

    #politique d'accueil de la petite enfance #enfant
  • Fiche pratique 6 novembre 2024

    Faire appel au bénévolat dans les projets éducatifs et les activités périscolaires

    L’activité périscolaire a connu ces dernières années un développement tel que toutes les ressources locales sont mobilisées pour accueillir les enfants durant ces temps majeurs car charnières entre l’école et la famille, et sources d’épanouissement, de socialisation, d’apprentissage. Les collectivités, les associations, les institutions œuvrent en ce sens, sous différentes formes : engagement civique, salariat, bénévolat. Si la loi ne définit pas le bénévolat en tant que tel, cette notion a été approchée ainsi par le Conseil économique, social et environnemental en 1993 : « est bénévole toute personne qui s’engage librement pour mener une action non salariée en direction d’autrui, en dehors de son temps professionnel et familial ». On parle également de « don de soi librement consenti et gratuit ». Il s’agit bien d’un engagement dans la vie sociale, d’une expression de la citoyenneté, d’un exercice concret de la solidarité, d’un contrat « gagnant-gagnant » pour le bénévole et pour les bénéficiaires de son action. Le bénévole, d’après la 13e édition de « la France bénévole » parue le 7 juin 2016 (cf. Sites Internet), est stimulé par « l’envie d’agir » face au contexte actuel. Le mot bénévole est désormais en première intention associé à celui de citoyen engagé. La dimension sociétale, citoyenne, voire politique au sens le plus général, émerge nettement. Le mot « bénévole » sous-entend un certain engagement formalisé dans l’esprit de nombreuses personnes (source : Réseau Recherches & Solidarités, La France bénévole en 2024, 19e édition, mai 2024). Ainsi, pour pouvoir obtenir des données chiffrées précises du nombre de personnes qui sont aujourd’hui bénévoles au sein de différentes causes, il est demandé aux personnes interrogées s’il leur arrive de « donner du temps gratuitement pour les autres ou pour contribuer à une cause » plutôt que de demander « êtes-vous bénévole ? ». On peut ainsi se rendre compte qu’il existe beaucoup plus de bénévoles que ce que l’on pourrait croire. Ainsi, les résultats de cette enquête 2024 permettent d’estimer le nombre de Français bénévoles dans les associations à 12,5 millions, dont 5,5 millions sont actifs chaque semaine. Cette évolution trouve parfaitement écho dans les discussions qui ont été menées autour de la loi « égalité et citoyenneté ». Celle-ci, en mettant en place une réserve citoyenne, la généralisation du service civique et d’autres mesures en faveur de l’engagement, permet de développer l’investissement de tous au service de l’intérêt général.

    #projet éducatif #recrutement
  • Fiche pratique 4 septembre 2024

    Faire reconnaître le rôle et les compétences des animateurs par les enseignants

    Le décret n° 2013-77 du 24 janvier 2013 relatif à l’organisation du temps scolaire dans les écoles maternelles et élémentaires, en imposant une semaine à quatre jours et demi, impacte l’organisation du temps périscolaire du fait du changement des rythmes éducatifs sans modification du volume des heures de cours : c’est en effet le temps d’activité périscolaire qui a été augmenté pour chaque journée. Ce temps est pris en charge : soit par des enseignants dans le cadre d’activités pédagogiques complémentaires ; soit par les communes. Le but de la réforme est de donner une même organisation du temps pour que tous les enfants accèdent à des pratiques sportives, culturelles et artistiques : comment réussir ce « meilleur temps » ? Si des moyens financiers adaptés sont nécessaires à la réussite du dispositif, la qualité pédagogique de ces temps est également incontournable pour justifier l’engagement d’une commune et lui donner un sens. Défendre l’éducation non formelle est une des clés de cette réussite. Avec le décret n° 2017-1108 du 27 juin 2017 relatif aux dérogations à l'organisation de la semaine scolaire dans les écoles maternelles et élémentaires publiques, les communes sont libres d’organiser la semaine scolaire comme elles le souhaitent, sur une base de quatre jours ou de quatre jours et demi. Toutefois, qu’une commune ait fait le choix de la semaine de quatre jours ou de quatre jours et demi, la question de la reconnaissance du rôle et des compétences des animateurs par les enseignants reste malgré tout un sujet très présent étant donné qu’ils sont amenés à se côtoyer et travailler ensemble de façon répétée.

    #animateur #enseignant

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