Émilie Pelzak
Directrice du centre communal d’action sociale (CCAS) de la ville d'Allonnes (Sarthe)
Domaines d'expertise
Biographie professionnelle
émilie Pelzak est engagée pour le service public au sein de la fonction publique territoriale depuis 2006.
Elle a d’abord exercé comme éducatrice spécialisée au sein d’équipes éducatives dans le domaine de la protection de l’enfance (lieux de vie, foyer départemental d’accueil d’urgence), puis elle a poursuivi 10 années à la direction d’établissements pour personnes âgées (logements-foyers devenus résidences autonomie).
Souhaitant élargir son champ d’action et avoir une vision globale des enjeux sociaux, elle est, depuis 2021, directrice du centre communal d’action sociale (CCAS) de la ville d’Allonnes (Sarthe).
Son action s’inscrit au service d’un projet politique solidaire, « service public préservé ». Le territoire d’Allonnes, où 50 % des habitants vivent au sein d’un quartier prioritaire de la politique de la ville (QPV) est riche de dynamiques et de défis.
Engagé dans le nouveau programme national de renouvellement urbain, une résidence autonomie et un pôle senior ouvriront en cœur de ville au 1er semestre 2027.
Également attentif aux questions de santé, le CCAS est co-pilote d’un projet expérimental intitulé « Addict à ma santé – addictions : prévenons-les et soutenons-nous », auquel une cinquantaine d’acteurs prennent part.
Ce programme vise à agir de manière globale, depuis la prévention primaire dès le plus jeune âge, jusqu’à l’accès aux soins, tout en développant la formation des acteurs.
Publications récentes
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Fiche pratique 1 avril 2026
CCAS et CIAS : repérage du non-recours aux droits et stratégie d’« aller-vers » sur le territoire communal
Le non-recours aux droits constitue un facteur important de fragilisation sociale. Selon la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees), une part significative des personnes éligibles ne bénéficie pas des aides auxquelles elles ont droit, avec des taux de non-recours estimés à 34 % pour le revenu de solidarité active (RSA), 50 % pour l’allocation de solidarité aux personnes âgées (Aspa), 30 % pour l’assurance chômage et jusqu’à 72 % pour la complémentaire santé solidaire contributive. Les causes de ce phénomène sont multiples et nécessitent des réponses coordonnées et adaptées. Les quartiers prioritaires et les poches de pauvreté concentrent des fragilités sociales importantes, telles que la précarité, le chômage, l’isolement, le vieillissement de la population et l’illectronisme. Ces constats ont conduit certaines collectivités à mettre en place des démarches visant à renforcer l’accès effectif aux droits. Cette approche repose sur une logique proactive combinant un accueil structuré, souvent organisé autour d’un guichet unique au sein du centre communal/intercommunal d’action sociale (CCAS/CIAS), un repérage actif des situations de non-recours, un accompagnement individualisé des personnes concernées, ainsi qu’un travail partenarial étroit avec les acteurs institutionnels et associatifs. L’objectif est de prévenir les ruptures de droits, de sécuriser les parcours et d’améliorer durablement la situation sociale des personnes accompagnées.
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Fiche pratique 1 avril 2026
Élections municipales : réussir la mise en place du conseil d’administration du CCAS/CIAS
Les élections municipales approchent et vont engendrer des conséquences pour les centres communaux/intercommunaux d’action sociale (CCAS/CIAS). En effet, un nouveau conseil d’administration (CA) sera installé, avec de nouveaux membres, dont certains n’auront jamais siégé dans ce type d’instance. Aussi, les directions de CCAS/CIAS ont tout intérêt à s’inscrire dans une démarche proactive en vue de l’installation du nouveau CA. La présente fiche vous guidera sur les différentes étapes à mettre en œuvre pour l’installation du nouveau CA et engager la dynamique de travail : Quelles actions entreprendre en amont de l’installation du nouveau CA ? Comment se déroule la séance d’installation du nouveau CA ? Quelles délibérations prévoir ? Comment accueillir et acculturer les administrateurs à ce qu’est un CCAS/CIAS ?
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Fiche pratique 1 avril 2026
Les outils de la loi n° 2002-2 du 2 janvier 2002 en direction des CCAS/CIAS gestionnaires d’ESSMS
Les centres communaux/intercommunaux d’action sociale (CCAS/CIAS) gèrent des établissements et services sociaux et médico-sociaux (ESSMS) concourant à l’action sociale de leur collectivité : pour personnes âgées (établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes [Ehpad], résidences autonomie) ; pour personnes handicapées (instituts médico-éducatifs, foyers d’accueil médicalisés) ; pour personnes ayant des difficultés sociales ; pour l’accès aux soins et la prévention sanitaire. La loi n° 2002-2 du 2 janvier 2002 rénovant l’action sociale et médico-sociale garantit l’exercice des droits et libertés des personnes accueillies et les place au cœur de l’accompagnement. Ainsi, la loi a rendu obligatoire la mise en œuvre de différents outils au sein des ESSMS. Il s’agit de : la charte des droits et libertés de la personne accueillie ; le livret d’accueil ; le contrat de séjour et le document individuel de prise en charge ; la personne qualifiée ; le règlement de fonctionnement ; le conseil de la vie sociale (CVS) ; le projet d’établissement ou de service. Ces outils doivent être formalisés, mais aussi avoir une existence réelle dans le quotidien de l’établissement ou du service. Des mises à jour régulières s’imposent également à une fréquence définie, en veillant à associer les usagers, mais également les professionnels le cas échéant. Cette fiche va vous permettre de connaître ces outils pour les déployer au sein de votre CCAS/CIAS. Une attention particulière doit y être portée en vue de l’évaluation des ESSMS.
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Fiche pratique 1 avril 2026
Les modalités d’évaluation des établissements et services sociaux et médico-sociaux gérés par les CCAS/CIAS
Depuis la loi n° 2002-2 du 2 janvier 2002 rénovant l’action sociale et médico-sociale, les établissements et services sociaux et médico-sociaux (ESSMS) sont soumis à des évaluations. Celles-ci tendent vers une amélioration continue de la qualité de l’accompagnement des personnes accueillies au sein des ESSMS. Les modalités d’évaluation des ESSMS ont récemment évolué avec l’article 75 de la loi n° 2019-774 du 24 juillet 2019 relative à l’organisation et à la transformation du système de santé, impliquant la modification de l’article L. 312-8 du Code de l’action sociale et des familles : « Dans un objectif d’amélioration continue de la qualité, les établissements et services mentionnés à l’article L. 312-1 évaluent et font procéder à l’évaluation de la qualité des prestations qu’ils délivrent selon une procédure élaborée par la Haute Autorité de santé mentionnée à l’article L. 161-37 du Code de la Sécurité sociale […] ». Ces modifications impactent les centres communaux/intercommunaux d’action sociale (CCAS/CIAS) gestionnaires d’ESSMS. Avec cette fiche, vous connaîtrez le nouveau cadre réglementaire de l’évaluation des ESSMS, pour la mener à bien.
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Fiche pratique 27 janvier 2026
Le compte financier unique (CFU) et la mise en œuvre du référentiel M57 pour les CCAS/CIAS
Le compte financier unique (CFU) constitue une évolution majeure du cadre budgétaire et comptable des collectivités territoriales et de leurs établissements publics. Il remplace le compte administratif et le compte de gestion par un document unique, partagé entre l’ordonnateur et le comptable public. Sa mise en œuvre s’inscrit dans la généralisation du référentiel budgétaire et comptable M57 et dans la dématérialisation complète des procédures budgétaires. Le CFU vise à renforcer la lisibilité et la fiabilité de l’information financière, à simplifier les procédures et à améliorer le dialogue entre l’ordonnateur et le comptable. Il regroupe les données budgétaires, financières et patrimoniales dans un document unique, structuré et normalisé. À compter de l’exercice 2026, le CFU devient obligatoire pour l’ensemble des collectivités et établissements concernés. Sa mise en œuvre suppose une information préalable du comptable public et la réalisation d’opérations techniques dans les outils de gestion financière.
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Fiche pratique 27 janvier 2026
Créer un CIAS et définir l’intérêt communautaire en matière d’action sociale
La loi n° 2022-217 du 21 février 2022, dite « loi 3DS » (pour « différenciation, décentralisation, déconcentration et simplification de l’action publique locale »), permet aux établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre compétents en matière d’action sociale d’intérêt communautaire de créer un centre intercommunal d’action sociale (CIAS). Les dispositions générales relatives aux centres communaux/intercommunaux d’action sociale (CCAS/CIAS) sont codifiées dans le Code de l’action sociale et des familles (CASF, art. L. 123-4 à L. 123-9), qui fixe le cadre juridique, l’attribution et les modalités de transformation ou de transfert des compétences entre CCAS, CIAS et EPCI. La création d’un CIAS vise à renforcer la cohérence territoriale des politiques sociales, à mutualiser les moyens et à développer des actions qui dépassent l’échelle communale. Elle suppose une définition claire de l’intérêt communautaire afin de distinguer les compétences exercées par l’intercommunalité de celles qui demeurent exercées par les communes ou leurs CCAS si ces derniers demeurent. Le CIAS est un établissement public administratif (EPA) distinct, chargé de mettre en œuvre tout ou partie des politiques sociales relevant de l’échelon intercommunal. Le CIAS agit dans un cadre juridique proche de celui des CCAS : il dispose d’un conseil d’administration, d’un budget propre et d’une autonomie de gestion. Sa création doit s’inscrire dans une réflexion stratégique fondée sur les besoins sociaux du territoire, les capacités financières et humaines disponibles ainsi que les objectifs de développement social poursuivis.
