Henri Badell

Henri Badell

Henri Badell

Ancien directeur d’établissements médico-sociaux publics dans le Haut-Var

Domaines d'expertise

Biographie professionnelle

Ancien directeur d’établissements médico-sociaux publics dans le Haut-Var, Henri Badell est intervenu dans le champ du handicap (IME/Sessad/Esat) et dans celui des personnes âgées (deux Ehpad).

Titulaire d’un DESS de gestion de l’entreprise sociale et du Cafdes, diplômé de l’Ehesp 1999/2000, il intervient régulièrement à l’Ehesp et notamment en qualité de conseiller en parcours de formation pour les élèves directeurs.

En 2022, il a participé en qualité de co-auteur à l’ouvrage édité par les Presses de l’Ehesp : Le métier de directeur d’établissement sanitaire, social et médico-social.

Très engagé dans son action de défense et de promotion des établissements publics sociaux et médico-sociaux, il a siégé en qualité de représentant du Gepso à tous les niveaux de la démocratie en santé (CTS, CRSA et CNS).

Il exerce aujourd’hui le rôle de personnalité qualifiée dans le département des Pyrénées orientales. Toujours en lien avec les D3S, il siège en qualité de personnalité qualifiée à l’instance collégiale du Centre national de gestion ; et accompagne encore les établissements en qualité de consultant spécialisé du médico-social.

Publications récentes

  • Fiche pratique

    Acheter son énergie en Ehpad en période de crise

    Le contexte inflationniste que nous connaissons entraîne pour les établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) des difficultés financières de plus en plus grandes. Les « états réalisés des recettes et des dépenses », ou ERRD (anciens comptes administratifs), montrent notamment une hausse constante des « dépenses afférentes à l’exploitation courante » en raison de l’envolée des coûts des fluides et de l’énergie, comme le remarque le Comité pour le développement durable en santé (C2DS). Le poids croissant du prix de l’énergie en Ehpad génère ainsi une tension importante pour ces établissements… La crise énergétique doit donc inciter nos établissements à mettre en place une véritable stratégie en la matière. Cette stratégie passera par la mise en place des différents outils pour économiser l’énergie en Ehpad (modification des usages et meilleure exploitation des locaux pour une plus grande sobriété, rénovation ou modernisation des bâtiments et des équipements, autoproduction…). Cette mise en place est d’ailleurs une demande des pouvoirs publics dans le cadre de la loi n° 2019-1021 du 23 novembre 2018 (dite « loi Élan ») et du décret n° 2019-771 du 23 juillet 2019 (dit « décret tertiaire ») qui impose aux bâtiments du secteur tertiaire de réaliser des économies d’énergie significatives. Pour autant, alors que les « boucliers tarifaires » et les « chèques énergie » restent des réponses conjoncturelles et limitées, pour les établissements, l’optimisation de l’achat d’énergie semble être un moyen pour prendre en charge et maîtriser ce secteur caractérisé par une plus grande volatilité, avec laquelle il va falloir composer pendant plusieurs années…

    #structure sociale et médico-sociale #ehpad
  • Fiche pratique

    Opter ou non pour le tarif global soins

    Sur le plan financier, les établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) sont confrontés à un effet ciseaux : des besoins sans cesse plus importants en raison, d’une part, de résidents de plus en plus dépendants (on entre en Ehpad de plus en plus tard, quand les effets du vieillissement ne permettent plus de rester à domicile) et, d’autre part, de nouvelles missions nécessitant pour beaucoup un rayonnement sur le territoire et une place centrale (centre de ressources territorial…) en raison de la logique de parcours des personnes âgées ; des ressources structurelles n’augmentant que faiblement, liées en grande partie aux décisions des pouvoirs publics (assurance maladie et conseil départemental). Dans ce cadre, le directeur d’établissement dispose cependant d’un droit d’option : choisir, pour la section tarifaire « soins » (CASF, art. R. 314-159) entre 2 séries de tarifs, le tarif partiel et le tarif global (chacun de ces tarifs pouvant se décliner avec ou sans pharmacie à usage intérieur). Le tarif global offre-t-il pour l’établissement un « intérêt économique » (selon le rapport d’octobre 2011 de l’Inspection générale des affaires sociales [Igas] sur le financement des soins dispensés dans les Ehpad) ?

    #ressources financières #soins
  • Fiche pratique

    Les dispositifs d’appui à la coordination des parcours complexes (DAC) au service des institutions médico-sociales pour personnes âgées

    Afin d’organiser la prise en charge dans les territoires des parcours de santé complexes (lorsque l’état de santé, le handicap ou la situation sociale du patient rendent nécessaire l’intervention de plusieurs catégories de professionnels de santé, sociaux ou médico-sociaux), de nombreux dispositifs sont apparus ces dernières années, au gré des politiques publiques, répondant en général à une mono-problématique de santé ou du champ médico-social. Avec l’émergence de la loi n° 2016-41 du 26 janvier 2016 de modernisation de notre système de santé et le passage d’une logique « d’établissement » à une logique « de parcours », les pouvoirs publics ont souhaité simplifier les dispositifs, et offrir une meilleure lisibilité de l’offre sanitaire et médico-sociale sur les territoires comme en institution. Ainsi sont nés les dispositifs d’appui à la coordination des parcours complexes (DAC), mis en place depuis 2022, qui ont vocation également à regrouper tous les dispositifs existants et offrir aux bénéficiaires comme aux acteurs de la santé et du médico-social sur le territoire un portail unique. Il s’agit donc, pour les établissements sociaux et médico-sociaux pour personnes âgées, d’un outil essentiel qu’il convient de connaître et de comprendre.

    #structure sociale et médico-sociale #ehpad
  • Fiche pratique

    Les obligations du personnel en maison de retraite privée (Ehpad)

    Lié par un contrat de travail, le salarié a plusieurs obligations à l’égard de son employeur. Ces obligations légales sont définies par le Code du travail et d’autres textes législatifs. Elles s’appliquent à tous les salariés, même si elles ne sont pas écrites dans leur contrat de travail. Elles servent à établir un cadre normatif et équitable dans les relations professionnelles. Elles visent à protéger les droits des travailleurs comme des employeurs, à assurer un environnement de travail sûr, garantir l’équité, prévenir les abus et établir des normes pour la stabilité et la productivité des entreprises. Certaines obligations peuvent être à la fois légales et contractuelles en raison de leur nature : leur base légale est établie en vertu du Code du travail ou d’autres textes législatifs, mais elles sont également souvent renforcées et détaillées dans les contrats de travail individuels. Enfin, les obligations contractuelles du salarié envers son employeur sont cruciales, car elles établissent le cadre mutuel de la relation professionnelle. Les salariés des Ehpad privés, qu’ils soient lucratifs ou non lucratifs, se doivent de respecter ces obligations dans le cadre particulier de l’organisation du travail.

    #personnel médico-social
  • Fiche pratique

    La médiation dans les établissements médico-sociaux publics pour personnes âgées

    Les secteurs de la santé, du social et du médico-social, comme toute organisation, mais peut être plus que d’autres, sont confrontés à la complexité des relations entre les différentes parties prenantes : résidents, familles, soignants, professionnels médicaux ou non médicaux. Ces établissements, ainsi que les professionnels qui y exercent, ont, par nature, et compte tenu de leurs missions, régulièrement à traiter des situations de tension ou de crise dans la relation avec les personnes prises en charge. Ce peut être, par exemple, une tension avec la famille d’un résident qui conteste la manière dont est pris en charge son parent. Cependant, le différend qui peut surgir ne se réduit pas toujours à la seule relation personnelle et directe entre le résident et le professionnel. Elle peut mobiliser d’autres professions ou compétences qui interviennent auprès du résident en totale interdépendance. Le contexte dans lequel interviennent les professionnels de santé en établissements, confrontés en permanence à la souffrance et à la mort, ainsi que cette interdépendance qui ne peut accepter la moindre défaillance pour garantir la sécurité de la prise en charge, sont des terrains privilégiés pour que des tensions entre professionnels se manifestent dans l’exercice professionnel. L’apaisement de ces relations est une des conditions de la qualité du service rendu. Ces situations de tension trouvent souvent des modalités de régulation dans le fonctionnement interne de l’établissement, mais il existe des situations complexes qu’on ne sait pas comment appréhender ou des tensions qui restent non traitées, ou mal traitées, parce que le dialogue n’a pas pu être rétabli entre les parties prenantes. Faire intervenir un tiers, médiateur, indépendant, neutre, impartial, formé pour aider à cette reprise de dialogue, à cette reprise de confiance, peut s’avérer utile sans pour autant déposséder les responsables d’établissement de leurs responsabilités.

    #structure sociale et médico-sociale #ehpad
  • Fiche pratique

    L’aide sociale à l’hébergement en Ehpad, la question de l’obligation alimentaire

    L’entrée d’une personne âgée en institution implique une multitude de questions, de démarches et, intrinsèquement, d’inquiétudes. Parmi celles-ci, on retrouve notamment la question du financement : à qui revient la charge de payer les frais ? Existe-t-il des aides ? La complexité des trajectoires individuelles et la méconnaissance des dispositifs font naître des confusions et des erreurs de jugement. Le coût de l’hébergement d’une personne âgée en Ehpad se divise aujourd’hui en 3 parties : les soins, la dépendance et l’hébergement. Les soins sont financés par les caisses d’assurance maladie et les frais liés à la dépendance sont financés par les conseils départementaux, via l’Apa (allocation personnalisée d’autonomie). Les frais d’hébergement sont quant à eux à la charge du résident. Lorsque la personne âgée ne dispose pas des moyens financiers suffisants pour assumer ses frais d’hébergement, une demande d’aide sociale peut être déposée auprès des CCAS et/ou des conseils départementaux. Néanmoins, la demande n’interviendra qu’après la mise en œuvre de l’obligation alimentaire et en fonction du montant de celle-ci. Bien que le champ d’application de l’obligation alimentaire s’étende en principe à toutes les prestations d’aide sociale, ce dernier s’est réduit, au fil du temps, avec la mise en place de la prestation à la personne, de sorte qu’il se limite désormais essentiellement à la prise en charge des frais d’hébergement dans les établissements pour personnes âgées. Quels sont les droits et devoirs d’un obligé alimentaire ? Existe-t-il des recours possibles ? Quelles sont les conséquences pour l’établissement qui accueille le résident ?

    #structure sociale et médico-sociale #ehpad

Ressources associées