Janine Bouvat

Janine Bouvat

Ancienne directrice adjointe des politiques éducatives intergénérationnelles de La Ciotat

Domaines d'expertise

Biographie professionnelle

Conjointement à des études universitaires, une formation professionnelle à l’Institut national de formation pour animateur de collectivités, une réussite aux concours administratifs et des engagements associatifs, Janine Bouvat a occupé diverses fonctions au sein de collectivités territoriales et auprès de services de l’État dont la responsabilité d’un service vie des quartiers, la direction d’un service de la vie associative, la charge d’une mission politique de la ville, une direction de l’éducation, etc.

Attachée territoriale hors classe, après avoir dirigé la direction Animation Enfance de la ville de La Ciotat (35 000 hab.) et coordonné le projet éducatif de territoire, elle y termine sa carrière comme directrice adjointe des politiques éducatives intergénérationnelles.

Elle a œuvré à l’accueil du congrès de l’ANDEV à La Ciotat sur le thème de la coéducation en 2009.

Elle a été Vice-présidente de l’ANDEV de 2015 à 2019 et Présidente du Comité Unicef Alpes Provence de 2016 à 2020.

Co-autrice de diverses publications, elle est intervenue à l’ESPE dans le cadre d’un master MEEF de 2019 à 2022.

Aujourd’hui, elle poursuit ses interventions comme formatrice ou membre de jury de concours pour le CNFPT.

Publications récentes

  • Fiche pratique 30 mars 2026

    Connaître les enjeux de la réforme des rythmes scolaires

    En 2013, le gouvernement de François Hollande a modifié les rythmes scolaires en imposant 5 matinées scolaires afin d’y inscrire les apprentissages fondamentaux en permettant une meilleure concentration des élèves. Le gouvernement Macron, élu en mai 2017, a annoncé le possible retour à la semaine des 4 jours. Depuis le décret n° 2017-1108 du 27 juin 2017, il se décide localement, mais en aucun cas par le maire seul : il faut un arbitrage, in fine, de l’IA-Dasen. Jean-Michel Blanquer, alors ministre de l’Éducation nationale, avait rappelé qu’aucune étude ne permettait de trancher entre la semaine de 4 jours et de 4 jours et demi. Certaines villes ont choisi de garder le rythme de 4 jours et demi. Le président de la République Emmanuel Macron a réaffirmé début février 2026 qu’il était « favorable » à une réforme des rythmes scolaires, notamment en allégeant les journées et en réduisant certaines vacances scolaires (comme l’été) pour mieux répartir le temps d’école. Cette prise de position est intervenue dans une interview et a été reprise au Sénat, ce qui relance le débat politique et médiatique à l'approche des élections présidentielles de 2027. La présente fiche, après avoir exposé l’historique du processus, rappelle les enjeux de la réforme des rythmes scolaires.

    #politique de l'éducation #rythmes scolaires
  • Fiche pratique 30 mars 2026

    Organiser la Journée internationale des droits de l’enfant au niveau municipal

    La mise en danger des enfants, qu’elle soit morale ou physique, qu’elle soit locale, nationale ou mondiale, est non seulement intolérable mais contraire aux principes fondamentaux de la Convention internationale des droits de l’enfant ratifiée par 195 pays dont la France. Encore trop prégnante à côté de chez soi, l’actualité médiatique malheureusement s’en fait régulièrement l’écho. La commune, au côté de l’Éducation nationale, toutes deux fortement impliquées par leurs compétences complémentaires dans le domaine de l’éducation, peuvent mettre en place conjointement une journée, voire une semaine, dédiée aux droits de l’enfant. Une telle organisation peut se décliner de différentes façons. Son succès dépendra de la mise en place d’un comité de pilotage, constitué de partenaires concernés, mobilisés et prêts à donner de leur temps pour entreprendre l’organisation d’un événement pouvant s’étendre à l’échelle de la commune.

    #politique de l'éducation #vie citoyenne
  • Fiche pratique 30 mars 2026

    Élaborer et négocier la carte scolaire

    La carte scolaire consiste à mettre en adéquation des capacités et des besoins concernant la répartition des élèves, la gestion des bâtiments et l’affectation du personnel enseignant, ce qui permet la composition des classes : des enfants, un enseignant, un local. Elle est bien souvent l’objet d’un amalgame, notamment ces dernières années avec l’évocation des assouplissements de la « carte scolaire » du second degré, et la sectorisation, qui définit le ressort géographique des établissements secondaires. Pour faciliter la différenciation avec le terme de « carte scolaire » utilisée par l'Éducation nationale, il est préférable d'employer les termes de « carte des périmètres scolaires » pour parler de celle concernant la sectorisation. La préparation de la carte scolaire du premier degré est une compétence partagée entre l’État (Éducation nationale) et les communes ; elle entraîne tout un processus d’élaboration.

    #politique de l'éducation #gouvernance territoriale
  • Fiche pratique 30 mars 2026

    Organiser une manifestation à l'occasion de la Journée internationale des droits des enfants avec l’Unicef

    En France, presque 3 millions d’enfants (1 enfant sur 5 selon l’Unicef), soit 21,9 % des enfants de moins de 18 ans, vivent sous le seuil de pauvreté (seuil européen). Environ 32 000 enfants sont sans domicile fixe avec leurs familles ou vivent à l'hôtel (donc ballottés de foyers en hébergements précaires, ou à la rue), alors que 23 % ne mangent pas à leur faim.  On compte près de 40 000 tentatives de suicide annuelles, environ 100 000 enfants chaque année sont signalés comme enfants en danger (enfants maltraités et en risque), plus de 270 000 enfants sont confiés aux services de l’aide sociale à l’enfance, dont certains séparés parfois durablement de leurs familles ou d’un environnement considéré trop délétère (source : Unicef). La Convention relative aux droits de l’enfant a été adoptée par l’Assemblée générale des Nations unies le 20 novembre 1989 et signée par la France le 26 janvier 1990. Le Parlement, par une loi du 2 juillet 1990, en a autorisé la ratification qui est intervenue le 7 août 1990. Conformément à l’article 49 de la Convention, celle-ci est entrée en application en France le 6 septembre 1990. Chaque année, l’anniversaire de cette Convention donne lieu à des manifestations en France et dans le monde. La Journée des droits de l’enfant fait partie des grands rendez-vous annuels du parcours citoyen du PEDT.

    #politique de l'éducation #vie citoyenne
  • Fiche pratique 30 mars 2026

    Construire une carte des périmètres scolaires écoles/collèges/lycées

    La sectorisation scolaire répond depuis 1963 à une double exigence : gérer les flux de populations scolaires en assurant à chaque établissement un nombre d’élèves correspondant à ses capacités d’accueil et allouer des ressources d’enseignement, financières et humaines, en fonction des secteurs géographiques. Les périmètres scolaires des écoles maternelles et élémentaires sont déterminés par les conseils municipaux (article L. 212-7 du Code de l’éducation) lorsque les communes comportent plusieurs écoles. Depuis la loi du 13 août 2004, le secteur de recrutement des collèges est arrêté, après avis du conseil départemental de l’Éducation nationale, par les conseils départementaux (article L. 213-1 du Code de l’éducation). Quant à la carte scolaire établie pour les lycées, elle est toujours réalisée par les services de l’État. Le décret du 15 juillet 2014 sur les secteurs prévoit que « lorsque le conseil départemental décide… de partager un même secteur de recrutement entre plusieurs collèges afin de favoriser la mixité sociale, les services académiques l’accompagnent dans cette démarche et lui apportent leur soutien, notamment dans le cadre de la procédure d’affectation des élèves qui relève de leur compétence ». C’est la circulaire du 7 janvier 2015 qui précise les modalités du diagnostic à réaliser et des modalités d’affectation des élèves dans un secteur multi-collèges. Un rapport d’information du Sénat n° 186 (2025-2026), déposé le 4 décembre 2025 et intitulé « La compétence scolaire des collectivités territoriales face aux évolutions démographiques et aux défis d’aménagement du territoire », préconise une série de recommandations pour améliorer la prévisibilité, introduire des critères plus adaptés aux réalités locales et enfin renforcer la participation des élus territoriaux au débat.   Cette fiche intervient en complément de la fiche Élaborer et négocier la carte scolaire sur la négociation de la carte scolaire, elle présente les modalités mises en œuvre par l’État et les collectivités territoriales pour l’affectation des collégiens et lycéens.

    #école #politique de l'éducation
  • Fiche pratique 30 mars 2026

    Le poids des communes réfractaires au financement des écoles privées dans l’évolution des textes

    À la suite de l’amendement du sénateur Michel Charasse dans la loi n° 2004-809 du 13 août 2004 relative aux libertés et responsabilités locales, les règles du financement des écoles privées ont suscité remous et contestations. En s’opposant dès 2004 à l’application des dispositions législatives relatives à ce financement, certaines communes ont contraint, dans une certaine mesure, le législateur à faire évoluer les textes. La loi du 13 août 2004, difficilement applicable, a nécessité la mise en place d’une circulaire. La loi n° 2009-1312 du 28 octobre 2009 tendant à garantir la parité de financement entre les écoles élémentaires publiques et privées sous contrat d’association lorsqu’elles accueillent des élèves scolarisés hors de leur commune de résidence, dite « loi Carle », est venue renforcer le dispositif. Sans toutefois aller jusqu’à dire que les communes et les mouvements d’éducation ont fait reculer le législateur, on peut estimer que leurs actions ont permis de préciser le cadre d’application et ont préservé les communes de résidence d’une obligation de financement pour les établissements implantés hors de leur territoire. Entre la nécessité de limiter les effets des fermetures de classes voire d’école dans le monde rural et celle de garantir aux écoles privées sous contrat des sources de financement, la loi Carle ne constitue qu’un compromis limité. Force est de constater que la relation entre les organismes de gestion des écoles privées et les collectivités territoriales s’est partiellement durcie ; dans certaines communes, les négociations à l’amiable ont été dépassées, et l’on est entré dans le domaine judiciaire.

    #politique de l'éducation #gestion financière et fiscale

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