Janine Bouvat

Janine Bouvat

Ancienne directrice adjointe des politiques éducatives intergénérationnelles de La Ciotat

Domaines d'expertise

Biographie professionnelle

Conjointement à des études universitaires, une formation professionnelle à l’Institut national de formation pour animateur de collectivités, une réussite aux concours administratifs et des engagements associatifs, Janine Bouvat a occupé diverses fonctions au sein de collectivités territoriales et auprès de services de l’État dont la responsabilité d’un service vie des quartiers, la direction d’un service de la vie associative, la charge d’une mission politique de la ville, une direction de l’éducation, etc.

Attachée territoriale hors classe, après avoir dirigé la direction Animation Enfance de la ville de La Ciotat (35 000 hab.) et coordonné le projet éducatif de territoire, elle y termine sa carrière comme directrice adjointe des politiques éducatives intergénérationnelles.

Elle a œuvré à l’accueil du congrès de l’ANDEV à La Ciotat sur le thème de la coéducation en 2009.

Elle a été Vice-présidente de l’ANDEV de 2015 à 2019 et Présidente du Comité Unicef Alpes Provence de 2016 à 2020.

Co-autrice de diverses publications, elle est intervenue à l’ESPE dans le cadre d’un master MEEF de 2019 à 2022.

Aujourd’hui, elle poursuit ses interventions comme formatrice ou membre de jury de concours pour le CNFPT.

Publications récentes

  • Fiche pratique 30 mars 2026

    L’obligation d’assiduité scolaire, les manquements à cette obligation et les mesures visant à faire diminuer l’absentéisme

    Pendant de l’obligation d’assiduité scolaire, la lutte contre l’absentéisme intéresse de nombreux acteurs, lesquels se trouvent fréquemment au cœur du discours relatif aux mesures législatives adoptées en la matière. En effet, l’absentéisme inquiète en cela qu’il est souvent le signe avant-coureur du décrochage et de la déscolarisation. Aussi le taux d’absentéisme est-il devenu l’un des principaux marqueurs de l’échec ou de la réussite du système scolaire. La responsabilisation des parents était au centre de l’esprit de la loi no 2010-1127 du 28 septembre 2010 visant à lutter contre l’absentéisme scolaire, dont les décrets d’application ont été promulgués le 21 janvier 2011. Après 18 mois de fonctionnement, cette loi dite « loi Ciotti » a été abrogée par le Sénat le 25 octobre 2012 car le système de sanction suspendant notamment les allocations familiales est jugé « inapproprié, injuste et contre-productif ». Seules 949 familles ont été concernées par la suspension des allocations familiales sur douze millions d’élèves (source : CNAF). Le texte a définitivement été adopté par l’Assemblée nationale le 18 janvier 2013, supprimant ainsi cette loi. La possibilité de rétablir lesdites mesures a été examinée dans le cadre du projet de loi intitulé « Pour une école de la confiance » en 2019. Cette proposition n’ayant pas été adoptée, la réglementation actuellement en vigueur en matière de prévention de l’absentéisme scolaire continue d’attribuer la responsabilité aux enseignants, conformément aux dispositions du décret publié au Journal officiel le 20 novembre 2014 : « En cas de persistance du défaut d’assiduité, le directeur d’école ou le chef d’établissement réunit les membres concernés de la communauté éducative pour élaborer avec les personnes responsables de l’enfant un dispositif d’aide et d’accompagnement adapté et contractualisé avec elles. (…) Il propose toute mesure complémentaire de nature à rétablir l’assiduité de l’enfant. Il désigne un personnel d’éducation référent pour assurer le suivi de l’application des mesures d’accompagnement mises en œuvre au bénéfice de l’élève concerné ». Cette fiche fait le point sur : l’obligation d’assiduité scolaire ; les manquements à l’obligation scolaire ; la loi de septembre 2010 et les mesures prises pour lutter contre l’absentéisme scolaire ; l’absentéisme et ses corollaires : décrochage et déscolarisation.

    #élève #absentéisme scolaire
  • Fiche pratique 3 février 2026

    Communiquer pour mettre en œuvre la démarche du projet éducatif local/global

    La démarche du PEL et/ou du PEdT est complexe : Elle vise à la prise en compte globale des temps de l’enfant. Elle recherche une cohérence entre les acteurs éducatifs issus de milieux, de cultures, de valeurs et de statuts différents. Elle veut prendre en compte la parole et la situation des parents, premiers éducateurs de leurs enfants. Pour répondre à ces objectifs, la communication s’avère être un point crucial puisque le PEL/PEdT ne peut pas fonctionner en silo. Ainsi, la communication constitue un vecteur essentiel pour la prise en compte d’une expertise des acteurs de terrain et de la mise en œuvre de pratiques et dispositifs éducatifs divers existants, pour ensuite conduire à des réflexions partagées et à des solutions adaptées aux besoins du territoire. La communication apporte donc ce liant qui transforme une liste d’activités en un véritable projet de territoire. Cette communication oblige à créer les conditions nécessaires pour des échanges constructifs entre les personnes et les structures au service de ces objectifs.  Ainsi, la mise en œuvre d’un projet éducatif local/global implique écoute, flexibilité, interactivité, fluidité et reconnaissance. Communiquer, c’est partager et transmettre, c’est maintenir le système en activité ; c’est se dire que nous sommes ensemble, dans une même situation, dans une même société. La présente fiche décline pourquoi et comment cette démarche implique une communication permanente.

    #projet éducatif #communication externe
  • Fiche pratique 3 février 2026

    Mettre en œuvre un service périscolaire municipal

    Si la mise en place d’un service périscolaire a eu pour premier objectif de répondre à l’attente sociale des parents pour la prise en charge des enfants, face aux contraintes des activités professionnelles, l’État invite les professionnels de l’éducation à ce que le projet périscolaire réponde également à l’accueil des publics les plus éloignés de l’école. Durant les vingt dernières années, le développement des besoins des parents s’est d’abord traduit par une augmentation exponentielle de la fréquentation en restauration scolaire, et corrélativement en périscolaire méridien et du soir avec les études surveillées. S’est alors davantage posée la question de la qualité de l’accueil, de la complémentarité avec les objectifs de réussite scolaire et des modalités d’organisation dans la mise en œuvre d’un service périscolaire.

    #temps périscolaire #organisation des services
  • Fiche pratique 3 février 2026

    Promouvoir la citoyenneté dans le champ de l’action éducative

    La citoyenneté est invoquée, depuis plus de trois décennies, comme une valeur refuge pour combattre la crise de la démocratie représentative et la montée des incivilités et des violences. Ce faisant, elle est devenue un enjeu phare des politiques éducatives, en particulier à l’échelle locale. Conçue comme un apprentissage de la vie en société, l’éducation à la citoyenneté fait désormais partie intégrante des programmes scolaires visant à permettre à l’enfant de s’approprier les valeurs de la République, et de maîtriser les pratiques et les comportements civiques associés. Érigée en principe d’action dans les politiques municipales éducatives, la citoyenneté cherche à promouvoir le « vivre ensemble » à travers des actions multiples et protéiformes. En outre, l’installation de conseils municipaux d’enfants et de jeunes est conçue comme un levier pour donner envie aux futurs citoyens de s’intéresser à la « chose publique ».

    #politique de l'éducation #stratégie de communication
  • Fiche pratique 3 février 2026

    Connaître l’Association nationale des directeurs et des cadres de l’éducation des villes et des collectivités territoriales (Andev)

    Forte d’un millier de contacts formalisés représentant près des deux tiers de la population et des écoles de notre pays, l’Association nationale des directeurs et responsables des services de l’éducation des collectivités territoriales et des villes de France (Andev) a été fondée en 1992, après la deuxième vague de décentralisation. Il s’agit d’une véritable boîte à outils pour les directeurs de l’éducation des villes et des collectivités territoriales en général, ainsi que pour les coordinateurs de projets éducatifs locaux et territoriaux (PEL/PEDT...). Ses travaux permettent d’analyser, de comprendre, voire d’anticiper les mutations et les évolutions des politiques éducatives.

    #acteur de l'éducation #association
  • Fiche pratique 3 février 2026

    La ville éducatrice : une démarche qui sollicite l’ensemble du territoire et de ses acteurs

    Le développement  des projets éducatifs territoriaux et l’investissement croissant des collectivités dans le domaine de l’éducation ont marqué une évolution dans l’approche des questions concernant l’éducation, qui est devenue partagée, globale, transversale, ouverte, participative, stratégique, etc. Dans les années 1990, avec la création de l’Association internationale des villes éducatrices (Aive) en 1994 et du Réseau français des villes éducatrices (RFVE) en 1998, une soixantaine de villes du monde entier ont été amenées à avancer une notion nouvelle, celle de « ville éducatrice », qui repose sur la reconnaissance de la ville comme agent éducateur : « Toute une ville est source d’éducation. Elle éduque à travers ses institutions éducatrices traditionnelles, ses projets culturels, mais aussi sa planification urbaine, ses politiques environnementales, ses moyens de communication, son tissu productif et ses entreprises… » (Charte internationale des villes éducatrices). La Charte des villes éducatrices, revue en 2020 afin d’adapter ses approches aux nouveaux défis et besoins sociaux et éducatifs, a mis l’accent sur les droits civils et politiques de l’enfance, de l’adolescence et de la jeunesse, en visant des mécanismes participatifs de qualité. Elle est basée sur : la Déclaration universelle des droits de l’homme (1948) ; la Convention internationale sur l’élimination de toutes les formes de discrimination raciale (1965) ; le Pacte international des droits économiques, sociaux et culturels (1966) ; la Convention internationale des droits de l’enfant (1989) ; la Déclaration mondiale sur l’éducation pour tous (1990) ; la 4e Conférence mondiale sur les femmes, tenue à Pékin (1995) ; la Déclaration universelle sur la diversité culturelle (2001) ; la Charte mondiale du droit à la ville (2005) ; la Convention relative aux droits des personnes handicapées (2006) ; l’Accord de Paris sur le climat (2015) ; le Programme de développement durable à l’horizon 2030 (2015).

    #acteur de l'éducation #association

Ressources associées