Janine Bouvat
Ancienne directrice adjointe des politiques éducatives intergénérationnelles de La Ciotat
Domaines d'expertise
Biographie professionnelle
Conjointement à des études universitaires, une formation professionnelle à l’Institut national de formation pour animateur de collectivités, une réussite aux concours administratifs et des engagements associatifs, Janine Bouvat a occupé diverses fonctions au sein de collectivités territoriales et auprès de services de l’État dont la responsabilité d’un service vie des quartiers, la direction d’un service de la vie associative, la charge d’une mission politique de la ville, une direction de l’éducation, etc.
Attachée territoriale hors classe, après avoir dirigé la direction Animation Enfance de la ville de La Ciotat (35 000 hab.) et coordonné le projet éducatif de territoire, elle y termine sa carrière comme directrice adjointe des politiques éducatives intergénérationnelles.
Elle a œuvré à l’accueil du congrès de l’ANDEV à La Ciotat sur le thème de la coéducation en 2009.
Elle a été Vice-présidente de l’ANDEV de 2015 à 2019 et Présidente du Comité Unicef Alpes Provence de 2016 à 2020.
Co-autrice de diverses publications, elle est intervenue à l’ESPE dans le cadre d’un master MEEF de 2019 à 2022.
Aujourd’hui, elle poursuit ses interventions comme formatrice ou membre de jury de concours pour le CNFPT.
Publications récentes
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Fiche pratique 4 mai 2026
Concevoir et organiser un accueil collectif de mineurs avec hébergement durant les vacances scolaires
La direction de l’éducation d’une ville est le service municipal qui a la charge des enfants scolarisés dans les écoles élémentaires et pré-élémentaires. Ses compétences en font spontanément un interlocuteur privilégié pour l’organisation d’accueils collectifs de mineurs (ACM) avec hébergement, autrement dit les « colonies de vacances ». Malgré une baisse notable des séjours au cours des cinquante dernières années, et donc des effectifs, les « colonies » représentent 30 000 séjours organisés chaque année (cf. Rétrospective de la fréquentation des séjours collectifs). 1,3 millions de mineurs ont séjourné en accueil collectif avec hébergement en dehors du cadre scolaire en France en 2024. Ces accueils collectifs de mineurs sont définis par l’article L. 227‑1 du Code de l’action sociale et des familles. Réglementés par l’État, ces modes d’accueil sont destinés à accueillir les enfants (de moins de 18 ans) pendant les vacances pour leur permettre de pratiquer des activités de loisirs éducatifs et de détente. Ils peuvent être organisés par les communes ou les groupements de communes, et sont construits autour d’un projet éducatif (établi par l’organisateur) et d’un projet pédagogique (établi à partir du projet éducatif par l’équipe d’encadrement). Nécessitant notamment du personnel qualifié, un conventionnement auprès de la Caisse d’allocations familiales (CAF) pour la perception de l’aide aux vacances et une déclaration auprès des services de l’État, l’organisation de séjours de vacances passe par un cadre incontournable qu’il vaut mieux connaître.
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Fiche pratique 4 mai 2026
Plan mercredi : solliciter le groupe d’appui départemental (GAD)
Institué par la circulaire n° 2013-036 du 20 mars 2013, et réaffirmé par les circulaires n° 2014-184 du 19 décembre 2014 et n° 2016-165 du 8 novembre 2016, le groupe d’appui départemental (GAD) est une instance partenariale copilotée par l’inspecteur d’académie ‒ directeur académique des services de l’Éducation nationale (IA-DASEN) ‒ et le directeur du Service départemental à la jeunesse, à l’engagement et aux sports (SDJES), avec le concours éventuel d’autres services de l’État, notamment des caisses d’allocations familiales et du conseil départemental, en lien avec les associations aptes à proposer un appui méthodologique au projet éducatif de territoire (PEdT). Depuis septembre 2018, le GAD accompagne également la mise en œuvre des « plans mercredi » qui s’inscrivent dans la continuité du PEdT, ouvrent une nouvelle étape dans l’offre périscolaire et repensent les temps de l’enfant dans leur globalité, en articulant mieux les temps scolaires, périscolaires et extrascolaires. L’Éducation nationale entend insuffler une « nouvelle dynamique à la continuité éducative » depuis 2025. Cette action est portée par les référents départementaux à la continuité éducative (RDCE), qui, au sein du GAD, proposent aux collectivités, aux associations et autres parties prenantes un diagnostic partagé du territoire, puis la conception et la mise en œuvre d’actions adaptées (techniques, pédagogiques, financières) pour répondre aux besoins locaux.
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Fiche pratique 4 mai 2026
Définir le projet périscolaire d’un territoire communal : le PEDT
La loi n° 2013-595 pour la refondation de l’École a prévu que les activités périscolaires prolongeant le service public de l’éducation puissent être organisées dans le cadre d’un projet éducatif territorial (PEDT). Il est apparu comme un outil déterminant pour la réussite de la coéducation. Les PEDT sont généralement écrits pour une durée de trois ans. La majorité des villes en ayant conduit un se trouvent ainsi aujourd’hui dans le cadre d'un PEDT 2025-2028. Les services académiques ont pour mission de constituer des « équipes d’appui » aux collectivités pour les informer mais aussi « recenser les bonnes pratiques », « mutualiser les dispositifs existants » et nourrir le dialogue au niveau territorial afin de « construire » le projet d’organisation du temps scolaire et le projet éducatif territorial. Dans une note de service d'avril 2025, le gouvernement incite au renforcement et au développement des PEDT, ou de tout autre instance locale de continuité éducative, en lien avec le groupe d’appui départemental (GAD) dont les missions ont été élargies.
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Fiche pratique 30 mars 2026
Connaître les enjeux de la réforme des rythmes scolaires
En 2013, le gouvernement de François Hollande a modifié les rythmes scolaires en imposant 5 matinées scolaires afin d’y inscrire les apprentissages fondamentaux en permettant une meilleure concentration des élèves. Le gouvernement Macron, élu en mai 2017, a annoncé le possible retour à la semaine des 4 jours. Depuis le décret n° 2017-1108 du 27 juin 2017, il se décide localement, mais en aucun cas par le maire seul : il faut un arbitrage, in fine, de l’IA-Dasen. Jean-Michel Blanquer, alors ministre de l’Éducation nationale, avait rappelé qu’aucune étude ne permettait de trancher entre la semaine de 4 jours et de 4 jours et demi. Certaines villes ont choisi de garder le rythme de 4 jours et demi. Le président de la République Emmanuel Macron a réaffirmé début février 2026 qu’il était « favorable » à une réforme des rythmes scolaires, notamment en allégeant les journées et en réduisant certaines vacances scolaires (comme l’été) pour mieux répartir le temps d’école. Cette prise de position est intervenue dans une interview et a été reprise au Sénat, ce qui relance le débat politique et médiatique à l'approche des élections présidentielles de 2027. La présente fiche, après avoir exposé l’historique du processus, rappelle les enjeux de la réforme des rythmes scolaires.
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Fiche pratique 30 mars 2026
Organiser la Journée internationale des droits de l’enfant au niveau municipal
La mise en danger des enfants, qu’elle soit morale ou physique, qu’elle soit locale, nationale ou mondiale, est non seulement intolérable mais contraire aux principes fondamentaux de la Convention internationale des droits de l’enfant ratifiée par 195 pays dont la France. Encore trop prégnante à côté de chez soi, l’actualité médiatique malheureusement s’en fait régulièrement l’écho. La commune, au côté de l’Éducation nationale, toutes deux fortement impliquées par leurs compétences complémentaires dans le domaine de l’éducation, peuvent mettre en place conjointement une journée, voire une semaine, dédiée aux droits de l’enfant. Une telle organisation peut se décliner de différentes façons. Son succès dépendra de la mise en place d’un comité de pilotage, constitué de partenaires concernés, mobilisés et prêts à donner de leur temps pour entreprendre l’organisation d’un événement pouvant s’étendre à l’échelle de la commune.
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Fiche pratique 30 mars 2026
Élaborer et négocier la carte scolaire
La carte scolaire consiste à mettre en adéquation des capacités et des besoins concernant la répartition des élèves, la gestion des bâtiments et l’affectation du personnel enseignant, ce qui permet la composition des classes : des enfants, un enseignant, un local. Elle est bien souvent l’objet d’un amalgame, notamment ces dernières années avec l’évocation des assouplissements de la « carte scolaire » du second degré, et la sectorisation, qui définit le ressort géographique des établissements secondaires. Pour faciliter la différenciation avec le terme de « carte scolaire » utilisée par l'Éducation nationale, il est préférable d'employer les termes de « carte des périmètres scolaires » pour parler de celle concernant la sectorisation. La préparation de la carte scolaire du premier degré est une compétence partagée entre l’État (Éducation nationale) et les communes ; elle entraîne tout un processus d’élaboration.
