Janine Bouvat
Ancienne directrice adjointe des politiques éducatives intergénérationnelles de La Ciotat
Domaines d'expertise
Biographie professionnelle
Conjointement à des études universitaires, une formation professionnelle à l’Institut national de formation pour animateur de collectivités, une réussite aux concours administratifs et des engagements associatifs, Janine Bouvat a occupé diverses fonctions au sein de collectivités territoriales et auprès de services de l’État dont la responsabilité d’un service vie des quartiers, la direction d’un service de la vie associative, la charge d’une mission politique de la ville, une direction de l’éducation, etc.
Attachée territoriale hors classe, après avoir dirigé la direction Animation Enfance de la ville de La Ciotat (35 000 hab.) et coordonné le projet éducatif de territoire, elle y termine sa carrière comme directrice adjointe des politiques éducatives intergénérationnelles.
Elle a œuvré à l’accueil du congrès de l’ANDEV à La Ciotat sur le thème de la coéducation en 2009.
Elle a été Vice-présidente de l’ANDEV de 2015 à 2019 et Présidente du Comité Unicef Alpes Provence de 2016 à 2020.
Co-autrice de diverses publications, elle est intervenue à l’ESPE dans le cadre d’un master MEEF de 2019 à 2022.
Aujourd’hui, elle poursuit ses interventions comme formatrice ou membre de jury de concours pour le CNFPT.
Publications récentes
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Fiche pratique 26 juin 2026
Dynamiser les relations entre la direction de l’éducation et l’action culturelle
L’action dans le champ culturel est une question posée à chaque acteur d’une direction de l’éducation, dans la double perspective de démocratisation et de décentralisation culturelle. Si l’enseignement artistique (musique, arts plastiques, etc.) relève d’équipements spécifiques rattachés le plus souvent aux directions de l’action culturelle des collectivités locales de même que les théâtres de ville, les directions de l’éducation ont néanmoins pris une part croissante dans le portage opérationnel de l’action culturelle durant ces deux dernières décennies ainsi que dans la structuration de projets partenariaux à l’échelle locale. Utilisée dans la médiation avec des publics spécifiques, l’action culturelle s’avère un volet essentiel de la politique éducative, autour du parcours d’éducation culturelle et artistique sur le temps scolaire d’une part, et d’actions culturelles impliquant les structures d’accueils d’enfants et de jeunes durant le temps libre dont la complémentarité se doit d’être définie dans un projet éducatif territorial d’autre part. Le rapport définissant la programmation des moyens et les orientations de la refondation de l’école de la République annexé à la loi du 8 juillet 2013 met particulièrement en valeur l’importance du partenariat dans le parcours d’éducation artistique et culturelle : « Ce parcours doit s’appuyer sur les apports conjugués de l’institution scolaire et de ses partenaires : collectivités locales, institutions culturelles, associations. Il doit être l’occasion de mettre en place des pratiques pédagogiques coconstruites innovantes et actives, envisageant aussi l’art comme vecteur de connaissances. » La nécessité de cette alliance éducative est rappelée dans les dix principes de la charte pour l’éducation artistique et culturelle présentée à Avignon le 8 juillet 2016. Aussi, l’expression artistique et culturelle constitue-t-elle désormais un des leviers transversaux de l’action éducative locale, dont les formes d’action et les financements sont multiples, et le rôle des directions de l’éducation très variable, bousculant à la fois les périmètres « traditionnels » des politiques sectorielles municipales et le système d’acteurs éducatifs et culturels.
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Fiche pratique 26 juin 2026
Promouvoir l’éducation artistique et culturelle (EAC) en milieu scolaire
La charte pour l’éducation artistique et culturelle, présentée le 8 juillet 2016 à Avignon, demeure un texte de référence pour l’action conjointe des acteurs de l’éducation et de la culture. Son cadre est aujourd’hui renforcé par l’objectif national de généralisation du « 100 % EAC », qui vise à permettre à chaque élève, de la maternelle au lycée, de bénéficier chaque année d’au moins une action relevant de l’éducation artistique et culturelle. Le parcours d’éducation artistique et culturelle (PEAC) continue de structurer cette ambition autour de trois piliers complémentaires : la rencontre avec les œuvres et les artistes, la pratique artistique, et l’acquisition de connaissances. Dans ce cadre, les collectivités territoriales jouent un rôle majeur aux côtés de l’Éducation nationale, des acteurs culturels et du tissu associatif pour construire des parcours cohérents à l’échelle des territoires. Dès les années 2000, plusieurs rapports ont souligné que l’éducation artistique et culturelle ne pouvait se développer durablement sans une coopération étroite entre l’État, les collectivités territoriales et les acteurs culturels. Cette analyse reste pleinement d’actualité : la généralisation de l’EAC suppose une responsabilité partagée, des priorités communes et une organisation territoriale lisible. Les travaux publiés depuis lors convergent vers la même conclusion : la montée en qualité et en équité des parcours passe par des stratégies concertées, adossées à des partenariats stables et à une coordination réelle entre institutions éducatives, services culturels et collectivités. La loi n° 2013-595 du 8 juillet 2013 d'orientation et de programmation pour la refondation de l'école de la République a confirmé cette orientation en donnant une place centrale au partenariat dans le parcours d’éducation artistique et culturelle. L’enjeu n’est pas seulement de proposer des actions ponctuelles, mais de construire pour chaque élève un parcours cohérent, progressif et partagé entre l’école et ses partenaires.
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Fiche pratique 26 juin 2026
Les contentieux relatifs au financement de l’enseignement privé par les communes
Les actes des collectivités sont susceptibles de recours devant les juridictions administratives. Cela peut se faire dans le cadre du contrôle de légalité, en vertu de l’article L. 2131‑6 du Code général des collectivités territoriales (CGCT) ; l’annulation est l’issue attendue dans ce cas-là. Par ailleurs, un citoyen s’estimant lésé peut déposer un recours en annulation (article L. 2131‑9 du CGCT). Les actes peuvent également faire l’objet d’un plein contentieux. Il s’agit alors d’obtenir l’annulation ou la réforme de l’acte, ou encore, la mise en place de mesures contraignantes en direction de la collectivité.
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Fiche pratique 4 mai 2026
Devenir une collectivité amie des enfants avec l’Unicef
Initiée en 2002 par l’Unicef France et l’Association des maires de France, l’initiative « Ville amie des enfants » a pour objectif de promouvoir l’application des droits de l’enfant et des jeunes dans les villes de France, notamment en mettant en œuvre les principes de la Convention internationale des droits de l’enfant (Cide). De nombreux projets sont menés tout au long de l’année, souvent proposés et conduits par les jeunes eux-mêmes. Ainsi, en devenant « Ville amie des enfants » (ou « Département ami des enfants »), partenaire de l’Unicef, une collectivité se caractérise par la qualité de ses actions et de ses initiatives en direction des 0-18 ans. Elle place l’innovation sociale au cœur de sa politique petite enfance, enfance et jeunesse.
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Fiche pratique 4 mai 2026
Contribuer localement à la réussite des politiques éducatives et culturelles impulsées par l’État
Les communes s’engagent traditionnellement aux côtés des écoles bien au-delà de leurs compétences et inscrivent leurs politiques dans des projets éducatifs territoriaux. Outre cette implication locale, institutionnalisée depuis la loi n° 2013-595 du 8 juillet 2013 de refondation de l’école, il peut être intéressant de bien connaître les propositions nationales. Elles rythment l’année scolaire, sont en général de grande qualité et bénéficient d’une couverture médiatique. Elles contribuent à créer une « culture commune » entre les équipes éducatives et les élèves qui y prennent part. Néanmoins, ces actions doivent s’inscrire dans le projet de l’établissement. Les collectivités ont intérêt à suivre et à connaître ces dispositifs qui, en général, font l’objet d’une publication au Bulletin officiel de l’Éducation nationale.
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Fiche pratique 4 mai 2026
Évaluer, réviser et faire évoluer le PEDT
Les accueils périscolaires sont pour les enfants de véritables lieux d’éducation et de socialisation. Situés à l’articulation des différents temps de vie (temps scolaire, famille, temps libre), ils doivent être organisés en tenant compte du rythme de l’enfant et de ses besoins. Ils sont conçus pour que les enfants puissent y acquérir des compétences et des savoirs complémentaires des apprentissages scolaires. Outre la nécessité de justifier des fonds alloués pour mener à bien le projet, il devient essentiel de s’interroger sur le bien-fondé des animations proposées sur ce temps où : le temps périscolaire inscrit dans la loi est reconnu comme un temps dévolu aux communes ; les différents dispositifs d’accompagnement à la scolarité rendent parfois confuse la répartition des actions en fonction des besoins de l’enfant ; l’identification de ces besoins doit être globalement appréhendée ; les différents acteurs doivent intervenir complémentairement dans leur champ de compétence ; un projet éducatif territorial est conseillé. S’il n’y a pas d’obligation de mise en place d’un PEDT selon le principe intangible, à ce jour, de la libre administration des communes, les besoins des administrés et l’incitation de l’État l'ont généralisé. Il y a par ailleurs une ambivalence historique du temps périscolaire puisque la pause méridienne relève du périmètre du conseil d’école, et que les taux de rémunération des enseignants pour certaines activités sont définis par décret. Aussi, si le PEDT n’est pas mis en place sur votre territoire, à défaut de projet formalisé, la démarche indiquée ci-dessous peut servir de support à l’évaluation d’une pratique et ainsi permettre un diagnostic préalable utile à la construction d’un projet périscolaire structurant.
