Janine Bouvat
Ancienne directrice adjointe des politiques éducatives intergénérationnelles de La Ciotat
Domaines d'expertise
Biographie professionnelle
Conjointement à des études universitaires, une formation professionnelle à l’Institut national de formation pour animateur de collectivités, une réussite aux concours administratifs et des engagements associatifs, Janine Bouvat a occupé diverses fonctions au sein de collectivités territoriales et auprès de services de l’État dont la responsabilité d’un service vie des quartiers, la direction d’un service de la vie associative, la charge d’une mission politique de la ville, une direction de l’éducation, etc.
Attachée territoriale hors classe, après avoir dirigé la direction Animation Enfance de la ville de La Ciotat (35 000 hab.) et coordonné le projet éducatif de territoire, elle y termine sa carrière comme directrice adjointe des politiques éducatives intergénérationnelles.
Elle a œuvré à l’accueil du congrès de l’ANDEV à La Ciotat sur le thème de la coéducation en 2009.
Elle a été Vice-présidente de l’ANDEV de 2015 à 2019 et Présidente du Comité Unicef Alpes Provence de 2016 à 2020.
Co-autrice de diverses publications, elle est intervenue à l’ESPE dans le cadre d’un master MEEF de 2019 à 2022.
Aujourd’hui, elle poursuit ses interventions comme formatrice ou membre de jury de concours pour le CNFPT.
Publications récentes
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Fiche pratique
Détecter et réagir aux signes de maltraitance
Comme toute personne vulnérable, l’enfant peut être victime de maltraitances ou être mis en danger par l’adulte. Durant le confinement du printemps 2020, cette réalité s'est accrue. Il a été relevé plus de 35 % de signalements et 46 % d'interventions policières en hausse. Si un plan de lutte contre la violence faite aux enfants existe bien depuis 2017, l'inefficacité du système de protection de l'enfance, avec trop peu d'enfants placés à la suite des signalements, a été dénoncée par les associations de protection de l'enfance. De fait, même si les violences sont majoritairement intrafamiliales (85 %), elles sont parfois commises dans d’autres contextes, comme celui de l’école, des activités extrascolaires ou du centre de loisirs. Il est important de rappeler qu’aucune catégorie sociale n’est épargnée. Les équipes pédagogiques peuvent ainsi être amenées à détecter et réagir à la maltraitance que l’enfant subit hors du centre, mais quelquefois au sein même de la structure. Comment alerter et guider les équipes confrontées à ces situations délicates ?
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Fiche pratique
Investir dans la reconstruction ou la rénovation du bâti scolaire
La plupart des écoles françaises ont été construites massivement, en fonction de besoins liés à l’évolution démographique. On peut distinguer trois grandes périodes : la période Ferry à la fin du XIXe siècle ; la période d’après-guerre ; la période des années 1970. Le type de bâti se caractérise par une architecture variable. Les écoles représentent les équipements publics les plus importants en volume de surface de plancher, et en coût d’exploitation pour les collectivités. La construction neuve constituant environ 1 % par an du volume bâti existant en France, le secteur immobilier ancien renferme un gisement conséquent pour effectuer des économies d’énergie et limiter des émissions de gaz à effet de serre. Rénover un établissement scolaire ou le reconstruire est la lourde tâche des collectivités. La vétusté du cadre bâti conduit les collectivités à lancer des investissements importants pour mettre ces établissements en conformité, pour les moderniser ou leur donner une seconde vie. Le renouvellement et le développement du parc immobilier éducatif sont la priorité des pouvoirs publics et des collectivités locales. Dans cette optique, une rénovation massive des bâtiments publics du pays, dont la rénovation énergétique est l’un des grands axes du plan de relance gouvernemental dont les contours ont été annoncés le 3 septembre 2020. Recycler le bâti existant, des programmes sur le long terme, est-il un choix ou une solution pour remédier au manque des assiettes foncières. Le budget d’une rénovation est-il plus important que celui d’un nouveau programme ? Quels sont les critères et les motivations des décideurs ? Comment procéder ?
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Fiche pratique
Mettre en œuvre les démarches institutionnelles pour créer un accueil de loisirs sans hébergement
On les appelle « centres de loisirs », voire « centres aérés ». Les accueils de loisirs sans hébergement (ALSH) sont fréquemment organisés par les communes pour répondre à l’accueil des enfants en dehors des temps de l’enseignement scolaire. Ils sont d’autant plus en prise avec les communes qu’ils peuvent concerner l’organisation d’animations durant les temps périscolaires, formalisés en accueils de loisirs associés à l’école (ALAE), nouvelle appellation des centres de loisirs associés à l’école (CLAE). Le décret n° 2018-647 du 23 juillet 2018 a modifié les définitions et les règles applicables aux accueils de loisirs. Il a clarifié le périmètre des accueils périscolaires qui sont les accueils organisés les jours d’école ainsi que le mercredi même sans école. Tandis que les temps extrascolaires sont donc ceux des vacances, des samedis sans école et des dimanches. Les ALSH font partie des accueils collectifs de mineurs (ACM) définis aux articles L. 227‑1 et suivants du Code de l’action sociale et des familles, dont ils recouvrent deux des sept catégories, à côté des structures avec hébergement et des accueils de scoutisme, définis par la réglementation. On y distingue en effet, d’une part, les « accueils de loisirs » – structures très largement majoritaires – et, d’autre part, les très spécifiques « accueils de jeunes ». Les ALSH doivent être déclarés auprès des services de l’État, et leur financement passe par un conventionnement par la Caisse d’allocations familiales (CAF). Tout comme les accueils avec hébergement, les ALSH sont réglementés par l’État et peuvent être organisés par les communes ou les groupements de communes, ou confiés en gestion à des associations, notamment des associations d’éducation populaire.
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Fiche pratique
Connaître les dispositifs d’aide à la scolarité du PEDT
L’aide à la scolarité proposée aux élèves du primaire et du secondaire après le temps de l’école est, en fonction des différents dispositifs, organisée par l’Éducation nationale ou, selon les communes, par les directions ou les services municipaux de l’éducation, ou encore par des structures associatives (centre social) ou par des établissements publics (centre communal d’action sociale [CCAS] ou caisse des écoles). L’aménagement de ces différents dispositifs dans un même territoire peut être vécu différemment par les différents acteurs. Certains l’assimilent à un millefeuille aux superpositions organisées indépendamment de toute cohérence. D’autres saisissent l’occasion d’un partenariat à construire, basé sur le besoin de l’enfant situé au cœur de cette offre éducative. Cette orientation est possible si elle repose sur une volonté commune des partenaires de terrain de développer une concertation transversale au sein d’une coordination. Le projet éducatif local (PEL), lorsqu’il existait, était le cadre dans lequel une telle coordination pouvait être menée. L’incitation à la mise en place d’un projet éducatif territorial (PEDT), avec l’appui de l’Éducation nationale (décret du 24 janvier 2013 sur l’aménagement des rythmes scolaires, circulaire du 20 mars 2013 remplacée par la circulaire du 19 décembre 2014 publiée au BO du 1er janvier 2015 donnant instruction pour la promotion de la généralisation des projets éducatifs territoriaux sur l’ensemble du territoire), dynamise la coordination sur ce thème. À défaut, certaines expériences locales ont montré que le coordonnateur peut être le service municipal de l’éducation, dès lors qu’il cumule la coordination des dispositifs des contrats locaux d’accompagnement à la scolarité (Clas), des « coups de pouce clés » et d'autres accompagnements périscolaires tels que l’aide aux devoirs, le tout sous-tendant sa légitimité. Quoi qu'il en soit, la coexistence de ces dispositifs impacte le fonctionnement des communes mais aussi celui des porteurs associatifs, qui ont dû s’adapter à la nouvelle donne, pas toujours clairement cadrée, de cette cohabitation. Les effets ont rejailli sur la gestion de la répartition des locaux et sur les missions de leurs personnels, qui pour les uns ont vu leur emploi du temps modifié et pour les autres ont eu à s’accommoder d’une nouvelle organisation.
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Fiche pratique
L’inscription, l’admission et la radiation des élèves dans les écoles maternelles et élémentaires
Les différentes opérations effectuées lors de l’inscription de l’enfant sont strictement encadrées par les textes. Cette compétence est gérée de différentes manières selon les villes et les moyens qu’elles ont prévus pour l’exercer. Si longtemps la compétence d’inscription et de répartition des élèves entre les écoles, juridiquement affectée au maire, a été exercée par les directeurs d’écoles, progressivement les communes se sont organisées pour faire face à ces responsabilités. C’est pourquoi il y a parfois confusion dans l’utilisation du terme « inscription ». Le maire procède à l’inscription : il a la charge, pour chaque rentrée scolaire, de dresser la liste des élèves inscrits de la commune, soumis à l'obligation scolaire (enfants âgés d'au moins 3 ans), qu'ils soient inscrits dans une école publique, une école privée ou qu'ils reçoivent l'instruction au sein de la famille. Puis, il a la charge de les répartir entre les écoles de la commune. En vertu de l’article L. 131‑5 du Code de l’éducation, il délivre un certificat d’inscription indiquant l’école que l’enfant doit fréquenter (cf. La gestion des inscriptions). Pour sa part, le directeur de l’école procède à l’admission des élèves dans l’école, sur présentation par la famille du certificat d’inscription, selon l’article 2 du décret n° 89-122 du 24 février 1989 relatif aux directeurs d’école. Il est également chargé de délivrer le certificat de radiation.
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Fiche pratique
Connaître et accompagner les écoles de la 2e chance
Les écoles de la 2e chance (E2C) permettent à des jeunes motivés, sans diplôme ni qualification professionnelle, d’intégrer une école dédiée à la construction de leur projet d’insertion sociale et professionnelle. Elles s’adressent à des jeunes de 18 à 25 ans qui n’ont aucun diplôme, ni aucune qualification, qui sont sortis du système scolaire et qui sont en recherche d’emploi ou de formation. Il s’agit de décrocheurs scolaires en collège, en lycée ou en cours de formation, CAP par exemple, ou d’élèves marqués par la phobie scolaire. L’école les accueille tout au long de l’année et les accompagne pour faire émerger un projet professionnel. La formation en alternance, proposée par les écoles de la 2e chance, vise l’acquisition des compétences suivantes : savoirs fondamentaux, savoir-être et savoir-faire. Et ce, dans la perspective d’accéder à un emploi, une alternance ou une formation qualifiante. Dans cette démarche, le stagiaire est au cœur du dispositif et bénéficie d’un accompagnement individualisé qui dure entre 4 et 18 mois. À l’issue de son parcours, le stagiaire reçoit une « attestation de compétences acquises », document unique qui retrace les compétences acquises pendant la formation en centre et en entreprise. Les résultats sont éloquents : 68 % des stagiaires sortent de ces écoles avec un emploi ou une formation qualifiante qui dure au maximum 4 ans.
