Ancien administrateur territorial, intervenant au CNFPT sur le management d’équipe dans le secteur social et le développement social local
Domaines d'expertise
Biographie professionnelle
Administrateur territorial retraité, Jean-Claude Placiard est spécialisé dans le management stratégique et dans l’évaluation des politiques d’action sociale.
Avec une maitrise en économie et un DEA de socio-économie des ressources humaines, il est enseignant chercheur en économie de l’éducation.
Après un diplôme universitaire de formation de formateurs il rejoint le CNFPT et une grande mairie comme directeur de l’enfance.
Pendant 5 ans en disponibilité, comme consultant sénior, il forme au management des cadres de l’audiovisuel et contribue au développement de l’évaluation annuelle des ingénieurs, techniciens et administratifs du CNRS.
Il devient ensuite directeur général des solidarités dans trois départements.
À sa retraite, pour l’ODAS et le CNFPT, il conduit des missions de conseil dans une vingtaine de départements dont Mayotte et la Guadeloupe. Auteur pour Weka depuis 25 ans, il coordonne l’ouvrage « Évaluation et Qualité » et a dirigé plusieurs dossiers du médico-social sur l’action sociale.
Publications récentes
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Fiche pratique
Respecter la vie affective et l’intimité des résidents
L’institution a pour mission première de protéger les publics qu’elle accueille vis-à-vis de l’extérieur, mais également par rapport aux autres bénéficiaires et à elles-mêmes. Cette nécessaire protection doit se construire de manière équilibrée pour la faire correspondre avec l’autonomisation du résident, sachant que les notions de protection et de liberté peuvent parfois s’opposer. Les acteurs institutionnels ont eu longtemps (et encore aujourd’hui pour certains) une représentation de l’intimité des handicapés qui peut être qualifiée de « fruste ». Maintenant, cette large question est abordée avec moins de réticences, mais pour d’autres raisons, notamment après la médiatisation de nombreuses affaires touchant à la maltraitance en institution. Il n’est pas possible d’aborder le respect de l’intimité de la personne en situation de handicap sans parler de sa sexualité, ce qui renvoie souvent à sa solitude. La grande majorité de ces personnes vivent sans compagnon et sont bien souvent dans un grand dénuement affectif et sexuel. En outre, la question de la sexualité en institution est souvent occultée, alors que loin d’être un problème, cette question met en jeu l’épanouissement de l’individu.
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Fiche pratique
Mettre en place une démarche de prévention des risques psychosociaux
Dans le contexte économique actuel, les ESMS sont confrontés à des contraintes économiques, financières, réglementaires et organisationnelles qui demandent une capacité d’adaptation de plus en plus importante de la part de leurs collaborateurs. Ces situations de travail peuvent générer des tensions et lorsqu’elles sont exacerbées peuvent dégénérer en souffrance individuelle et troubles psychosociaux. La réglementation impose aux employeurs de tenir compte des risques psychosociaux, c’est-à-dire d’engager une véritable démarche de prévention. Mais au-delà du simple exercice de style pour répondre à une exigence réglementaire, l’enjeu est bel et bien d’identifier les causes dans l’ESMS pour en limiter les conséquences humaines, mais également financières.
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Fiche pratique
Prendre en compte l’évolution des besoins sociaux en France
Pour les établissements sociaux et médico-sociaux, une bonne connaissance de l’évolution des besoins sociaux en France est indispensable d’une part pour prendre en compte ces données dans l’actualisation éventuelle de leur projet d’établissement, mais aussi pour anticiper les problématiques auxquelles ils pourraient être amenés à faire face dans les années à venir. Souvent, dans les demandes de création d’établissements, les instructeurs des ARS comme des conseils généraux sont surpris par l’insuffisance de données sur les besoins sociaux présentées dans les projets. Le risque est grand alors de ne voir que des projets répondant à des demandes ponctuelles et peu pérennes dans le temps et basés sur des analyses de besoins non actualisées.
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Fiche pratique
Négocier des moyens pour améliorer la qualité
L’amélioration continue de la qualité de votre établissement doit être au centre de vos préoccupations, tout comme il l’est pour vos interlocuteurs et financeurs depuis la loi du 2 janvier 2002. L’objectif d’amélioration de la qualité doit être compris comme un contrat de confiance entre les pouvoirs publics et les gestionnaires basé sur une volonté commune de concilier une gestion moderne et une efficacité sociale. L’amélioration de la qualité de votre établissement doit prendre en compte les contraintes de maîtrise budgétaire pour les financeurs (conseils généraux et ARS), c’est pourquoi vous devez présenter un plan d’actions réaliste et une hiérarchisation pluriannuelle de vos projets prioritaires. Votre négociation sera d’autant plus réussie que vous aurez conforté ou acquis la confiance de vos financeurs.
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Fiche pratique
Respecter la charte des droits et libertés
La loi n° 2002-2 du 2 janvier 2002 rénovant l’action sociale et médico-sociale garantit les droits et les libertés des personnes accueillies, codifiés à l’article L. 311-3 du Code de l’action sociale et des familles. « L’exercice des droits et libertés individuels est garanti à toute personne prise en charge par des établissements et services sociaux et médico-sociaux. Dans le respect des dispositions législatives et réglementaires en vigueur, lui sont assurés : 1° Le respect de sa dignité, de son intégrité, de sa vie privée, de son intimité et de sa sécurité ; 2° Sous réserve des pouvoirs reconnus à l’autorité judiciaire et des nécessités liées à la protection des mineurs en danger et des majeurs protégés, le libre choix entre les prestations adaptées qui lui sont offertes soit dans le cadre d’un service à son domicile, soit dans le cadre d’une admission au sein d’un établissement spécialisé ; 3° Une prise en charge et un accompagnement individualisé de qualité favorisant son développement, son autonomie et son insertion, adaptés à son âge et à ses besoins, respectant son consentement éclairé qui doit systématiquement être recherché lorsque la personne est apte à exprimer sa volonté et à participer à la décision. À défaut, le consentement de son représentant légal doit être recherché ; 4° La confidentialité des informations la concernant ; 5° L’accès à toute information ou document relatif à sa prise en charge, sauf dispositions législatives contraires ; 6° Une information sur ses droits fondamentaux et les protections particulières légales et contractuelles dont elle bénéficie, ainsi que sur les voies de recours à sa disposition ; 7° La participation directe ou avec l’aide de son représentant légal à la conception et à la mise en œuvre du projet d’accueil et d’accompagnement qui la concerne. »
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Fiche pratique
Prendre en compte la notion de risque psychosocial
Depuis la fin des années 90, la souffrance au travail est un thème récurrent dans les entreprises. Ce n’est que depuis 2002 avec la transposition en droit français de la directive européenne sur la prévention du harcèlement moral que des mots ont été mis sur des maux. En 2008, les partenaires sociaux se sont appuyés sur les travaux de sociologues tels que Robert Karasek et Johannes Siegrist pour définir une approche de prévention du stress et des risques psychosociaux. Comme toute entreprise, un établissement social ou médico-social peut lui aussi être confronté à des situations de troubles psychosociaux se traduisant par exemple en des comportements susceptibles de relever du harcèlement moral, un relâchement dans la prise en charge des usagers, une augmentation de l’absentéisme, voire du turnover.
