Jean-Claude Placiard

Jean-Claude Placiard

Jean-Claude Placiard

Ancien administrateur territorial, intervenant au CNFPT sur le management d’équipe dans le secteur social et le développement social local

Domaines d'expertise

Biographie professionnelle

Administrateur territorial retraité, Jean-Claude Placiard est spécialisé dans le management stratégique et dans l’évaluation des politiques d’action sociale.

Avec une maitrise en économie et un DEA de socio-économie des ressources humaines, il est enseignant chercheur en économie de l’éducation.

Après un diplôme universitaire de formation de formateurs il rejoint le CNFPT et une grande mairie comme directeur de l’enfance.

Pendant 5 ans en disponibilité, comme consultant sénior, il forme au management des cadres de l’audiovisuel et contribue au développement de l’évaluation annuelle des ingénieurs, techniciens et administratifs du CNRS.

Il devient ensuite directeur général des solidarités dans trois départements.

À sa retraite, pour l’ODAS et le CNFPT, il conduit des missions de conseil dans une vingtaine de départements dont Mayotte et la Guadeloupe. Auteur pour Weka depuis 25 ans, il coordonne l’ouvrage « Évaluation et Qualité » et a dirigé plusieurs dossiers du médico-social sur l’action sociale.

Publications récentes

  • Fiche pratique 4 mars 2025

    Le questionnement éthique dans les ESMS

    Le manuel d’évaluation des ESMS de la Haute Autorité de santé (HAS) met en avant l’importance du questionnement éthique et précise dans ses critères 2.1 à 2.3 la nécessité d’instaurer un questionnement éthique auprès des professionnels. La définition même de l’éthique pose souvent un problème aux professionnels. Une confusion persiste souvent entre « avoir des valeurs éthiques » et réaliser un questionnement éthique. Il ne s’agit pas d’interroger les professionnels sur leurs valeurs mais de clarifier une situation complexe qui les met en difficulté quant aux solutions à proposer et à adopter en termes d’accompagnement. La plupart des établissements n’adoptent pas une méthodologie rigoureuse pour résoudre les situations complexes, ce qui ne permet pas aux professionnels de construire une logique de pensée amenant à un choix éclairé et partagé. Les recommandations de bonnes pratiques de la HAS définissent clairement les attentes et le cheminement à suivre pour proposer une démarche éthique significative. Cette démarche vise à améliorer les pratiques tout en préservant les droits des personnes et la sécurité assurée par les professionnels.

    #esms
  • Fiche pratique 4 mars 2025

    Respecter les obligations de l’évaluation qualité

    Depuis la loi n° 2002-2 du 2 janvier 2002, les établissements et services sociaux et médicaux-sociaux (ESSMS) ont l’obligation de réaliser une évaluation de la qualité des prestations délivrées. Deux types d’évaluation existaient sur la période 2008 à 2019 : l’évaluation interne réalisée par l’établissement et l’évaluation externe réalisée par un organisme tiers indépendant. Le renouvellement de l’autorisation était alors subordonné à la production de deux évaluations externes et trois évaluations internes sur la période d’autorisation de l’établissement (classiquement 15 ans). En 2019, la loi n° 2019-774 du 24 juillet 2019 fait évoluer les missions de la Haute Autorité de santé (HAS). Elle lui confie la responsabilité : d’élaborer une nouvelle procédure commune à tous les ESSMS ; de rédiger un nouveau cahier des charges pour les organismes en charge d’évaluer les établissements et services. En octobre 2021, un amendement du gouvernement (PLFSS 2022) fixe au 1er janvier 2022 l’entrée en vigueur de la réforme de l’évaluation des ESSMS. Il prolonge en outre, jusqu’en 2025, l’autorisation des structures n’ayant pu procéder aux évaluations en raison de la crise. Le démarrage véritable de l’organisation des évaluations se réalise, finalement, à partir de janvier 2023. Quelles sont les nouvelles obligations de l’évaluation de la qualité ? Comment mener son évaluation et gérer les suites de la visite sur site ?

  • Fiche pratique 7 janvier 2025

    Les assistants de prévention et de sécurité (APS)

    En 2012, un nouveau statut a été créé en réponse au questionnement relatif aux violences constatées dans les établissements. Les pistes d’investigation étaient diverses, allant jusqu’à évoquer une présence policière, ou assimilée, au sein des collèges et lycées les plus difficiles, ceci afin d’améliorer l’encadrement et par là même le climat scolaire. La solution adoptée mettait en place, sous l’autorité directe du chef d’établissement, les assistants chargés de prévention et de sécurité (APS). Les missions dévolues à cette nouvelle catégorie de personnel sont à spectre très large, en chevauchement avec plusieurs autres catégories de personnels et plus particulièrement celle des CPE. L’ambition affichée du départ, au regard des missions projetées pour les APS, n’entre pas en résonance avec le statut d’emplois des APS. Celui qui devait être le monsieur sûreté et prévention des établissements à climat scolaire dégradé, le référent sécurité auprès du chef d’établissement, n’interviendra que pour une durée limitée dans le temps (6 ans au maximum), avec un recrutement assimilé à celui d’assistant pédagogique et donc une légitimité proche de ce dernier.

    #acteur de l'éducation #éducation prioritaire
  • Fiche pratique 7 janvier 2025

    Informer les résidents sur les missions des personnes qualifiées

    La loi n° 2002-2 du 2 janvier 2002 rénovant l’action sociale et médico-sociale affirme les droits des personnes accueillies dans les établissements et services sociaux et médico-sociaux. Ces droits se traduisent par : l’existence d’un livret d’accueil de l’établissement ; l’affichage de la charte de la personne accueillie et le respect des principes énoncés par la charte ; la signature d’un contrat de séjour ; l’existence d’un conseil de la vie sociale permettant à la personne accueillie ou à sa famille de participer à la vie de l’établissement. Pour faire respecter ces droits, la loi n° 2002-2 du 2 janvier 2002 prévoit, pour toute personne prise en charge, sa famille ou son représentant légal, la possibilité de faire appel à une personne qualifiée. L’article 9, alinéa 2, de cette loi est codifié à l’article L. 311-5 du Code de l’action sociale et des familles qui dispose que : « toute personne prise en charge par un établissement ou un service social ou médico-social ou son représentant légal peut faire appel, en vue de l’aider à faire valoir ses droits, à une personne qualifiée qu’elle choisit sur une liste établie conjointement par le représentant de l’État dans le département, le directeur général de l’agence régionale de santé et le président du conseil général. La personne qualifiée rend compte de ses interventions aux autorités chargées du contrôle des établissements ou services concernés, à l’intéressé ou à son représentant légal dans des conditions fixées par décret en Conseil d’État ».

    #résident
  • Fiche pratique 4 novembre 2024

    Évaluation des CPOM : méthodes, conseils et points de vigilance

    Le suivi et l’évaluation d’un contrat pluriannuel d’objectifs et de moyens (CPOM) sont essentiels à la démarche qualité et à la bonne gestion d’un établissement ou d’un service. En dehors des obligations légales d’évaluation de la réalisation des objectifs du CPOM, il s’agit ici de rappeler les règles générales et l’importance du travail du comité de suivi de votre structure. Dans une période budgétaire de plus en plus difficile, le travail préparatoire d’évaluation du CPOM en interne devient incontournable.

    #structure sociale et médico-sociale #ars
  • Fiche pratique 4 novembre 2024

    L’Ehpad de demain : réinventer le cadre de vie

    Au cours des trois dernières décennies, les établissements pour personnes âgées ont traversé des transformations majeures. L’accompagnement des personnes en situation de fragilité a évolué, passant d’une culture de la charité à une véritable promotion des droits individuels. Le management s’est également transformé pour atteindre les objectifs fixés par les autorités, passant d’une pratique d’ignorance complaisante à une volonté de transparence absolue. Cette évolution ne se limite pas aux aspects architecturaux, mais englobe également des changements profonds dans les pratiques et les mentalités. Parmi les objectifs attendus pour les établissements de demain, on retrouve la prise en compte des risques dans la construction des projets personnalisés, l’expression et la participation active des personnes, la prévention et l’éducation à la santé, ainsi qu’une approche domiciliaire inclusive. Ces éléments sont essentiels pour répondre aux besoins et aspirations des individus, tout en favorisant leur autonomie et leur bien-être. L’établissement devrait pouvoir soutenir la personne et la libérer de contraintes organisationnelles et non l’enfermer et l’entraîner rapidement vers une grande dépendance. Les situations de fin de vie et les épisodes aigus pathologiques nécessitent donc le recours à un milieu sanitaire.

    #ehpad #traitement des résidents

Ressources associées