Domaines d'expertise
Biographie professionnelle
Directeur d’établissements sanitaires, sociaux et médico-sociaux à la retraite, Jérôme Evain a occupé plusieurs postes de direction dans sa carrière, notamment ceux de directeur chef d’établissement d’hôpitaux locaux ou de directeur d’Ehpad.
Il a également été directeur adjoint d’un foyer de l’enfance chargé des fonctions support.
Il a, tout au long de sa carrière, exercé des fonctions à responsabilité dans les trois fonctions publiques.
Il occupe aujourd’hui son temps libre au service d’une association d’aide et d’accompagnement à domicile.
Publications récentes
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Fiche pratique
Créer un centre de répit adossé à un Ehpad
Les proches aidants d’une personne en perte d’autonomie dépensent une énergie considérable pour aider leur proche. Fatigue physique, mais aussi fatigue nerveuse se font parfois sentir, et peuvent conduire à l’épuisement de l’aidant. L’accompagnement d’un proche en perte d’autonomie concerne plus de 11 millions de personnes en France. Cette mission, épuisante mais essentielle à la cohésion sociale, se révèle aussi chronophage et laisse peu d’opportunités aux aidants pour s’occuper d’eux-mêmes et de leur vie. Parmi les aidants familiaux, ils sont quelque 20 % à consacrer plus de cinquante heures par semaine à l’un de leurs proches. Afin d’accompagner les aidants et d’améliorer leur statut, les pouvoirs publics ont légiféré avec notamment la mise en œuvre de la loi ASV n° 2015-1776 du 28 décembre 2015 qui reconnaît le statut des aidants familiaux, ces personnes qui viennent en aide régulièrement sans être des professionnels des soins à la personne, pour effectuer des actes de la vie quotidienne d’une personne âgée en perte d’autonomie. Ils peuvent enfin bénéficier, à ce titre, de droits et notamment du « droit au répit ». Que ce soit pour quelques heures, quelques jours ou pour une période plus longue, il est essentiel que les aidants puissent lâcher prise et ainsi éviter l’épuisement. Des solutions de répit se sont ainsi multipliées ces dernières années sous diverses formes : relayage, accueil temporaire en Ehpad, accueil familial… Cependant, les pouvoirs publics encouragent l’émergence de plateformes d’accompagnement et de répit qui s’inscrivent dans la stratégie « Agir pour les aidants » et qui sont adossées à des structures telles que les Ehpad ou encore les accueils de jour.
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Fiche pratique
Le tarif différencié par convention d’aide sociale pour les Ehpad habilités à l’aide sociale
En 2019, 96 % des 3 266 Ehpad publics en France étaient habilités à l’aide sociale à l’hébergement (ASH) pour plus de 50 % de leur capacité, affirme la Drees, alors que moins d’un résident sur quatre y est éligible… Le conseil départemental, en habilitant les établissements à l’aide sociale, permet aux résidents éligibles de bénéficier de l’ASH. Le conseil départemental fixe ainsi les tarifs afférents à l’hébergement pour toutes les places de l’établissement, que le résident soit ou non éligible à l’ASH. Or, il est possible pour les établissements habilités à l’aide sociale de fixer librement le tarif hébergement applicable aux nouveaux résidents, lorsqu’ils ne sont pas bénéficiaires de l’aide sociale. Le tarif applicable aux bénéficiaires de l’aide sociale restera de son côté fixé par le conseil départemental. Les structures concernées par ce dispositif sont les Ehpad habilités à l’aide sociale pour 50 % ou plus de leurs capacités, si et seulement si ces derniers ont accueilli moins de 50 % de bénéficiaires de l’aide sociale sur les trois exercices précédents. Lorsque l’Ehpad remplit ces conditions, il peut conclure avec le conseil départemental une convention d’aide sociale déterminant les modalités d’accueil des bénéficiaires de l’aide sociale et encadrer le tarif appliqué aux résidents non bénéficiaires. Ce choix permet aux établissements de dégager de nouvelles sources de financement, notamment en matière d’investissement immobilier, d’améliorer la trésorerie, ou encore d’aménagement de l’Ehpad.
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Fiche pratique
Attirer et recruter les talents au sein d’une structure médico-sociale pour personnes âgées
Face à l’enjeu du vieillissement de la population et à la transformation de l’offre médico-sociale dans le domaine de l’accompagnement des personnes âgées, les établissements sociaux et médico-sociaux pour personnes âgées subissent une pénurie de personnel. Nombreux sont les Ehpad qui fonctionnent de manière quasi permanente en « mode dégradé », et cette crise du recrutement se rencontre quel que soit le statut juridique des structures (non lucratif, lucratif ou public). En 2019, plusieurs rapports commandés par l’État (notamment le rapport « El Khomri » de mobilisation nationale en faveur de l’attractivité des métiers du grand âge) ont insisté, entre autres, sur l’importance de changer l’image des métiers de l’accompagnement (objectif 11). La crise sanitaire a néanmoins rebattu les cartes et bouleversé notre système de santé, lequel semble aujourd’hui à bout de souffle. C’est vrai à l’hôpital – les médias s’en font l’écho –, mais aussi dans le secteur médico-social pour personnes âgées dont le manque d’attractivité et le taux d’absentéisme mettent à mal les finances de ces structures. Les coûts cachés liés à l’absentéisme et à la rotation des équipes sont en effet importants pour un Ehpad : ils représentent en moyenne 7 550 € par personne et par an pour l’absentéisme ; pour les rotations, ce sont 2 525 € perdus en moyenne par personne par an. À cela s’ajoute la dégradation de l’attractivité de l’établissement et de la fidélisation du personnel alors que les services ont besoin de forces vives, de compétences et de nouveaux talents.
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Fiche pratique
Coordonner les interventions du service autonomie à domicile (SAD) dispensant des activités de soins
Depuis la loi de transformation de notre système de santé de 2016, la logique de parcours remplace la logique d’établissement que nous connaissions jusqu’alors. Nos structures de soins à domicile sont ainsi tenues de s’inscrire dans une complémentarité de prise en charge avec les autres acteurs sanitaires et médico-sociaux du territoire. Par ailleurs, l’article 44 de la loi n° 2021-1754 du 23 décembre 2021 de financement de la Sécurité sociale de 2022 a restructuré le secteur d’activité de l’aide et du soin à domicile en formant une catégorie unique de services autonomie à domicile (regroupant Saad, Ssiad et Spasad) qui répondront aux conditions minimales de fonctionnement définies par un cahier des charges publié le 13 juillet 2023. Les services autonomie à domicile ne dispensant que de l’aide et les services autonomie à domicile dispensant de l’aide et du soin vont donc se côtoyer, avec la nécessité pour ces derniers de mettre en place une organisation intégrée, mais aussi de construire des coordinations avec les autres partenaires dispensant du soin sur le territoire. Nous vous présenterons dès lors la logique de parcours appliquée au SAD dispensant du soin (et de l’aide…) et les autres acteurs de la coordination.
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Fiche pratique
Les services d’autonomie à domicile effectuant des prestations de soins à domicile
2 réformes de grande ampleur sont venues transformer le secteur médico-social assurant des prestations de soins à domicile. Tout d’abord, l’article 44 de la loi n° 2021-1754 du 23 décembre 2021 de financement de la Sécurité sociale pour 2022 a créé les services autonomie à domicile (SAD) en lieu et place de ces anciens « Ssiad » (mais aussi des anciens services d’aide et d’autonomie à domicile) qui se doivent de proposer des activités de soins (financées par l’assurance maladie) et d’aide et d’accompagnement (financées par le conseil départemental). L’objectif est de simplifier des démarches au quotidien pour les bénéficiaires et leurs familles, avec un interlocuteur unique chargé d’organiser la réponse aux besoins d’aide et de soins des personnes. Les services autonomie deviennent la porte d’entrée unique pour l’usager. Celui-ci pourra disposer d’une réponse plus complète à ses besoins, avec la reconnaissance des missions des services en termes de prévention, de repérage des fragilités, de soutien aux aidants, mais aussi de repérage et de lutte contre la maltraitance. Ensuite, jusqu’en 2023, les frais afférents aux soins à domicile dispensés par les Ssiad étaient pris en charge par l’assurance maladie dans le cadre d’une dotation globale de soins par place, non modulée en fonction des caractéristiques du patient. Ce mode de financement forfaitaire qui n’incitait pas à prendre en charge des personnes âgées isolées ou atteintes de pathologies lourdes est remplacé depuis le 1er janvier 2023 par un financement limitant les disparités de coûts avec une nouvelle équation tarifaire. Ces 2 réformes engagent un véritable bouleversement de l’organisation de ce secteur d’activité. Nous aborderons le cahier des charges des services autonomie à domicile exerçant des prestations de soins, puis la tarification de ces mêmes services.
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Fiche pratique
La coopération entre les structures sociales et médico-sociales
L’une des caractéristiques marquantes des établissements et services effectuant des interventions sociales et médico-sociales à domicile (mais aussi des structures d’hébergement médico-sociales comme sanitaires) est, depuis plusieurs années, de développer des coopérations de plus en plus étroites entre structures sur un même territoire. Il est vrai que les équipes des services d’aide aux personnes à domicile devaient faire face à des sorties souvent mal préparées pouvant mettre en péril le retour au domicile, ou bien à des placements en institution peu anticipés. Le mouvement ne fait d’ailleurs que s’amplifier, s’approfondir, s’institutionnaliser : les textes législatifs se multiplient et le rapprochement entre tous les établissements et services exerçant sur un même territoire – imposé par la nécessité de mettre le bénéficiaire au cœur du dispositif – n’est plus une option. Dans le même temps, on assiste à la mise en place de règles communes à toutes ces structures. C’est vrai pour la mise en place de démarche d’évaluation continue de la qualité, pour la mise en place des CPOM, et pour l’inscription des structures dans une logique de performance. Plusieurs outils ont été mis en place pour permettre aux établissements et services effectuant des interventions sociales et médico-sociales à domicile de se rapprocher, puis de coopérer, voire de fonctionner, dans le cadre d’un système intégré. Nous proposons de décliner les principaux éléments en évoquant l’émergence de la logique de parcours, puis les dispositifs d’aide à la coopération entre structures et les dispositifs de coopération et d’intégration.
